Interview
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InterviewInterviewlundi 14 février 2011 à 12h50

"La croissance de nos loyers sera plus soutenue cette année"


Philippe Lemoine
Philippe Lemoine
Philippe Lemoine (©dr)

Philippe Lemoine (photo) et Bruno Meyer, respectivement directeur général et directeur général adjoint de la foncière Silic, reviennent sur les résultats 2010 de la société, dévoilés la semaine dernière.

(LaVieImmo.com) - Malgré une accélération en fin d’année, la croissance des revenus locatifs de Silic est modérée en 2010. Quelles sont vos anticipations pour 2011 ?

Philippe Lemoine : Nous avons perçu 172,3 millions d’euros de loyers l’année dernière, soit 2,8 % de plus qu’en 2009 – année qui s’était soldée, il est vrai, par une croissance de près de 8 % de nos revenus locatifs. Rien de très surprenant dans ce ralentissement, lié, comme nous l’avions annoncé dès le début de l’exercice, à l’effet négatif de l’indexation de nos loyers sur l’ICC [Indice du coût de la construction, publié trimestriellement par l’Insee et utilisé pour la révision des loyers des baux commerciaux, NDLR], qui nous a coûté environ deux points de croissance. La croissance de nos revenus locatifs sera plus soutenue en 2011

L’accélération de la hausse des loyers constatée au quatrième trimestre est-elle due à la hausse de l’indice ICC ?

Philippe Lemoine : Non. Il faut toujours compter plusieurs mois de décalage entre la publication de l’indice et son effet sur les revenus locatifs, et de toute façon, nos baux sont indexés en majorité sur l’ICC du premier trimestre, qui ne sera publié que l’été prochain. L’accélération de la croissance de nos revenus locatifs tient notamment au fait que notre immeuble Grand Axe 2, dans le quartier de Nanterre Prefecture, est loué depuis la fin du mois de septembre au groupe Axa, que nous avons loué totalement notre immeuble du 4 Place Rio à Paris, début 2010 et que nous avons réalisé une acquisition d’un immeuble de 14.500 m² entièrement loué sur notre pôle de Nanterre Prefecture.

Où en êtes-vous de la livraison de vos autres immeubles ?

Bruno Meyer : La commercialisation d’Axe Seine, également à Nanterre est en cours et devrait être bouclée très prochainement. Deux autres opérations, Montréal, sur le parc tertiaire d’Orly-Rungis,et Cézanne, à Saint-Denis, sont en cours de construction et seront livrés respectivement mi 2011 et fin 2011.

A Orly-Rungis, ne craignez-vous pas la concurrence de Cœur d’Orly, le futur quartier d’affaires d’ADP ?

Philippe Lemoine : Dans la mesure où Montréal est en passe d’être livré et que les travaux de construction de Cœur d’Orly ne sont, à ma connaissance, pas démarrés, cette concurrence aujourd’hui n’existe pas.

Allez-vous lancer d’autres opérations en 2011 ?

Philippe Lemoine : Nous avons pour règle de ne jamais lancer de nouvelle opération tant que la précédente n’a pas été commercialisée à 70 %. Ce sera donc le cas à Orly-Rungis, où nos projets sont d’environ 90 000 m², dont 15 000 à 20 000 m² sont prêts à être démarrés. Même chose à Saint-Denis, où nous lancerons la construction de notre prochain projet, Le Sisley, une fois que 70 % du programme Cézanne auront été loués – très vraisemblablement au quatrième trimestre 2011. Enfin, Nous sommes prêts à lancer une opération de près de 11 000 m² à Nanterre, à proximité immédiate d’Axe Seine.

Pourriez-vous envisager de céder certains de vos actifs ?

Bruno Meyer : Nous ne nous interdisons rien. Nous étudions la question, et il n’est pas exclu que nous procédions effectivement à quelques cessions d’actifs non stratégiques. Rien n’est encore arrêté. Cette solution aurait l’avantage de nous permettre d’optimiser notre portefeuille par une gestion active, et éventuellement réduire encore notre endettement, ramené à 1 342,6 millions d’euros au 31 décembre 2010, soit un ratio LTV (Loan to Value, ou dette nette rapportée à la valeur des actifs, NDLR) de 38,8 %, qui est déjà l’un des plus faibles du secteur.

Vous envisagez de distribuer un dividende de 4,65 euros à vos actionnaires au titre de l’exercice 2010, inchangé par rapport à 2011…

Bruno Meyer : Cette stabilité est conforme à la politique qui est la notre depuis plusieurs années, qui consiste à caler l’évolution du dividende versé à nos actionnaires sur celle de notre cash-flow courant. Comme celui-ci n’a progressé que de 0,2 % en 2010, le conseil d'administration n'a pas jugé utile de proposer à la prochaine assemblée générale une augmentation du dividende. En ce qui concerne 2011, il est encore trop tôt pour anticiper notre politique de distribution.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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