Mulhouse
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InterviewInterviewjeudi 3 février 2011 à 10h06

"A Mulhouse, la demande est à nouveau là"


Philippe Baldenweck
Philippe Baldenweck
Philippe Baldenweck (©dr)

Philippe Baldenweck est responsable de l’agence Laforêt Immobilier, dans le centre de Mulhouse. Pour LaVieImmo.com, il décrit un marché encore fragile mais sur la bonne pente.

(LaVieImmo.com) - LaVieImmo.com : Comment le marché immobilier mulhousien aborde-t-il l’année 2011 ?

Philippe Baldenweck : Plus sereinement qu’il avait abordé 2010 ! Les douze derniers mois ont marqué la fin progressive de la crise qui avait frappé le marché à l’automne 2008. Les acheteurs ont pris conscience qu’il ne leur serait peut-être pas aussi facile qu’il y a quelques années de revendre le logement qu’ils s’apprêtent à acheter, aussi ils prennent le temps avant de se décider pour tel ou tel bien. La demande est prudente, mais elle est à nouveau là !

LaVieImmo.com : Ce mouvement s’est-il accompagné d’une baisse significative de prix ?

Philippe Baldenweck : La crise a effectivement eu des répercussions en termes de prix, même si l’ampleur du mouvement de baisse a été très variable selon les quartiers, les types de biens et de leur état. D’une manière générale, je dirais qu’une maison qui se vendait entre 210 000 et 250 000 euros début 2008 a maintenant du mal à trouver preneur pour plus de 200 000 euros. Pour les appartements, la fourchette est très large… il faut compter entre 1 700 et 2 000 euros du mètre carré pour un bien de qualité. Rarement plus, mais facilement moins si les prestations laissent à désirer. On peut même se rapprocher des 1 000 euros du mètre dans les quartiers les moins prisés, comme les Coteaux, par exemple. Tout cela est bien évidemment très schématique, les exceptions existent, dans le haut de gamme comme le très ordinaire.

LaVieImmo.com : Comment avez-vous vécu l’obligation d’affichage du diagnostique de performance énergétique (DPE) dans les petites annonces ?

Philippe Baldenweck : Cela fait déjà plusieurs mois que nous nous préparons à cette réglementation, en vigueur depuis le 1er janvier. Les différents acteurs commencent à intégrer cette nouvelle donnée, même si certains vendeurs peuvent parfois se montrer encore un peu réticents... Je dois avouer que j’ai été le premier étonné, mais les premiers DPE ont plutôt réservé des bonnes surprises, notamment pour les biens des années 1960-1970 - généralement peu prisés, mais qui pourraient retrouver les faveurs des acquéreurs grâce à cette nouvelle donne.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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