Paris 1
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InterviewInterviewjeudi 11 octobre 2012 à 09h25

"Le 1er arrondissement reste un marché de placement"


Nathalie Naccache, directrice Century 21
Nathalie Naccache, directrice Century 21
Nathalie Naccache, directrice Century 21 (©dr)

Nathalie Naccache est directrice de quatre agences Century 21 Fortis Immo dans le centre de Paris, dont une rue Molière, dans le 1er arrondissement. Pour LaVieImmo.com, elle décrit un marché visiblement épargné par le ralentissement, où les biens, rares, se vendent toujours aussi rapidement.

(LaVieImmo.com) - Le 1er arrondissement est-il toujours aussi actif ou subit-il les effets de la crise ?

Nathalie Naccache : Le 1er arrondissement est un marché à part, tellement spécifique et réduit que la demande, même dans les périodes un peu difficiles, y reste significativement supérieure à l’offre. Les belles petites surfaces bien situées gardent la cote. On l’a vu pendant la crise de 2008-2009, c’est toujours le cas aujourd’hui.

Mêmes aux niveaux de prix actuels ?

Nathalie Naccache : Tout dépend de la prestation. Les acheteurs se montrent exigeants, comme ailleurs, mais ils acceptent de payer cher un bien de qualité. La clientèle du 1er arrondissement est essentiellement composée d’investisseurs à la recherche d’une résidence secondaire, d’un pied-à-terre de petite taille et idéalement placé. Quasiment pas de demande familiale ni d’investisseurs recherchant une rentabilité élevée. Ce type de profils va préférer les arrondissements limitrophes, voire les quartiers résidentiels, 12ème, 15ème ou 16ème arrondissement, par exemple.

Quels sont les délais de transaction ?

Nathalie Naccache : Là encore, c’est très variable. Les biens les mieux placés se vendent généralement dans les jours qui suivent leur mise en vente. Parfois plus rapidement : rue Saint-Honoré, à côté du Jardin des Tuileries, un studio de 23 m² à 285 000 euros est parti dans la journée, sans négociation. Rue du Bouloi, un deux pièces de 38 m², au quatrième étage d’un bel immeuble, a trouvé preneur en moins d’une semaine. Son propriétaire en demandait 430 000 euros, il s’est vendu à ce prix là.

Il n’y a pas de négociation ?

Nathalie Naccache : Sur ce type de biens très rares, non. En règle générale, dans l’arrondissement, les acheteurs ne négocient que les biens de plus de 600 000 ou 700 000 euros. Et encore, plus pour le symbole qu’autre chose. Nous avons récemment vendu un T2 de 56m², rue Croix des Petits-Champs, pour 670 000 euros. Le vendeur l’avait mis en vente à 690 000 euros.

Y a-t-il des biens qui ne se vendent pas ?

Nathalie Naccache : Comme dans les autres arrondissements, les grands appartements sont devenus difficiles à vendre. Parce qu’ils sont plus chers, et qu’ils ne correspondent pas à la demande. Les acheteurs sont à la recherche de placements sûrs, autres que financiers, ils ne sont pas dans une démarche d’achat-revente. Cela fait maintenant un mois que nous avons en portefeuille un appartement de 110 mètres carrés rue Pierre Lescot, vendu 1,1 million d’euros. Il y a très peu d’appels…

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 12/10/2012 à 11:35 par Pas tout à fait d'accord

    Depuis le temps qu'on nous explique qu'il n'y a pas de bulle à Paris puisque les acheteurs sont des gens qui cherchent à se loger...
    Quelle tragique farce. Tout ceci se terminera très mal.

  • 0 Reco 11/10/2012 à 11:24 par ca baisse

    l'immo est d'abord un toit pour se loger, les investisseurs ont crée une belle bulle immo, les derniers pigeons acheteurs vont comprendre leur douleur!


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