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InterviewInterviewjeudi 9 février 2012 à 12h28

Immobilier : "Les châteaux font moins rêver"


Bertrand Couturié, directeur de Propriétés & Châteaux chez Barnes
Bertrand Couturié, directeur de Propriétés & Châteaux chez Barnes
Bertrand Couturié, directeur de Propriétés & Châteaux chez Barnes (©DR)

Bertrand Couturié, directeur du département Propriétés et Châteaux chez Barnes, nous parle de la désaffection pour les châteaux, segment de marché « tourmenté » depuis plusieurs mois.

(LaVieImmo.com) - Comment expliquer le déclin actuel du marché des châteaux, tandis que d’autres biens de luxe se vendent ?

Bertrand Couturié : Le marché des châteaux est un cas bien spécifique dans l’immobilier de luxe, et ses chiffres sont par conséquent à part eux aussi. Il semble qu’en cette période de crise, les gens cherchent avant tout une valeur refuge lorsqu’ils investissent dans la pierre. Les acheteurs optent plus facilement pour l’achat d’une demeure de luxe dans une grande ville – Paris, Londres, New York – que pour celui d’un château paraissant moins « rentable ». Les châteaux font toujours rêver, mais ils sont devenus un achat de pur loisir, choix que les gens hésitent à faire en raison du manque de confiance en l’avenir.

Quels sont les châteaux qui continuent à se vendre ?

Bertrand Couturié : Les châteaux qui se vendent encore sont ceux qui répondent à une demande bien précise. Cette année, nous avons vendu de belles maisons de campagne et des châteaux à des personnes qui visaient une région en particulier en raison d’origines familiales, ou de loisirs. Par exemple, nous vendons souvent en Normandie à des passionnés de sports équestres, ou en Sologne à des amateurs de chasse. A cause de la chute des ventes, le nombre de nos biens sur le marché a augmenté de 20 à 30 %. Le bon côté de cette situation est que notre clientèle intéressée par les châteaux et ayant des exigences très précises peut donc jouir d’une large disponibilité.

Cette chute des ventes a-t-elle eu une incidence sur le prix des châteaux ?

Bertrand Couturié : Sans aucun doute. Ces dernières années, les châteaux se sont vendus avec une décote de 15 à 20 % en moyenne par rapport aux prix estimés au moment de la mise en vente. Cependant, il est difficile de généraliser, car le coût des châteaux a toujours été extrêmement variable, puisqu’il ne se calcule pas au mètre carré. Selon l’époque, la situation géographique, ou encore l’histoire liée au lieu, les prix peuvent radicalement changer.

Justement, ces lieux ancrés dans le patrimoine français n’attirent-ils pas une clientèle internationale ?

Bertrand Couturié : Cela a beaucoup été le cas, et de nombreux châteaux français appartiennent aujourd'hui à des étrangers. Mais la crise ainsi que la baisse du pouvoir d’achat sont mondiales : sur les trois dernières années, les ventes aux acheteurs étrangers ont chuté. Il ne nous reste aujourd’hui que 30 % des acquéreurs que nous avions il y a cinq ans.

Propos recueillis par Marielle Davoudian - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 02/12/2015 à 10:49 par BaptisteSearchbios

    Bonjour, je suis responsable en charge du référencement du site Barnes Propriétés Château, j'aimerais savoir s'il était possible de créer des liens dans votre article afin que les internautes puissent accéder à l'intégralité de notre site sans avoir à le chercher ?

    Bonne journée !

  • 1 Reco 09/02/2012 à 17:37 par Brice86

    En règle générale, d'ailleurs, on n'achète pas de château.

  • 0 Reco 09/02/2012 à 17:22 par marc19

    On n'achète pas un château pour qu'il soit "rentable" mais pour l'amour des vieilles pierres chargées d'histoire et en général , cela coûte beaucoup d'argent mais l'orque l'on aime , on ne compte pas ...................


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