Metz
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InterviewInterviewjeudi 31 mars 2011 à 08h56

"Il devient difficile de trouver un bien en centre-ville à Metz"


Laurence Muller-Créhange
Laurence Muller-Créhange
Laurence Muller-Créhange (©dr)

Laurence Muller-Créhange, directrice de l’agence Dumur immobilier à Metz, dépeint pour LavieImmo.com l'état du marché immobilier messin. S’il est « devenu irrégulier » en termes de vente, il continue toujours à attirer acquéreurs comme investisseurs.

(LaVieImmo.com) - Comment le marché immobilier à la vente évolue-t-il à Metz ?

Laurence Muller-Créhange : Il y a du mouvement, les acquéreurs restent motivés. Mais il est particulièrement irrégulier en ce moment en termes de ventes. Toutefois, on y trouve toujours des biens, même si c’est aujourd’hui devenu plus difficile en centre-ville.

A quel prix ?

Laurence Muller-Créhange : En ce qui concerne les appartements, dans le quartier de la gare - endroit demandé -, un bien de 115 mètres carrés s’est négocié 260 000 euros. Ce qui fait 2 300 euros par mètre carré. Mais on peut dénicher de bonnes affaires, comme ce bien de 38 mètres carrés de type T2 en vente pour 65 500 euros en plein centre-ville. Les pavillons, moins présents en agglomération mais trouvables en zones résidentielles, s'avèrent être un excellent rapport qualité-prix : s’ils font 5 pièces et 100 ou 120 mètres carrés avec jardin, ils peuvent partir entre 200 et 220 000 euros.

Quels sont les endroits recherchés des acquéreurs ?

Laurence Muller-Créhange : Le quartier de la Gare, en liaison directe avec le Luxembourg, marche bien. Mais aussi Sainte-Thérèse, proche centre, ou encore Marly pour les maisons. De façon générale, le centre-ville est toujours une valeur sûre, même si l’on constate une baisse du volume de transactions, car le manque de biens commence à s'y faire sentir.

Quels types d’acquéreurs trouve-t-on sur le marché ?

Laurence Muller-Créhange : Nous notons la présence de primo-accédants, qui se sont toutefois raréfiés à cause de la remontée des taux d’intérêt d’emprunt. Mais aussi beaucoup de personnes qui ont vécu dans une maison en région et qui décident de s’installer en ville dans un appartement. Une demande variée, qui recherche tous types de biens. Le seul leitmotiv : les acquéreurs regardent le prix ; quand le bien est au prix du marché, il part dans de délais raisonnables. Pour les délais, il faut compter 4 mois environ aujourd’hui, alors qu’avant la crise de 2008, les biens se négociaient en trois mois…

Propos recueillis par Léo Monégier - ©2016 LaVieImmo
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