Interview
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InterviewInterviewjeudi 24 mai 2012 à 09h21

"Dans le 20ème arrondissement, c'est la fin des prix abusifs"


Guillaume Geoffrion, de l'agence ERA CTI Immobilier
Guillaume Geoffrion, de l'agence ERA CTI Immobilier
Guillaume Geoffrion, de l'agence ERA CTI Immobilier (©dr)

Guillaume Geoffrion, de l’agence ERA CTI Immobilier, décrit pour LaVieImmo.com un marché encore fluide, dès lors que les biens sont mis en vente au juste prix.

(LaVieImmo.com) - Avez-vous noté un tassement d’activité depuis le début de l’année ?

Guillaume Geoffrion : Tout au plus un léger ralentissement, que j’attribuerais plus à un attentisme pré-électoral qu’à un grippage du marché immobilier. On trouve toujours des biens à vendre, et les acheteurs ne sont pas moins nombreux qu’avant… Les prédictions de blocage qu’ont pu faire certains observateurs ne se sont pas réalisées.

S’ils sont toujours présents, les acheteurs se montrent-ils plus exigeants qu’avant ?

Guillaume Geoffrion : Une chose est sûre : les biens trop chers ne se vendent plus. Depuis huit mois, nous avons les plus grandes difficultés à vendre un beau loft dans le quartier de Ménilmontant, parce que son propriétaire en demande 1,15 million d’euros. Il y a un ou deux ans, cet appartement atypique aurait trouvé preneur très rapidement - à ce prix là, si pas plus cher. Aujourd’hui, je doute qu’il puisse se vendre à plus d’un million…

C’est la fin du fameux « coup de cœur » ?

Guillaume Geoffrion : C’est la fin des prix abusifs ! Cela dit, tout dépend des biens… Les petites surfaces partent encore très vite, parfois à des prix élevés. Nous venons de vendre un studio de 21 mètres carrés rue des Maraîchers pour 172 000 euros, soit 8 190 euros du mètre contre une moyenne de 6500 à 7500 euros dans le quartier. L’appartement avait été entièrement refait à neuf par son ancien propriétaire, nous avons conclu cette affaire après trois mois de commercialisation et un grand nombre de visites, et une négociation de 30 000 euros comparé au prix d’origine. Autre exemple de transactions, ce 3 pièces de 60 mètres carrés de la rue de Buzenval vendu 425 000 euros en un mois, délai très raisonnable.

Quelle est la durée moyenne d’une transaction ?

Guillaume Geoffrion : Là encore tout dépend du bien. De sa situation, de son état, mais avant tout de son prix. Un bien qui reste sur le marché plus de trois mois a toutes les chances d’avoir été surévalué. Un nombre encore trop important de vendeurs restent sur l’idée que Paris est une ville où tout peut se vendre extrêmement haut. Ce n’est plus vrai. Paris est une ville très chère, c’est indéniable, mais tout ne s’y vend pas à n’importe quel prix.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 27/05/2012 à 23:59 par Pas tout à fait d'accord

    Comment voulez vous que quelqu'un qui dispose de 1,15 millions d'euros ou des revenus permettant de rembourser un crédit équivalent aille vivre dans le XXème ?

  • 0 Reco 25/05/2012 à 21:56 par Antoine

    et pas que dans le 20eme d'ailleurs: :))))

    http://www.diagnostic-exp ertise.com/credit/actuali te-credit-la-bulle-immobi liere-sur-le-point-d-ecla ter-4116.php

  • 0 Reco 25/05/2012 à 20:46 par Friand

    Voila un bon exemple de ce qui attend la plupart des proprios.
    Je parle de ceux qui ont acheté il y a 5 ans ou plus.
    Si leur but était de faire une plus-value c'était fin 2010 - début 2011 qu'il fallait vendre !

    Ils ont donc râté le coche.
    Alors bien sûr il y aura un nouveau cycle haussier un jour, mais la plupart d'entre eux ne seront sûrement plus en vie, héhé ;)


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