Paris
LaVieImmo.com
InterviewInterviewmercredi 16 septembre 2009 à 10h46

"Le pire est passé pour l'immobilier parisien"


(©dr)

(LaVieImmo.com) - Quelques jours après la publication des chiffres de l'immobilier francilien au deuxième trimestre 2009, Maître Jean-François Humbert, président de la Chambre des Notaires de Paris-Ile-de-France, se penche pour Lavieimmo.com sur l’état de santé du marché.

Lavieimmo.com : Le ralentissement de la baisse des volumes de vente se confirme t-il depuis la fin juin ?

Jean-François Humbert : Absolument. Alors que la baisse sur un an des volumes de vente était de 42 % au premier trimestre 2009 et de 24 % au deuxième trimestre, les chiffres de juillet confirment un infléchissement de la contraction, avec une baisse ramenée à 14 %. Il ne faut pas oublier que le premier semestre 2008, et notamment les quatre ou cinq premiers mois de l’année, était une période d’excellente tenue. Plus dure a donc été la chute lors des premiers mois de l’année. Je tiens également à rappeler que la crise à laquelle nous assistons n’est pas une crise immobilière, mais une crise économique née d’une crise financière. Le ralentissement de la sphère immobilière demeure somme toute modéré. Nous savons que le point bas est passé. Concernant les derniers mois de 2009, le rythme des prix devrait être stable ou en très légère diminution.

Lavieimmo.com : Comment expliquez-vous que le secteur des maisons individuelles est plus affecté que celui des appartements ?

Jean-François Humbert :C’est une conséquence logique de la crise que nous connaissons. Depuis le début de l’année, le marché des primo-accédants se porte bien, aidé notamment par le doublement du Prêt à taux zéro. A l’inverse, les opérations de vente et d’achat traversent une passe difficile. Le marché est paralysé et stoppé en raison de la fin des prêts relais. Les biens de qualités sont donc naturellement plus affectés que les biens plus faciles d’acquisition.

Lavieimmo.com : La crise n'épargne aucun arrondissements...

Jean-François Humbert :Les prix baissent en effet partout, de -2,2 % dans le 5ème, à -11,6 % dans le 19ème. Les baisses importantes des arrondissements du centre historique (8,8 % dans le 1er, 10,2 % dans le 2ème, 9,7 % dans le 3ème ndlr), qui peuvent étonner, s’expliquent en partie par les fortes hausses qui y avaient cours précédemment. Il existe tout de même des différences importantes en fonction des arrondissements. Nous constatons par exemple des évolutions très disparates au sein du 17ème arrondissement, qui s’étend de la porte de Champerret à la Place de l’Etoile.

Lavieimmo.com : La baisse des prix ayant permis un rééquilibrage, jusqu’à quel niveau pensez-vous que celle-ci puisse être profitable ?

Jean-François Humbert : A la fin de l’année 2009, nous serons revenus au niveau des prix de la fin de l’année 2006 ou du début de l’année 2007. Avant la crise, depuis le début des années 2000, le marché immobilier parisien prenait 10 % par an, empêchant les ménages de se loger, d’acquérir un appartement. Le bon aspect de la crise est qu’en plus des 10 % de baisse des prix, les taux sont également passés de 5,2 % à 4 %, permettant une baisse sensible du coût de revient. Nous pouvons considérer qu’en conjuguant ces facteurs, les ménages ont vu leur pouvoir d’achat immobilier augmenter de 20 %.

Propos recueillis pas Marc Fleury

Propos recueillis par LaVieImmo.com - ©2016 LaVieImmo
Donnez votre avis
Vous devez être enregistré pour pouvoir poster sur cet article
(il vous reste 2000 caractères)


En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...