" Il y a moins de demande mais les prix restent stables "
2 Commentaire(s) |Fabien Gaymard, responsable de l’agence Barnes du 16e arrondissement, s’est prêté au jeu des questions-réponses. Pour lui, « la clientèle du 16e recherche tout d’abord le luxe ».
Comment se porte le marché immobilier dans le 16e ?
Fabien Gaymard : Ce que l’on peut dire maintenant du marché, c’est qu’il est actif. Malgré une offre supérieure à la demande, nous constatons que la situation est très différente de 2008, période à laquelle nous constations un blocage total. Aujourd’hui, le marché connait une diminution et les acquéreurs se font un peu rares, mais on ne peut plus parler de blocage.
Qui achète dans le 16e ?
Fabien Gaymard : Il y a deux types d’acquéreurs. D’abord ceux qui sont en quête de biens d’exceptions, prêts à payer le prix fort pour un appartement. Ce sont généralement des personnes très sensibles au coup de cœur, pour la plupart d’origine étrangère. L’autre catégorie se compose de personnes à revenus importants qui cherchent des appartements familiaux de 180 à 200 m² et qui prennent leur temps avant de signer un contrat.
Quels prix y sont pratiqués ?
Fabien Gaymard : Les prix varient en fonction de la hauteur de l'appartement. En effet, les acheteurs cherchent à ce que leur bien soit situé le plus haut possible dans l’immeuble. C’est pour cela que l’on trouve des prix qui vont facilement jusqu’à 11 000 euros le m² du 1er au 5ème étage, et entre 12 000 et 14 000 euros du mètre, au-delà du 5ème étage. Les prix varient en fonction de la qualité de l’immeuble, de la présence ou pas de vis-à-vis, du calme… bref, le luxe est très recherché. Pour autant, certains quartiers y restent très abordables, parce qu’il ne faut pas oublier que le 16e n’est que le 9e arrondissement le plus cher de Paris [Prix moyen de 9 690 euros / m² selon les Notaires de France, NDLR]. La zone la plus chère reste toutefois la partie Chaillot, et la zone à proximité du Trocadéro.
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Tout est bon pour faire croire aux gens qu il est toujours temps d acheter
"Malgré une offre supérieure à la demande,"
Ah bon ? Et la fameuse pénurie de biens alors ?