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InterviewInterviewjeudi 7 juin 2012 à 08h59

"Le marché immobilier est morose à Nîmes"


Marie-Hélène Lubrano, gérante de l'agence JMH immobilier à Nîmes
Marie-Hélène Lubrano, gérante de l'agence JMH immobilier à Nîmes
Marie-Hélène Lubrano, gérante de l'agence JMH immobilier à Nîmes (©dr)

Trois questions à Marie-Hélène Lubrano, gérante de l’agence JMH immobilier, du réseau Era, à Nîmes. Elle constate une morosité du marché, voire un quasi-blocage des ventes.

Comment se porte le marché immobilier à Nîmes ?

Marie-Hélène Lubrano : Je trouve que le marché immobilier nîmois est très moyen. Les gens sont prêts à acheter mais n’y arrivent pas. La faute revient indéniablement aux banques qui deviennent affreuses. Personne n’arrive à obtenir un crédit immobilier. Cette situation rend le marché morose depuis le début de l’année 2012, et provoque un quasi-blocage des ventes. Moi-même j’ai voulu prendre un crédit de 50 000 euros, avec un apport des deux tiers. J’ai été recalée ! La situation est d’une telle gravité que même pour des simulations de crédit, les banques deviennent réticentes.

Quel effet a donc cette situation sur le moral des acheteurs ?

Marie-Hélène Lubrano : Ils ont peur autant que les banques. Il reste quand même des investisseurs qui payent comptant mais pour des biens dont les prix dépassent rarement les 200 ou 300 000 euros. Nous assistons également à des achats plaisir dans le vieux Nîmes, de la part d’acheteurs fortunés. Je peux vous dire également que la plus part des agents font en moyenne deux ventes de petits biens par mois alors qu’ils en faisaient cinq, il y a 3 ou 4 ans.

Quels sont les prix pratiqués à Nîmes ?

Marie-Hélène Lubrano : Les achats sont plus orientés vers l’ancien où nous sommes dans une fourchette de 2 400 euros/m². Les quartiers populaires sont toutefois évités malgré les prix relativement bas qu’ils affichent. Les prix y tournent autour de 800 euros/m². Ceci est essentiellement dû aux charges élevées qui accompagnent l’achat sur le long terme. Pour illustrer la situation : il faut prévoir 250 euros de charges par mois pour un appartement de 70 m², vendu à 50 000 euros dans un quartier dit populaire. Sans parler de la taxe foncière qui est très élevée.

Propos recueillis par Badr Lebnioury - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 13/06/2012 à 11:29 par Bankster30

    Je travaille dans la banque et les consignes que nous avons sont très claires : AUCUNE PRISE DE RISQUE DANS L'IMMOBILIER. Nous avons eu droit à une petite réunion d'explication ou l'un des cadres exécutifs nous expliquait que le service ''études et perspectives'' de la boite anticipait une baisse des prix ayant tendance à s’accélérer à partir de cet été et sans aucune perspective de rebond dans les 10 ans. Pour eux, il faut capter un max les clients aisés avec forts apports sur des projets raisonnables càd à des prix qui ne sont pas ''bulleux'' (c'est leur terme) et dissuader un max les autres.

  • 0 Reco 13/06/2012 à 11:16 par Carlton

    Si vous n'arrivez pas à vendre ce n'est pas la faute des banques. Elles ne font qu'anticiper la forte baisse des prix qui commence à peine pour ne pas vivre une situation à l'espagnole ou à l'irlandaise. Si vous ne vendez pas c'est que le prix est encore trop élevé par rapport aux fondamentaux du marché (demande solvable, revenus...). L'effet ''pigeon'' ne fonctionne plus. Il faut accepter de ne plus faire une plus-value colossale.

  • 0 Reco 11/06/2012 à 08:42 par Nathalie

    Cela fait près de 2 ans que ma maison est à la vente. J'ai déjà baissé de 20 % mais beaucoup d'acheteurs potentiels se heurtent à un problème de financement. Les banques ne jouent effectivement pas le jeu.

  • 0 Reco 10/06/2012 à 17:37 par Tranxen30

    D'accord avec Bernard mais même à 25 % de moins certains produits demeurent difficile à vendre (mauvais DPE , mauvaise exposition...). Bref, des maisons des années 70 ou 80 qui ne valent pas grand chose.

  • 0 Reco 10/06/2012 à 01:29 par mon pseudo

    Ave, Bernard, t'es bien la preuve que des vendeurs censés exiqtent encore!

  • 0 Reco 09/06/2012 à 18:19 par Bernard

    Je viens de vendre un bien immobilier sur Nîmes. La seule solution accepter de baisser de 25 % et l'affaire fut conclue. Pour autant, je n'ai rien perdu et j'ai vendu vite. Mais il est vrai que la cupidité et la méconnaissance du marché rendent les propriétaires aveugles.

  • 0 Reco 08/06/2012 à 10:25 par antoine

    exact, pseudo, les banques savent que les prix sont surevalues, et elles n'ont plus envie de preter aux pigeons!

  • 0 Reco 07/06/2012 à 23:44 par mon pseudo

    Et si les Banques se sont rendu compte que la surévaluation des prix devient insoutenable, même pour ceux qui ont des gros apports et qui présentent des bonnes garaties???

  • 0 Reco 07/06/2012 à 16:40 par patwon

    "La faute revient indéniablement aux banques"
    -> C'est surtout à cause des prix aussi, non ?

  • 0 Reco 07/06/2012 à 09:33 par olivier

    LA BULLE va eclater!!


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