Paris 12
LaVieImmo.com
InterviewInterviewjeudi 2 juin 2011 à 11h01

12ème : "les gens prennent plus leur temps"


Bruno Pascaraud, directeur de l'agence immobilière ERA du 12ème
Bruno Pascaraud, directeur de l'agence immobilière ERA du 12ème
Bruno Pascaraud, directeur de l'agence immobilière ERA du 12ème (©dr)

Bruno Pascaraud, directeur de l’agence Era du 12ème arrondissement, revient sur l’évolution du marché immobilier dans ce secteur et plus particulièrement autour de la gare de Lyon. Selon lui, les achats « coups de cœur » nivèlent le marché vers le haut.

(LaVieImmo.com) - Comment se porte le marché dans le 12ème arrondissement ?

Bruno Pascaraud : Après avoir connu une véritable frénésie jusqu’au dernier trimestre 2010, on assiste dorénavant à un début de ralentissement pour 2011. Avant, le taux de biens négociés tournait autour de 20 à 30 %, aujourd’hui, c’est plus autour de 60 %. On revient à des pratiques plus classiques. L’année dernière, pour un appartement, il y avait en général trois ou quatre personnes en compétition. Maintenant, les gens prennent plus leur temps. Ce ralentissement ne se ressent que depuis trois semaines. Il est surtout visible dans la vente en ligne, qui constitue un bon indicateur. Cela nous permet de refaire les stocks. Sur la fin 2010, l’ensemble des agences parisiennes du groupe Era avait 140 biens en réserve, maintenant, on se rapproche plus de 260 ou 280.

Quelle est la particularité du douzième ?

Bruno Pascaraud : L’Est Parisien est plus « populaire », même s’il reste quand même assez cher. Pour les prix, 8 000 euros tout compris est un minimum. Autour de la gare de Lyon par exemple, le parc locatif est important. Avec moins de copropriété et de mises en ventes, la rareté fait le prix. Le secteur est très demandé et très bien desservi, les gens y recherchent un pied à terre pour la semaine ou le week-end.

Quel secteur couvrez-vous ?

Bruno Pascaraud : Nous travaillons sur un micro-secteur, plus particulièrement autour de la rue Charles Baudelaire. C’est un endroit caractérisé par l’esprit de village, avec le marché d’Aligre juste à coté. Les prix moyens tournent autour de 9 000 ou 9 500 euros du mètre carré. Ça peut même aller facilement jusqu’à 10 000 euros. Mais pour ces biens, c’est toujours la qualité qui prime, soit du parquet moulu avec une cheminée, soit un balcon/terrasse, mais toujours en très bon état. Le bien de référence est le deux ou trois pièces, de 40 ou 50 mètres carrés, avec des pierres de taille et un ascenseur. C’est ce qu’on appelle les ventes coup de cœur, ça part toujours très vite et très cher.

Quelle est la clientèle la plus présente ?

Bruno Pascaraud : Le marché des primo-accédants, surtout grâce aux petites surfaces, garde une bonne importance. C’est un marché toujours fort, mais les gens prennent plus leurs temps. Il faut presque 200 000 euros pour acheter un 25 mètres carrés. Le PTZ aide bien à maintenir ce marché, surtout pour les biens avec un bon DPE [diagnostic de performance énergétique, NDLR]. Les investisseurs sont également très présents, sur les 3 ou quatre pièces plus précisément. Ce sont des gens qui sont déjà propriétaire. Pour eux, tout dépend de la nature du bien qu’ils vendent avant d’en racheter un autre et du prix qu’ils en obtiennent. Le problème est que très souvent, ils ne comprennent pas que s’ils vendent moins cher, ils pourront également acheter moins cher.

Propos recueillis par Damien Fournier - ©2016 LaVieImmo
Donnez votre avis
Vous devez être enregistré pour pouvoir poster sur cet article
(il vous reste 2000 caractères)

  • 0 Reco 02/06/2011 à 15:55 par Pierre Curto

    ce nest vraiment pas le moment en tant qu'investisseur d'acheter!


En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...