Interview
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InterviewInterviewjeudi 23 mai 2013 à 09h32

"Il est important de bien estimer un bien immobilier dès sa mise en vente"


Hervé Benyounes, responsable de deux agences Orpi dans le 11è arrondissement
Hervé Benyounes, responsable de deux agences Orpi dans le 11è arrondissement
Hervé Benyounes, responsable de deux agences Orpi dans le 11è arrondissement (©dr)

Trois questions à Hervé Benyounes, responsable de deux agences Orpi Beny Immobilier dans le 11è arrondissement de Paris.

(LaVieImmo.com) - Comment se porte le marché dans le 11è arrondissement ?

Hervé Benyounes : Bien, dès lors que les biens mis en vente le sont au bon prix. Un appartement correctement estimé peut trouver preneur en quelques jours, où qu’il soit situé. Ceux qui sont surévalués, en revanche, peuvent rester longtemps sur le marché. Les véritables acheteurs, sont toujours présents. Le jeu qui consiste à négocier a toujours existé, c’est pourquoi nous nous entendons toujours avec les propriétaires pour accorder une petite marge de négociation. Un acheteur qui achète au juste prix sans négocier s’estime lésé.

Quel est le bon prix ?

Hervé Benyounes : Tout dépend du secteur et des caractéristiques bien… Nous venons de vendre un deux pièces de 41 mètres carrés rue Deguerry, dans le quartier Goncourt, pour 315 000 €. Soit 7 700 euros du mètre carré environ. Un bien rare puisque ses fenêtres donnent sur l’église Saint-Joseph, mais qui nécessitait d’importants travaux de rénovation. Remis à neuf, il se serait facilement vendu autour des 8 500 €/m². A quelques pas de là, rue du Faubourg du Temple, un petit deux pièces en bon état vient de trouver preneur pour 7 500 € du mètre. Mais il ne faut pas oublier que le 11è arrondissement, c’est aussi les abords de la place Bastille, où les biens exceptionnels peuvent encore se négocier à plus de 10 000 voire 11 000 €/m². La fourchette est large ! Tout est affaire de bonne connaissance du marché et de qualité d’estimation.

Certains biens ne sont-ils pas plus difficiles à vendre que d’autres ?

Hervé Benyounes : Il ne faut pas se leurrer : le marché a connu des jours meilleurs. Et comme à chaque fois dans les périodes un peu incertaines, les biens mal situés ou ceux qui nécessitent d’importants travaux, ou de gros défauts impossible à corriger sont un peu boudés par les acquéreurs. D’où, je le répète, l’importance d’évaluer correctement, dès la mise en vente. Avenue Parmentier, un T3 de 75 m² au premier étage sur rue et cour, à refaire et dont le plan incorrigible présente des défauts majeurs, est sur le marché depuis plusieurs mois. Le vendeur en demande plus de 620 000 € et refuse de revoir ses prétentions à la baisse. Je suis convaincu qu’il ne partira pas à plus de 525 000 €, et encore…

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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