Interview
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InterviewInterviewvendredi 24 juin 2011 à 18h05

Immobilier : "Pas de baisse de prix en vue à Paris"


Thierry Delesalle, président de la Commission de conjoncture immobilière de Paris
Thierry Delesalle, président de la Commission de conjoncture immobilière de Paris
Thierry Delesalle, président de la Commission de conjoncture immobilière de Paris (©dr)

Une baisse des prix de l’immobilier à Paris ? Pas pour tout de suite, répond Thierry Delesalle, notaire dans le premier arrondissement de Paris et président la Commission de conjoncture immobilière des Notaires de Paris Île-de-France.

(LaVieImmo.com) - Le tassement des transactions immobilières à Paris (-8 % sur un an à fin avril) est-il le prélude à une modération, voire une baisse sur le front des prix ?

Thierry Delesalle : Pour l’heure, une baisse des prix à Paris n’est pas envisageable. Si les volumes de transactions se tassent, ce n’est pas parce que la demande est moins forte, mais parce que les vendeurs se font rares. Il y a de moins en moins de biens à vendre, mais les candidats à l’accession eux, sont toujours aussi présents… La hausse des taux, dont a un temps pu croire qu’elle pèserait sur la demande de logements, se révèle moins forte qu’anticipé, et on observe une tendance à l’allongement des durées d’emprunt… Les tensions induites par la hausse des prix sont palpables, mais un retournement est impossible. En tout cas à court terme.

Comment expliquez-vous une telle raréfaction de l’offre ?

Thierry Delesalle : Nous ne le savons pas vraiment… Un temps, on a pensé que les discussions sur une possible taxation des plus-values tirées de la vente d’une résidence principale incitaient les propriétaires à reporter leur projet. Mais l’annonce de l’abandon de cette mesure n’a guère eu d’effet sur les volumes de ventes. Paris est un marché à part, où la proportion des propriétaires occupants est significativement inférieure à la moyenne nationale [33 % selon l’Insee, contre environ 58 % en France, NDLR]. Or, un propriétaire bailleur a moins d’occasions de revendre son bien qu’un occupant… Surtout si les prix montent et si le marché de la location est à ce point tendu qu’il n’aura aucune difficulté à trouver un locataire… Il y a aussi les ménages qui habitent en province ou à l’étranger et qui possèdent un pied-à-terre parisien, généralement des studios ou des petits T2. Les cas de figure ne manquent pas. Il est impossible de le mesurer avec exactitude, mais il est indéniable que cette particularité parisienne a un impact sur le niveau des prix.

Si une baisse des prix est, selon vous, « impossible à court terme », est-elle envisageable à plus longue échéance ?

Thierry Delesalle : Certains économistes estiment que la pénurie de biens ne permet pas d’expliquer l’envolée des prix, et prédisent un effondrement du marché parisien. Je ne suis pas en mesure de contester leur avis, mais je vois ce qui se passe sur le terrain, et à moins qu’un vaste programme de construction soit mis en œuvre en Île-de-France, je ne vois pas comment les prix pourraient baisser durablement. Sauf, peut-être, si le marché du crédit se grippait comme en 2008... Et encore, ce serait un blocage économique, pas à proprement parler immobilier.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 30/06/2011 à 15:40 par investisseur pro

    A Grigny Antoine? pffffffff. La courbe des prix sur seloger.com est en chutte libre. ahahhaaaaaaaaa

    D'ailleurs toutes les courbes stagnent voire penchent mis a part 3ou 4 arrondissements de Paris... Ca sent mauvais les gars. Vendez vendez les petits, vendez vendez... ... ahahahhahhahahaa

  • 0 Reco 30/06/2011 à 13:53 par magent

    Ils sont droles ces agents immobiliers quand ils ont peur.
    voilà un vrai spécialiste financier:
    http://www.moneyweek.fr/2 0110656934/actualites/act u-economie/immobilier-chu te-prix-surendettement/

    Se basant sur la baisse de 1991 à 1998 ils ont calculé une baisse de 5% annuelle jusqu'au moins 2015. (Faites le calcule ça vaut le coup).

    Du coup la question des financiers (qui savent bien que les prix de l'immobiliers français vont chuter) est de savoir si les banques fr vont tenir le coup !!!

    http://www.google.com/hos tednews/afp/article/ALeqM 5jfXimJkE5mbf77zU8LuezrYM tp7g?docId=CNG.d2073b1f1f d6927508b97b74272cd53f.51

  • 0 Reco 29/06/2011 à 09:39 par Antoine

    Jai parle a un agent immobilier: il m'a deconseille fortement d'acheter a Grigny.... :)))
    meme un agent immo, cest fou non?

  • 3 Reco 28/06/2011 à 15:31 par MisterHadley

    Si je devais faire la trèèèèès longue liste de tout ce que je détiens, tu serais encore plus...

    toi-même..!

    :)

    En attendant, hein... toujours les mêmes qui pleurent de ne pas pouvoir acheter et que les prix sont inaccessibles pour eux...

    Ne vous en prenez pas aux autres si vous avez fait des mauvais choix, assumez-les, ça vous changera... ;)

  • 0 Reco 28/06/2011 à 11:37 par Antoine

    C'est sur que tout le mond ea envie de vivre grigny cher Hadley, au milieu des voitures qui crament.

    Tu prends tes reves pour des realites.

  • 3 Reco 27/06/2011 à 16:14 par Trop Cher

    @Mr Hadley
    En fait, t'as raison. Tu m'as ouvert les yeux. Merci.
    Des millions de personnes sont obligées d'acheter. Il y a même des lois pour les y contraindre.
    Et en plus, plus c'est cher, plus il y a d'acheteurs. C'est une donnée de base de l'économie.
    Sociologiquement aussi, on peut affirmer qu'il y a beaucoup plus de riches que de pauvres.
    Sachant que dans un an, Paris sera à 15000 m2, je mets directement mon bien à ce prix là. Aucun problème pour trouver des acheteurs puisque dans 3 ans, ça vaudra 16000. Et en plus, il sont obligés d'acheter, alors...
    Et dire que j'ai failli faire une mauvaise affaire !
    Merci Mr Hadley !

  • 6 Reco 27/06/2011 à 12:12 par MisterHadley

    C'est bien ce que je dis...

    Face à la réalité, chacun ne VEUT que voir ce qu'il VEUT voir...

    Libre à vous autres de nier la réalité, après tout...

    Thierry, thierry, thierry..!

    Ouaiiiis..!

    :D

  • 4 Reco 26/06/2011 à 22:05 par Trop Cher

    Et non.
    Personne n'est jamais obligé d'acheter. L'option de la location est toujours possible.
    Par contre, beaucoup sont contraints de vendre : successions, divorces, dettes, déménagements professionnels, retraite, saisies... et ne choisissent pas le moment.
    Il y aura toujours des VENDEURS. La présence d'acheteurs dépend du prix, et à 8000 € le m2, il n'y a plus grand monde pour le vouloir et encore moins pour le pouvoir.

  • 2 Reco 26/06/2011 à 21:18 par Cancan

    Il n'y a pas de production d'immobilier ancien.
    Il y a un nb. constant de biens mis en vente pour causes de : divorces (50% des ménages en IdF ...), mutation, agrandissement de famille, décès. Quand ces événements arrivent, ces gens sont obligés de vendre, à courte ou moyenne échéance.
    Le reste, ceux qui attendent pour vendre, ce sont les investisseurs. Il se passera ce qu'il se passera sur les valeurs mobilières : certains qui sont en paume restent avec leurs paumes (petits porteurs), les autres coupent leurs position et préfèrent vendre un peu moins cher que beaucoup moins cher.
    La seule production d'immobilier, c'est dans le neuf. Sur cette catégorie, même si les constructeurs ont effectivement gelé les programmes pour ne pas avoir de stock (car la crise de 2008 a eu pour conséquence une baisse de 5 à 30% des prix selon les arrondissements), l'effet en est que très limité : les ventes de neuf à Paris, c'est peanuts en volume.

  • 6 Reco 26/06/2011 à 19:27 par MisterHadley

    Non seulement c'est possible, mais c'est ce qui s'est produit.

    :)

    Et se reproduira encore, la "production" étant la mise en vente d'immobilier ancien, que l'on retire de la vente si les conditions ne sont pas satisfaisantes (retrait du marché de la vente = baisse de "production")

    Ce qui répond de plus à ta question.

    L'immobilier n'est pas un marché de "loisir", mais de nécessité.

    Tout le monde a la nécessité de se loger.

    Il y aura donc TOUJOURS des acquéreurs... ;)

    Voila, voila...

    Et n'oublies pas qu'en tant que tolier, si tu veux du pognon, tu n'as pas d'obligation de vendre, il te suffira simplement de valoriser ton immobilier pour ensuite dégager de la thune...

    Eh oui..! ;)

    Sur ce.

  • 2 Reco 26/06/2011 à 19:14 par Trop Cher

    @MrHadley
    Ce que vous dites est valable pour la production de voitures neuves, pas pour l'immobilier qui est majoritairement composé d'ancien.

    Une question simple : je veux vendre mon appart. Personne ne veut l'acheter parce qu'il est trop cher. Je fais quoi ? Je diminue ma production (??) ou je baisse mon prix ?

  • 7 Reco 26/06/2011 à 17:13 par MisterHadley

    Pourquoi petit..?

    :)

    Et non, je ne suis pas le seul, le très fringuant Thierry l'aura bien remarqué dans ses chiffres REELS des transactions REELLEMENT effectuées...

    Et puis, l'INSEE aussi, l'aura bien dit également, et surtout, confirmée dans sa dernière note...

    Pas d'bol, donc.

    ( au fait, Goldman Sachs, c'est bien eux à qui l'on réclame 19 milliards de dommages intérêts dans l'affaire Madoff, n'est-ce pas..? ah non, zut, c'est JP Morgan, un autre "financier" infaillible devant lequel les "spéculateurs" à la baisse vouent un culte sans borne alors qu'ils ne sont pas foutus de comprendre quelques bases élémentaires... )

    Grand fou, va..!

    :)

    Message édité 26/06/2011 à 17:25

  • 1 Reco 26/06/2011 à 16:19 par Cancan

    T'as raison chef, t'es l'meilleur !
    Les anglais, les investisseurs, les banquiers, Goldman Sachs, la Banque de France, Christian Noyer, les gestionnaires d'actifs, Bloomberg etc. c'est tous des nuls qu'ont de leçons à donner à personne. T'es l'king, le best du best ... sauf que t'es quand même le seul à le savoir ...
    petit trou du cul, va ....

  • 6 Reco 26/06/2011 à 15:25 par MisterHadley

    Les promoteurs l'ont donc appliqué en 2008 dans le neuf...

    Et, grande "nouveauté", les propriétaires l'ont également appliqué dans l'ancien afin de sécuriser leurs patrimoines, ce qu'aucun "spécialistes" n'avaient donc "prévu"...

    Pourtant, les propriétaires ont réagi très sainement en étant ainsi réactifs et auront donc compris d'eux-mêmes le "pouvoir" qu'ils ont de protéger leur patrimoine, eux-mêmes, à leur propre convenance, sans que personne n'ait quoi que ce soit à y redire, et sans avoir à attendre je ne sais quoi ou le bon vouloir de je ne sais qui, ou de je ne sais quel dispositif, comme ils auraient eu à devoir le faire dans d'autres types de "placements"...

    Les propriétaires ont ainsi bien plus de choix.

    Surtout que ces choix s'offrent évidemment aux "investisseurs", mais aussi et surtout, à n'importe quel propriétaire, même celles et ceux qui n'ont acheté de l'immobilier que pour y vivre, ce qui est l'écrasante majorité des cas, puisqu'acheter de l'immobilier, fait que tu "épargnes" malgré toi, ce qui te crée malgré toi, un patrimoine...

    Rien de compliqué dans tout ça, donc... ;)

    Message édité 26/06/2011 à 15:27

  • 6 Reco 26/06/2011 à 15:19 par MisterHadley

    Et pour synthétiser quelque chose de pourtant simplissime sur la notion de volume et de prix...

    Il s'agit tout bêtement d'adapter la "production" à la demande..!

    Je ne vois pas pourquoi cette toute simple notion ne rentre pas dans la reflexion des "spécialistes", alors que c'est aussi vieux qu'le monde, pourtant, hein...

    Si les "volumes" de ventes chutent, ce n'est pas pour autant que les prix s'effondrent, vu que la "production", c'est à dire le nombre de biens mis sur le marché, est simplement adapté à la demande...

    Si j'ai 10000 acheteurs pour 10000 biens à vendre... no blem...

    Si ensuite, je n'ai plus que 2000 acheteurs pour ces mêmes 10000 biens disponibles, ce n'est pas pour ça que les prix vont s'effondrer, bien au contraire...

    ... il me suffit simplement d'adapter la "production" à la demande afin de maintenir les prix...

    Je vais donc abaisser ma "production" en conséquence, et passer, moi aussi, de 10000 biens disponibles à seulement 2000 biens, maintenant ainsi les prix...

    Donc, nous nous retrouverions à peut-être 2000 acheteurs, mais j'aurais alors 2000 biens disponibles en face également...

    Je ne "vendrais" que 2000 logements à "seulement" 2000 acheteurs, mais les prix seront toujours les mêmes...

    Ensuite, je continue suivant le nombre d'acheteurs à écouler ma "production" en conséquence, ni plus ni moins...

    Y a pourtant rien de compliqué là dedans, l'OPEP fait la même chose pour le pétrole, par exemple, et toutes les entreprises appliquent, plus ou moins, aussi ce principe commercial de base, alors...

    Je suis très surpris que les "spécialistes" ne le comprennent pas, ni surtout, ne l'avaient jusqu'ici aucunement prévu... ni encore moins, ne serait-ce qu'envisagé...

    ;)

  • 6 Reco 26/06/2011 à 14:48 par MisterHadley

    Je parle british, oui, entre autres, mais ça reste complètement hors sujet, ce que tu dis, et pour plusieurs raisons :

    1 - la Grande Bretagne n'a vraiment pas de leçons à nous donner là dessus, à nous autres, les franchouillards, vu le désastre de leur économie par rapport à la nôtre...

    Donc, leurs "investisseurs" etc, etc, devraient déjà en prendre de la graine... ;)

    2 - Nous avons l'euro, eux, non... ;)

    3 - il n' y a pas que les AI, ne l'oublies pas, 1 transaction sur deux passe en direct propriétaires... alors ta note spécial AI, déjà, voila, quoi...

    4 - nous sommes maintenant à l'aube du T3 2011, plus en 2010 où justement, ce que je dis aura bien été démontré et avec certitude, les chiffres étant depuis définitifs...

    5 - "l'après" dans lequel nous sommes, implique une réactivité bien supérieure à celles que tant n'avaient déjà pas "avant"... Il ne faut plus considérer comme parole d'Evangile les "modèles d'avant", à moins de ne vouloir être qu'à la traine de tout le monde...

    Encore une fois, chacun fait ce qu'il veut...

    Encore faut-il déjà comprendre avant d'ensuite, envisager ou non de faire ses propres choix... ;)

    Message édité 26/06/2011 à 15:31

  • 1 Reco 26/06/2011 à 14:29 par Cancan

    Voici un article rédigé à l'intention des investisseurs institutionnels.
    La source vient de la base DATABIENS, qui utilise les inputs de la base des notaires.
    http://www.databiens.com/ login.php?URI=%2F
    Cette base est utilisée par les agences : curieusement, les données y sont beaucoup moins optimistes côtés prix que ce que les agences veulent bien raconter.

    http://www.bloomberg.com/ news/2011-06-21/paris-hou sing-market-stalls-as-rec ord-high-prices-deter-buy ers.html

    Cet article souligne les points suivants : selon la base DATABIENS :
    - hausse des prix plus de 20% sur 2010, ce qui en fait un marché totalement bullish, reposant uniquement sur la dette
    - depuis cette hausse spectaculaire, presque plus aucun primo, marché qui tourne en vase clôt sur de très faibles volumes (en baisse de 12% par rapport à Y-1) et doublement des délais de vente
    - augmentation des négociations : -10% en moyenne sur les prix vitrine
    - Surtout, depuis début 2011, baisse de 3% des prix à Paris

    La différence entre le discours public des professionnels parisien et le discours réel des investisseurs anglo-saxon est que les uns travaillent pour maintenir leur niveau de vie (ont intérêt à augmenter leurs commission), les autres ont un discours plus indépendants.

    MrH, si tu parles anglais - la langue des vrais investisseurs - n'hésites pas à contacter Bloomberg à l'adresse suivante ablackman@bloomberg.net.

  • 6 Reco 26/06/2011 à 14:26 par MisterHadley

    Ce qu'il faut bien comprendre, maintenant, c'est qu'il y ae u un "avant", et que nous sommes donc à présent dans "l'après"...

    Entre les deux, là où les spéculateurs à la baisse qui ne cessent de geindre étaient sûr qu'il y aurait un "krach" en 2008, ce n'est donc pas l'Arlésienne qui fait la liaison, mais la façon d'envisager l'immobilier lui-même dans la façon que chacun aura de vouloir l'acquérir, c'est à dire que les "modèles d'avant" n'ont plus cours, les "références d'avant" non plus...

    Là où les virtuellement gueulards pleurant leur exclusion du marché parisien alors qu'ils s'imaginent que leur "statut" de "cadres sup" leur en ouvrait la voie, il y a malgré tout moyen d'y parvenir, mais plus en ne se basant stupidement sur ce qui n'a plus aucun intérêt, mais en envisageant d'acquérir différemment...

    Quand les pleurnichards l'auront compris eux-mêmes, ils s'apercevront de la vacuité de leur incroyable perte de temps, surtout que d'autres, eux, qui ne passent pas leur temps à chouiner, ne les auront donc pas attendu...

    On en revient donc toujours à la même chose, c'est un choix personnel que tout à chacun fait ou ne fait pas en toute connaissance de cause...

    Chacun est libre de ses choix et de ses actes, à chacun d'y réfléchir et de prendre ses propres décisions...

    Il n'y a juste qu'après, faut pas venir se plaindre et rejeter la faute sur les autres, etc, etc...

    Faut assumer ses choix, bon ou mauvais, quoi...

    Pas plus compliqué, finalement, hein... ;)

    Message édité 26/06/2011 à 14:28

  • 6 Reco 26/06/2011 à 14:08 par MisterHadley

    C'est faux, cancan, et d'ailleurs, tu te contredits toi-même dans ce que tu affirmes...

    Les chiffres officiels démontrent eux-mêmes que malgré la baisse des volumes, les prix, non seulement ne baissent pas, mais augmentent, et pas sur de vagues prix de présentations et assimilés, mais bel et bien sur les ventes réellement effectuées.

    Ce fringuant Thierry le dit lui-même...

    Et le monsieur est quand même le mieux placé pour en attester, puisque TOUTES LES VENTES passent dans ces pognes au titre des actes de ventes, ni plus, ni moins...

    Pour ce qui est des "stocks", il n'y a qu'à bêtement regarder en arrière depuis 2008 sur la très saine réactivité qu'auront eu les promoteurs en gelant immédiatement tout nouveaux programmes initialement prévus, afin de ne pas amplifier les "stocks", et dans un deuxième temps, de les écouler avant de lancer ensuite, de nouveaux programmes...

    Saine réactivité qui aura eu pour conséquence dans le neuf de contrer toute éventualité de "krach" qui n'a donc pas eu lieu...

    Dans l'ancien, les propriétaires ont compris d'eux-mêmes cette tactique élémentaire, et l'ont eux-mêmes appliqués sur leur immobilier...

    Et ils ont eu raison, puisqu'ils ont ainsi sécurisé leurs patrimoine...

    Pour ce qui est de ton volet "politique", je ne rentre volontairement pas dans ces considérations-là, elles ne servent à rien et n'ont rien à voir avec le sujet, qui, lui, n'est que la démonstration d'un bon sens économique élémentaire.

    Message édité 26/06/2011 à 14:10

  • 0 Reco 26/06/2011 à 13:33 par Cancan

    @MrH
    Vous avez raison, mais partiellement.
    Le marché immobilier est ainsi fait que lorsque les prix baissent, les volumes de nouvelle mise en vente baissent aussi, et les stocks en revanche s'accumulent, parce que les gens qui ont besoin de vendre n'y parviennent plus. Cf. courbes prix volume. Ce phénomène est observé dans tous les pays. C'est contre intuitif, certes, mais c'est la réalité.
    Il n'y a eu aucune pénurie en 2010 : au contraire, jamais à ce moment il n'y a eu autant de mise en vente, tandis que les stocks étaient au plus bas.
    Ce qu'on observe sur le terrain aujourd'hui, c'est qu'il y a de moins en moins de nouveaux mandats, et que les stocks gonflent. Les acheteurs désertent ce marché de cons, parce que les prix sont trop élevés : Paris est devenu plus cher que Londres ou New York alors que la France est devenue une économie de seconde zone (remarque : le ratio prix / salaire est presque aussi élevés à Athènes : les gens croient, là-bas aussi, que l'immobilier est une valeur refuge ...) ; la qualité des biens est plus que moyenne, comparé à ce qu'on trouve en Europe du Nord ; la ville s'appauvrit, avec la politique socialiste d'y créer 25% de logements sociaux, tandis que dans beaucoup d'arrondissements des ZEP et des ZUS y sont créés, tant la concentration de pauvreté crée des difficultés.
    Question investissement, il y a largement la place pour une baisse de 50 à 80% des prix à Paris intra muros. La réalité sera moins spectaculaire, n'empêche celui qui investi (pour se loger ou pour tirer des revenus locatifs) aujourd'hui doit savoir qu'il achète à un prix surévalué et doit se poser la question de la pertinence de son investissement. Il ferait donc bien de poser son regard sur d'autres marchés que le marché parisien ...

  • 1 Reco 25/06/2011 à 22:16 par Antoine

    demander a un boucher si ca vaut le coup de devenir végétarien. Cest en gros ce qu'a demande ce brave journaliste a Thierry Machin truc.

  • 0 Reco 25/06/2011 à 22:14 par Antoine

    `Un article mensonger, qui arrive a merveille pour faire croire qu'il est encore bon d'acheter sur Paris

    Trop Cher a bien raison: le nombre de mise en vente augmete de jour en jour, Je verifie le nimbre sur trois villesclef et ca onte ca monte.

  • 8 Reco 25/06/2011 à 15:20 par MisterHadley

    Si j'ai 20 appartements à 15000€ le m², et que je veux les vendre (les 20)...

    Bah je les vends les uns après les autres, un par un, tout bêtement..!

    :)

    Et si je suis à la neuvième vente sur les 20, et que j'observe un ralentissement, et bah c'est très simple, même si l'Thierry ne parvient pas encore à l'expliquer...

    ... je retire ma neuvième vente du marché en attendant bien sagement...

    Et c'est ce que j'ai suffisamment et longuement décrit précédemment : le bon peuple a compris lors du "krach" qui n'a jamais eu lieu en 2008... ;)

    Le bon peuple a compris de lui-même qu'il a, avec l'immobilier, la faculté de décider lui-même, et de lui-même, le tout sans intermédiare, de sécuriser son patrimoine...

    Si la situation est pour lui idéale, et qu'il le décide, il propose son immobilier à la vente...

    A l'inverse, si les conditions ne lui plaisent pas, il décide, si c'était le cas, de retirer tout simplement son immobilier du marché, ni plus, ni moins, ou de ne pas l'y proposer...

    Et cette faculté de choisir que le bon peuple sait maintenant bien avoir s'il est propriétaire, implique donc de fait la sécurisation de son patrimoine, en influant ainsi sur les prix, évitant alors cette fameuse Arlésienne de "krach"...

    Le bon peuple, seul, contrôle les prix, et personne d'autre, selon ses propres choix, et à sa propre convenance...

    Ce n'est donc ni les notaires, ni les AI, ni je ne sais qui d'autres qui a donc ce pouvoir, malgré ce que les adeptes du "krach" nous disent depuis de si longues années...

    Etre propriétaire propose tout simplement d'avoir bien plus de choix dans la vie que l'on en a si l'on ne l'est pas (propriétaire)...

    Tout le reste n'est que de l'esbrouffe de spéculateurs à la baisse et rien d'autres...

    ;)

    Message édité 25/06/2011 à 15:26

  • 0 Reco 25/06/2011 à 14:00 par Prévisions des notaires

    Juste une question, si j'emprunte 500 000 euros sur 5 ans en proposant en garantie une hypothèque sur un bien estimé aujourd'hui à 500 000 euros, d'après vous que va dire le notaire ?
    Il va évidemment déconseiller l'opération au prêteur en soulignant que d'ici 5 ans, la valeur de cet appartement aura baissé et qu'il ne constitue donc pas une garantie suffisante.
    On ne peut pas annoncer une prétendue augmentation des prix, même sur les ventes effectives, sans tenir compte de la baisse du volume des ventes.
    Si je propose 20 biens à 15000 euros/m2, j'en vendrais probablement un seul (et encore). Puis-je en conclure que la cote de l'immobilier est à 15 000 puisque "basée sur des transactions réelles faites sur des prix réels et définitifs" ? Évidement non puisque les 19 autres sont invendus, c'est qu'ils sont trop chers. C'est pourtant ce que prétend cet article. Sophisme ou propagande ?
    Il faut se méfier de ceux qui ont intérêt à la hausse ou à dissuader l'attentisme des acheteurs en prétendant que ça ne baissera pas. Un marché, par définition, ça monte et ça baisse. Et quand les prix sont déconnectés de l'économie réelle, ça baisse toujours.

  • 8 Reco 25/06/2011 à 13:13 par MisterHadley

    Pas de réponse, alors..?

    Que doit-on conclure..?

    Que ce soit avec l'outrance de mes chiffres, ou dans le "lissage" de "bulle", la démonstration est exactement la même, l'outrance de mes chiffres correspondant bien mieux à l'outrance des affirmations de certains qui ne cessent de nous saouler avec leur "bulle qui pète", avec leur "rendez vous dans six mois" depuis de longues années où les "six mois" n'ont fait que s'enchainer en ne faisant que les contredire...

    Les faits sont là: et Thierry ne fait que les relater, ni plus, ni moins, puisque ces faits sont basés sur des transactions réelles faites sur des prix réels et définitifs, pas de vagues supputations d'bistrots et autres trucs fumeux d'un obscure site ou assimilé...

    Que celles et ceux qui veulent "attendre" attendent...

    Les autres... ;)

    Thierry..! Thierry..! Thierry..!

    Ouaiiiiis..!!!

    ;)

  • 0 Reco 25/06/2011 à 13:09 par Cancan

    Grand sondage :
    1 La hausse des prix est-elle une bonne ou une mauvaise chose ?
    a. Oui / b. Non
    2 Les pouvoirs publics doivent-ils favoriser le secteur immobilier ?
    a. Oui / b. Non

  • 0 Reco 25/06/2011 à 12:56 par Bulle

    Et il faudrait décoréler la construction (votre exemple monsieur MisterHadley) et l'achat/revente par un particulier.

    En tout cas, avant cette année, les notaires préconisaient aux propriétaires voulant changer de logement d'acheter en premier sans se soucier de la vente (qui était assurée vu le marcher). Bonne stratégie que de prendre son temps pour vendre quand l'immo est en hausse.
    Aujourd'hui, c'est l'inverse.Il est conseillé de vendre d'abord avant d'acheter un nouveau bien.

    Comme dit la sagesse populaire "dans le doute, abstient toi", et c'est précisément ce que je fais... mais on est en démocratie, chacun fait comme bon lui semble :)

  • 0 Reco 25/06/2011 à 12:48 par Bulle

    Merci d'utiliser une vraie comparaison, c'est le minimum pour être crédible :

    Je construis une pure résidence, ça me coute à peine 2000€/m² habitable et encore, à l'arrache...

    Très fière du splendide résultat, je me dis que ces m² ferait un parfait produit financier...

    Je le mets en vente à 10000€/m²...

    Et je n'sais pas pourquoi, personne ne le prend à ce prix-là... ;)

    Après trois ans de mise en vente, et contre toute attente, un acquéreur le signe à 5000€/m²..!

    Devra t-on en conclure que les prix se seront "effondrés" de 50% en 3 ans..?

    Ou devra t-on se dire que j'ai investi pendant 3 ans, et qu'au final, alors qu'elle ne m'était revenue qu'à 2000€ à peine pour la construire et que j'aurai fait une plus-value sur la durée..?

    Chacun y voit, et surtout, ne VEUT que voir, ce qu'il voudra...

    ;)

    Te laisses pas faire, Thierry..!

    :)

  • 8 Reco 25/06/2011 à 11:45 par MisterHadley

    Je construis une pure cabane à outils, ça me coute à peine 500 billets et encore, à l'arrache...

    Très fière du splendide résultat, je me dis que ces 10m² ferait un parfait cabanon de vacances...

    Je le mets en vente à 1 million d'euros...

    Et je n'sais pas pourquoi, personne ne le prend à ce prix-là... ;)

    Après trois ans de mise en vente, et contre toute attente, un acquéreur le signe à 10000€..!

    Devra t-on en conclure que les prix se seront "effondrés" de 99% en 3 ans..?

    Ou devra t-on se dire que j'ai utilisé ma cabane à outils pendant 3 ans, et qu'au final, alors qu'elle ne m'était revenue qu'à 500€ à peine pour la construire et que je l'aurais en plus bien amortie sur la durée, je l'ai vendue 10000€..?

    Chacun y voit, et surtout, ne VEUT que voir, ce qu'il voudra...

    ;)

    Te laisses pas faire, Thierry..!

    :)

    Message édité 25/06/2011 à 11:49

  • 0 Reco 25/06/2011 à 11:36 par UFFA92

    Je ne sais pas pour Paris, mais en tout cas en grande banlieue (essonne) les diminutions de prix commencent à arriver sur les annonces. Ainsi des maisons proposées aux environs de 300.000 euros il y a quelques mois le sont maintenant à 280.000 voire 270.000 car elles n'ont pas trouvé preneurs. Mais ces chiffres ne rentreront en statistique que ces biens auront été vendus. Les chiffres des notaires sont donc déjà du passé et les professionnels ne vont surtout pas dire que le marché est en train de s'éffondrer. Je donne rendez vous aux notaires au second semestre pour voir si leur bel optimisme aura survécu à l'été !

  • 0 Reco 25/06/2011 à 10:50 par sisi8

    cest pas nouveau, il ya toujours beaucoup plus de ventes l'été que l'hiver

  • 0 Reco 25/06/2011 à 10:47 par MisterHadley

    Vas-y, Thierry, te laisses pas faire par les jalouses..!

    :)

  • 0 Reco 25/06/2011 à 10:26 par passant

    Mais c'est bien sûr !! Paris est à part et fera mentir toutes les règles : les prix grimperont jusqu'au ciel, au point qu'on ne verra plus le soleil !!

  • 0 Reco 25/06/2011 à 10:25 par mensonge

    C EST FAUX !
    Les annonces de ventes recommencent a fleurir , les sites d'annonces et les vitrines d'agence longtemps restés vides commence a se garnir de biens à vendre .

    Il n y pas encore de baisse flagrante c'est vrai , car ces nouveaux vendeurs se croient plus malins que les autres et , ils pensent être seuls à avoir flairer un prochain violent retournement .
    il estimes donc pouvoir encore vendre leur m2 au prix fort
    c'est ce que l' on appel : " refiler la patate chaude !!

    Mais les acheteurs on eux aussi déjà compris que ce n'était c'était plus qu 'une question de quelques mois et ils attendent.

    Pour preuve la semaine dernière , moi qui n'était pas "attentiste" j'ai été visité un appart correct dans le 15eme. La visite était pourtant collective et l'annonce venait de PAP ,
    Pourtant il n y avait aucun autre particulier !
    uniquement des agences présentes zéro particulier , nada seule !!!!!!

    Le plus énorme, c'est que discrètement un des agents présent m' a glissé " n'acheter pas ca , faite moi confiance , attendez quelques mois !!!
    je jubile !!!
    Faites tourner , N'acheter pas , attendez quelques mois , le décrochage est imminent dixit un agent immo de Paris !

  • 0 Reco 25/06/2011 à 10:19 par mensonge

    C EST FAUX !
    Les annonces de ventes recommencent a fleurir , les sites d'annonces et les vitrines d'agence longtemps restés vides commence a se garnir de biens à vendre .
    Il n y pas encore de baisse flagrante c'est vrai car ces nouveaux vendeurs se croient plus malins que les autre et pensent être seuls à avoir flairer un prochain violent retournement , il pense donc encore pouvoir vendre leur m2 au prix fort mais les acheteur on déja compris eux aussi que c'était plus qu 'une question de quelques eux attendent ....
    . Pour preuve la semaine dernière , moi qui n'était pas "attentiste" j'ai été visité un apart dans le 15eme, la visite était pourtant collective et l'annonce venait de PAP , il n y avait pourtant aucun autre particulier !! uniquement des agence présentes zéro particulier !!!!!!
    et le plus gros c'est que discrètement un des agents présent m' a glissé " n'acheter pas ca , faites moi confiance attendez quelques mois !!!
    je jubile !!!
    Faites tourner , N'acheter pas , attendez quelques mois , le décrochage est imminent !

  • 0 Reco 25/06/2011 à 10:09 par Bulle

    Juste pour le plaisir de relir l'article :
    "Comment expliquez-vous une telle raréfaction de l’offre ?
    Thierry Delesalle : Nous ne le savons pas vraiment..."

    C'est sûr qu'un professionnel qui ne sait pas ce qu'il se passe, je vais avoir confiance en ses prévisions/tendances pour les mois à venir. Très cocasse :)

  • 0 Reco 25/06/2011 à 09:58 par Bulle

    D'accord avec "Trop Cher", le nombre d'annonces sur les sites immo est clairement en augmentation. Comment peut-il oser dire qu'il y a moins de vendeur ?!?!
    Le prix du m² monte simplement parce que seuls les biens en bon état et stratégiement placés (donc cher) trouvent preneur. Les "épaves" ne vallent plus rien et augmentent le stock.
    Encore un message subliminal pour attirer des pigeons encore hésitants...
    Sur un autre site j'ai vu que les prix de l'immobilier Parisien avaient baissés de 3% depuis le début de l'année. Ce marcher est en pleine contradiction, c'est le moment d'attendre.

  • 3 Reco 25/06/2011 à 00:47 par Trop Cher

    Non mais quel aplomb dans le mensonge ! Une raréfaction de l'offre ! Il y avait moins de 10 000 annonces de ventes sur se loger en décembre 2010, il y en a 14000 aujourd'hui ! Allez vérifier http://www.seloger.com/re cherche.htm?idqfix=1&idtt =2&idtypebien=1,2&cp=75&c i=&
    Deux explications combinées pour cette augmentation de 40 %
    1) Les vendeurs se précipitent avant le retournement
    2) Les agences proposent les biens aux acheteurs qui ont déposé un dossier avant de déposer une annonce (payante) sur se loger. Il y a quelques mois, les acheteurs signaient tout de suite. Aujourd'hui, ils patientent.
    De toute manière il n'y a pas 14 000 personnes qui peuvent payer 8000 € le m2.
    Et le mec te refais le coup de la pénurie !

  • 0 Reco 24/06/2011 à 18:59 par MisterHadley

    Mais il est très bien, ce Thierry, finalement, hein... ;)


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