Interview
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InterviewInterviewmardi 21 février 2012 à 10h47

"Le débat politique manque de propositions ambitieuses pour le logement"


René Pallincourt, président de la Fnaim
René Pallincourt, président de la Fnaim
René Pallincourt, président de la Fnaim (©dr)

Emploi du temps chargé pour les dirigeants de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), qui s’apprête à remettre une proposition de loi sur « la moralisation des agents immobiliers » et prépare une série de suggestions aux candidats à l’élection présidentielle. Le point avec son président, René Pallincourt.

(LaVieImmo.com) - Lors de notre dernier entretien, vous insistiez sur le danger que représentait le projet de loi Lefebvre pour la profession d’agent immobilier. Êtes-vous satisfait qu’il ait été abandonné ?

René Pallincourt : Nous sommes bien évidemment très satisfaits de l’abandon du projet. Mais si la question de la loi Lefebvre est réglée, celle de la moralisation de la profession reste en suspens. En collaboration avec l’Unis [l’Union des syndicats de l’immobilier, NDLR] et les principaux réseaux d’agences, nous nous apprêtons à soumettre une proposition de loi au Sénat, qui préparera la mise en place d’un Conseil supérieur des professions immobilières (CSPI) et reprendra les différentes pistes arrêtées l’année dernière au moment des états généraux des professions immobilières - en matière de formation des agents, initiale et continue, mais aussi d’éthique et de responsabilité civile.

On a beaucoup parlé du fait que cette initiative n’avait pas le soutien de l’ensemble de la profession. Certaines associations, notamment de copropriétaires, l’ont dénoncée, et le Syndicat national des professionnels de l’immobilier (SNPI) ne s’y est pas associé…

René Pallincourt : Effectivement, et nous ne pouvons que déplorer l’absence du SNPI, le troisième syndicat des professionnels aux côtés de la Fnaim et de l’Unis. Il n’est peut-être pas exclu qu’il nous rejoigne plus tard, à un moment plus opportun… Plus généralement, je crois qu’il faut insister sur le fait que notre but n’est pas d’exclure qui que ce soit. Nous souhaitons d’ailleurs que les nouveaux arrivants que sont les mandataires indépendants soient associés au projet et soumis aux mêmes règles que les autres professionnels, ni plus ni moins.

En termes d'activité, quel bilan tirez-vous des deux premiers mois de l’année ?

René Pallincourt : On manque un peu de recul, mais les derniers échos que nous avons de nos adhérents laissent penser que l’année a un peu mieux commencé qu’on ne l’avait anticipé, dans la continuité d’un bon quatrième trimestre 2011. Rien de suffisamment fort cependant, pour nous inciter à revoir nos estimations à la hausse : nous continuons de tabler sur une légère baisse des prix des logements anciens, dans un marché marqué par l’attentisme avant les élections. La présidentielle, mais aussi les législatives. Soit jusqu’au mois de juin, au moins.

La Fnaim a récemment estimé que les propositions des principaux candidats à l’élection présidentielle étaient « inadaptées ». Qu’attendez-vous ?

René Pallincourt : Des propositions plus ambitieuses que celles qui ont été formulées jusqu’à présent. Plus adaptées à la réalité du marché aussi, et qui laisseraient présager une nouvelle politique du logement. Or c’est bien de cela que nous avons besoin aujourd’hui. Pas plus l’idée d’un encadrement des loyers que celle d’une augmentation temporaire des droits à construire ne sont à même de répondre à la crise du logement. Dans les prochains jours, nous allons rendre publique une série de propositions à destination des candidats à l’élection présidentielle, en espérant qu’ils auront le bon sens de les reprendre à leur compte – et de les appliquer pour celui qui sera élu.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 01/03/2012 à 15:14 par PIERRE

    C'est bien,la FNAIM a enfin compris que les agents mandataires étaient incontournables et que seul les réseaux de mandataires respectés la loi sur les agents commerciaux,contrairement aux agences locales qui ne respectent pas le fait de ne pas avoir de lien de subordination et que de ce fait l'agent mandataire doit travailler de chez lui.
    Que ce soit 20 k ms du siège ou 1000 k ms,c'est pareil avec internet.
    De plus,l'agent mandataire ne fait prendre aucun risque aux clients ,du fait qu'il a lui,l'obligation de faire faire les sous seing privé chez les notaires des clients.

  • 0 Reco 21/02/2012 à 12:21 par antoine

    la solution, cher mr de la fnaim, elle est tres simple: soyez du coté des acheteurs et faire chuter les prix de 20%.... et vous verrez vous les aurez vos commissions tant cheries!

  • 0 Reco 21/02/2012 à 11:49 par Fredb

    La FNAIM va faire des propositions pour résoudre la crise du logement, nous sommes sauver!

    En supposant juste que :
    - ces propositions soient bonnes
    - qu'elles soient entendues et reprises par un candidat présidentiable
    - qu'elles soient appliquées.

    Bref, c'est la fin de tout nos problèmes :D

    Message édité 21/02/2012 à 11:49

  • 0 Reco 21/02/2012 à 11:33 par antoine

    "éthique et responsabilité civile."

    hahahhha je rigole.... car ya du boulot chers AI... ya un sacré boulot....

    Prendre des cours d'honneteté serait une tres bonne chose d'ailleurs et un bon début!


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