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Prix immobilierPrix immobiliervendredi 18 mars 2011 à 11h21

Paris : Delanoë face à la flambée des prix de l'immobilier


Delanoë, plus "social" que "classe moyenne" ?
Delanoë, plus "social" que "classe moyenne" ?
Delanoë, plus "social" que "classe moyenne" ? (©dr)

Le 18 mars 2001, Bertrand Delanoë accédait à la mairie de Paris. 10 ans après, l’heure est au bilan. Mais sur le plan du logement, si l’accent a été porté sur le social, le problème de la hausse des prix reste à résoudre.

(LaVieImmo.com) - « Nous aurons financé, en deux mandats, 70 000 logements sociaux, et 45 000 ont déjà été attribués sur le contingent de la mairie », déclare le maire de Paris, dans un entretien avec les lecteurs du Parisien. « Grâce à notre prêt à taux zéro, 14 000 familles parisiennes ont pu accéder à la propriété », rappelle-t-il. Paris œuvre en faveur du respect de la loi SRU, qui prévoit un quota de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants. Et, selon le maire, « Paris se donne les moyens d’atteindre les 20 % dès 2014 », à travers la construction de 6 000 logements sociaux par an. Ce qui permet à la capitale d’afficher d’ores et déjà un taux de 17,1 % de logements sociaux.

Impuissance face à la hausse de prix

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En revanche, le bilan est plus lourd quant à la flambée des prix déraisonnée à Paris. Une hausse de 20 % l’année dernière, selon les chiffres publiés par les Notaires de Paris. M. Delanoë, qui estime que cette hausse des prix à l’achat et à la location est due en partie à sa qualité de « ville extrêmement attractive », bataille en faveur d’un « encadrement des loyers à la première location et à la relocation ». Pour Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, il s’agit d’ « une proposition [...] de bisounours, ça va plaire aux gens, mais la réalité n’est pas là ». Sur le thème du logement, la droite n’est pas seule à émettre des doutes : « En 2001, la priorité était à la transparence. Désormais, elle est à la question sociale. La lutte contre la spéculation immobilière est un enjeu majeur, nous devons changer de braquet », résume Ian Brossat, président du groupe PC au Conseil de Paris, cité par Les Echos.

« 6 000 logements supplémentaires d’ici à 2014 »

La pénurie de logements se fait également de plus en plus sentir. Afin de palier l'absence de foncier, Bertrand Delanoë déclare au Parisien que « si l’Etat acceptait de nous vendre un certain nombre de terrains que nous avons identifiés, nous pourrions produire 6 000 logements supplémentaires d’ici à 2014 ».

Léo Monégier - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 21/03/2011 à 13:49 par midève

    Renseignements pris auprès d'un ami qui loue un appartement à la Ville de Paris, son loyer augmente chaque année selon l'IRL. Alors Monsieur le Maire, si vous voulez bloquer les loyers, commencez déjà par les logements qui dépendent de vous. Charité bien ordonnée... Mais évidemment, vos paroles ne sont, comme toujours, que de la pure démagogie. Une honte!

  • 1 Reco 20/03/2011 à 20:23 par midève

    @ Dadi. Il m'arrive, en effet, d'aller à La Défense. Il est vrai qu'il faudrait davantage de métro et de RER. Mais ce n'est pas une fatalité, il suffirait que la RATP...

  • 0 Reco 20/03/2011 à 20:20 par midève

    @ larrozen. Entièrement d'accord avec vous. Ce sont les classes moyennes qui ne peuvent plus acheter à Paris. La mixité sociale doit prendre en compte toutes les strates de la société. Mais il est vrai que Not'bon Maire veut sa réélection et veille à son image de gauche. Bien qu'il n'y ait pas plus grand bourgeois que lui. La gauche caviar et sa démagogie a, hélas, de beaux jours devant elle.

  • 1 Reco 20/03/2011 à 12:32 par larrozen

    La mairie de Paris est en grande partie responsable de la hausse de la prix pour plusieurs raisons
    d'abord, quand on se ballade à Paris, on peut constater 90% des chantiers de construction de logements proviennent de près ou de loin de la ville de Paris. Très peu de chantiers pour les promoteurs privés contrairement à d'autres villes en France. La ville impose aux promoteurs un quota de 25% de logements sociaux qu'elle fait racheter parfois à des prix inférieurs à ceux du marchés par des organismes d'HLM, du coup les promoteurs récupertent cette perte sur le prix des autres appartements.

    La ville de Paris fait jouer à fond son droit de préemption lors de la vente d'immeubles ou de terrains. Cette situation crée de fortes tensions sur les prix.

    La ville rachète quasiment tous les immeubles vendus en bloc ou destinés à la vente à la découpe par les institutionnels ce qui contribue à la réféfaction de l'offre.

    La ville de Paris, a supprimer l'accession sociale à la propriété qui permettait de maintenir les classes moyennes à Paris et de réguler le marché. Aujourd'hui, les classes ne peuvent plus acheter à Paris, beaucoup de familles sont contraintes d'aller en banlieu. Il est à craindre qu'à long terme, la ville de Paris risque ne concentrer que des pauvres et de très riches.
    J'ai entendu récemment, les élus communistes réclamer à Paris l'augmentation du taux de logements sociaux à plus de 30%. Cette situation est complètement déraisonnable, il serait sage pour les élus communistes de voir les ravages de cette densification de logements sociaux en banlieu mais aussi dans certains arrondissements de Paris.

    J'invite les élus de gauche, à se souvenir que la mixité sociale ça n'est la répartition des pauvres dans les quartiers dits aisés. L'accession sociale à la propriété doit être favorisée par la Ville sinon la mixité sociale échouera.

    Le concept de mixité est une idée de la gauche, mais cela ne doit pas être fait au détriment des classes moyennes.

  • 0 Reco 19/03/2011 à 09:38 par Dadi

    @Midève: vous prenez les transports en commun? Êtes-vous déjà aller travaillé à la défense? parce qu'ils sont déjà tous saturés...

  • 0 Reco 18/03/2011 à 15:34 par MisterHadley

    Avec tout ce pognon dilapidé inutilement en "projets" de ceci ou de cela alors qu'ils ne sont aucunement une priorité du tout, un vrai leader réellement soucieux du "bien-être" de ses administrés aurait donc redirigé en priorité absolue ces fortunes afin qu'ils soient moins dans la peine...

    Cantine "à l'oeil" pour tous les gamins de Paris... du plus petit aux "étudiants"...

    Aides financières, faute de pouvoir leur assurer un emploi stable...

    Aides pour tout et n'importe quoi si nécessaire, dès lors que les plus faibles adopteraient le 'aides-toi, le Ciel t'aidera", c'est à dire ne pas financer en pur perte les "tout m'est dû et c'est bien normal", mais celles et ceux qui ont la réelle motivation de vouloir mieux dans leur vie, même s'ils n'en n'ont pas les moyens...

    En bref, pas d'aides aveugles à tord et à travers, mais un véritable soutien financier fait sur-mesure pour toutes celles et ceux qui en auraient bien plus besoin que des délires architecturaux à l'utilité discutable...

    Et tant que les plus faibles économiquement parlant des administrés restent faibles, soutien d'el mayor...

    Là, un vrai leader laisserait alors, peut-être, un souvenir ensuite de ses actions...

    Message édité 18/03/2011 à 15:37

  • 0 Reco 18/03/2011 à 15:17 par midève

    La Défense, en effet, n'est pas Paris, c'est bien pour cela qu'il faudrait que les entreprises s'y installent pour faire de la place aux logements. Quant au forum des halles, j'ai toujours trouvé ce lieu peu fréquentable. Et cela ne changera sans doute pas avec la "toilette" qu'ils vont y faire. Il aurait dû garder les halles Baltar et les réhabiliter en musées, en théâtres, en salles de spectacles. Ce qu'ils ont fait à l'époque a été un crime contre la mémoire parisienne.

  • 0 Reco 18/03/2011 à 15:05 par MisterHadley

    Bah répètes-toi, oui, si ça te fait plaisir, hein... :)

    Forum des Halles... et le carnage urbain qui va avec, bien sur...

    La Défense n'est pas Paris... ;)

  • 0 Reco 18/03/2011 à 14:57 par midève

    @Mh. Je le répète, je suis contre les bureaux à Paris. Le quartier de la Défense bien desservi par la ligne 1 et les bus devrait être le coeur des affaires. Quant aux centres commerciaux intra-muros, où sont-ils? Il n'y a tout au plus que des supérettes. A part les Grands Magasins. Mais j'y vais le moins possible, leur préférant les boutiques.

  • 0 Reco 18/03/2011 à 14:30 par MisterHadley

    Parce que c'est tout simplement impossible, en fait...

    Et lorsque l'on veut "réduire" la circulation automobile, alors qu'en parallèle, l'on met des fortunes dans des centres commerciaux intramuros, des tours de bureaux intramuros, c'est du foutage de g...le, vu que les bureaux génèrent et génèreront encore plus à eux seuls une augmentation de l'usage automobile intramuros, et encore plus les centres commerciaux avec les livraisons qui augmenteront encore plus qu'actuellement...

    En bref, c'est faire tout et son contraire en même temps, le tout financé sur deniers publiques...

    Une perte de temps et d'argents incroyable... pendant que le bon peuple, lui, ne dispose donc pas de suffisamment de logements, ni de thunes pour soutenir les ambitions égocentriques des "décideurs"...

    J'appelle ça détruire une ville, moi, ainsi que les gens qui y vivent ou y ont les ambitions de le faire...

    Message édité 18/03/2011 à 14:32

  • 0 Reco 18/03/2011 à 14:22 par midève

    Pourquoi pensez-vous qu'on veuille la détruire? Je suis résolument contre les tours et les bureaux à Paris. La seule chose de bien de Not'bon maire est qu'il veuille réduire les voitures. Plus de voitures à Pars et tout le monde dans les bus et les métros, sur les vélos aussi (à part, hélas, que Paris est loin d'être plat) serait, pour moi, une excellente mesure.

  • 1 Reco 18/03/2011 à 14:14 par MisterHadley

    Quand on aime une ville, on ne la détruit pas, justement... ;)

  • 0 Reco 18/03/2011 à 14:13 par midève

    Une ville, on l'aime et on fait tout pour la mériter. J'aime Paris et n'y partirais pas pour un empire.Même pour m'installer à Antibes, Cannes ou Nice. Mais évidemment, tout cela est affaire de goût. Que devient Clotilde?

  • 0 Reco 18/03/2011 à 14:12 par MisterHadley

    Paris garderait tout son attrait touristique, culturelle et historique...

    Paris mérite mieux que cet acharnement d'égocentrisme où chacun veut y laisser "son empreinte"...

    Paris respirerait enfin...

    Les prix s'équilibreraient alors bien mieux, non seulement à Paris et IDF, mais aussi sur le territoire national...

  • 0 Reco 18/03/2011 à 14:08 par MisterHadley

    Lyon, Bordeaux, Marseille, Strasbourg, qui dispose déjà du parlement européen... et d'autres métropoles "de province" pourrait tout à fait "supporter" un nouveau statut de "Capitale", en terme d'infrastuctures et de logistiques, plutôt que de s'engluer sur Paris et l'IDF, ultra saturée à l'extrême, et sur laquelle l'on s'acharne à encore en rajouter une bonne grosse couche bien grasse...

    Plus de terrains disponibles, les sous-sols sont des gruyères qui arrivent aussi à saturation...

    Et l'on envisage donc d'y construire encore des tours gigantesques par ci, des "Grand Paris" par là... le tout à grands renforts de dizaines de milliards d'euros alors que cela sature donc déjà de partout...

    Il serait bien moins dommageable financièrement de "délocaliser" la Capitale de la France que de continuer à y être aussi autistes...

    Message édité 18/03/2011 à 14:10

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:58 par MisterHadley

    Personne ne mettrait sur la table x million(s) d'euros pour acquérir un duplex dans une ville qui ne comporterait plus ni "pouvoir", ni "pouvoir économique"...

    Personne ne les mettrait non plus s'il ne devait plus rester que de simples "élus" locaux et/ou municipaux, ainsi qu'une très belles collections de ieuv blindés, de SDF, etc, etc...

    Par contre, la ville qui se verrait ainsi nouvellement qualifiée de Capitale de la France, là, c'est jackpot direct et sans sommation...

    La nouvelle "place to be" pour y investir et y faire à loisirs le kéké... ;)

    L'immobilier national, par extension, serait alors ainsi bouleversé dans ses "équilibres"...
    ... et surtout "déséquilibres", notamment structurels, en terme de "zones tendues"...

    Une ville actuellement dite "de province" verrait ainsi toute sa région, jusqu'ici pas "tendue" et disposant d'une floppée de logements qualitatifs, disponibles en nombres, et abordables, prendre tout l'essor qu'elle peut déjà fournir alors qu'elle ne dispose actuellement pas de quoi la lancer, et inversement, l'IDF ne serait plus ensuite une "zone tendue" sur laquelle il ne sera de toute façon pas possible de construire l'ensemble des logements manquants...

    Message édité 18/03/2011 à 14:02

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:56 par midève

    Bien sûr. Venise n'est pas la capitale de l'Italie, ni Florence d'ailleurs. Et pourtant les prix dans l'immobilier y sont plus élevés qu'à Rome. De même à Lausanne, plus agréable que Berne. Faites de Moulins la capitale de la France, les prix s'en ressentiront un peu, certes, mais Paris ne baissera pratiquement pas.

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:52 par Dadi

    Je rejoins MH là dessus, envoyons en province les administrations non réglaliennes de l'état, et je pense que ça ira un petit peu mieux. pour paris idF

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:50 par MisterHadley

    Paris perdrait alors de sa superbe, et donc, là, et seulement là, il y aurait d'excellentes raisons de craindre une belle chute des prix parisiens... ;)

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:48 par Matheo

    Paris est vue par certains comme un placement financier sur, et selon moi c'est le dernier endroit de France qui baissera, si le marché immobilier baisse !

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:47 par MisterHadley

    Si l'on délocalise le "pouvoir", tout ce qui gravite autour se délocalise également...

    Plus, l'ensemble des services qui s'agglutinent encore par dessus...

    Si en plus, on délocalise aussi le "pouvoir" économique, coup double..!

    Resterait alors que le "passé" et les "musées", dont d'autres villes disposent également, tout comme l'Histoire aussi...

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:44 par MisterHadley

    En es-tu sûr..?

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:42 par midève

    à MH: vous pouvez redistribuer les cartes comme vous le voulez. Que Paris soit ou non la capitale administrative, c'est son passé et ses musées qui en font le prix.

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:10 par MisterHadley

    Il y a d'autres villes de France qui furent jadis Capitale, des Gaulles, donc...

    Il y a d'autres villes tout aussi dynamiques, dites "de province", disposant de tout autant d'infrastructures économiques, de transports, etc, etc...

    Donc...

    Qu'adviendrait-il des prix parisiens si les cartes devaient se voir redistribuer..?

    ;)

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:07 par Matheo

    Pourquoi ne pas raser la tour Eiffel pour en faire des logements sociaux ?

    Vivement les prochaines municipales !

  • 0 Reco 18/03/2011 à 13:06 par MisterHadley

    Question ouverte à toutes zé tous :

    Hypothèse : si Paris perdait son titre de "Capitale de la France" au profit d'une autre ville d'envergure, qu'adviendrait-il de ses prix sur son immobilier, finalement..?

    Hum..?

  • 0 Reco 18/03/2011 à 11:42 par midève

    Not'Maire part encore en guerre contre les loyers et non contre les prix à l'achat. Quitte à me répéter, je rappelle qu'une partie des droits de mutation passe directement dans la poche des municipalités. Alors que la ville ne touche rien sur les loyers. Alors évidemment not'bon Maire n'a pas envie de tuer la poule aux oeufs d'or. En revanche, pour les loyers....


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