Versailles
LaVieImmo.com
InterviewInterviewjeudi 21 février 2013 à 10h04

"La rareté reste un argument de vente imparable"


Stanislas Ripert, gérant de l'Agence Louis XIV
Stanislas Ripert, gérant de l'Agence Louis XIV
Stanislas Ripert, gérant de l'Agence Louis XIV (©dr)

Quatre questions à Stanislas Ripert, gérant de de l'Agence Louis XIV, à Versailles.

(LaVieImmo.com) - L’immobilier versaillais est-il touché par la crise ?

Stanislas Ripert : Nous travaillons sur un marché très contrasté. L’activité reste globalement soutenue dans le centre historique mais a fortement reculé partout ailleurs. Le Versailles de l’image d’Epinal, ville historique aux façades classées aux Bâtiments de France, est toujours très prisé. Les biens plus récents ou mal entretenus, en revanche, n’ont plus le vent en poupe - d’autant moins s’ils sont situés loin du château. Ces différences ne sont pas récentes, mais la morosité ambiante semble les avoir exacerbées : plus encore qu’avant, la rareté et la qualité du bâti sont des arguments de vente imparables ; à l’inverse, les défauts sont de moins en moins tolérés et peuvent donner lieu à une intense négociation de la part des acheteurs.

Les délais de négociation se sont-ils allongés ?

Stanislas Ripert : Oui. D’une manière générale, les transactions se nouent moins rapidement qu’il y a un an. C’est très net pour les biens à défaut (mal situés, avec vis-à-vis ou nécessitant d’importants travaux de rénovation, par exemple), mais les biens rares ne sont pas non plus épargnés. Ce qui se vendait en une semaine, quinze jours au maximum, peut aujourd’hui rester en vitrine pendant trois mois.

Quid des prix ?

Stanislas Ripert : La tendance générale est à la légère baisse, avec un repli plus marqué sur les biens les moins recherchés. Cela dit, les appartements du XVIIIe siècle, qui restent les plus prisés, se maintiennent à des niveaux relativement élevés. Nous avons vendu récemment sans négociation un très bel appartement de 70 mètres carrés en plein centre historique à 7 500€/m². Quelques rues plus loin, dans un immeuble récent, un bien de 80 m² environ, est parti pour 5 500€/m², avec une petite décote sur le prix demandé par le vendeur.

Quelle est la situation sur le marché des maisons ?

Stanislas Ripert : La demande est restée très forte pour les petites maisons de centre-ville. Malheureusement l’offre est très limitée sur ce segment. Les biens plus grands, ceux qui se vendaient facilement plus de 1,6 million d’euros il y a quelques mois, sont devenus très difficiles à vendre.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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