Interview
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InterviewInterviewjeudi 16 février 2012 à 09h24

"Le marché est moins porteur"


Françoise Bergua, responsable du Cabinet Printemps, à Toulouse
Françoise Bergua, responsable du Cabinet Printemps, à Toulouse
Françoise Bergua, responsable du Cabinet Printemps, à Toulouse (©DR)

Trois questions à Françoise Bergua, membre de la Chambre des experts immobiliers du Syndicat national des professionnels immobiliers (SNPI) et responsable des deux agences Cabinet du Printemps, dans le quartier Chalets-Concorde.

(LaVieImmo.com) - En un mot, comment décririez-vous le marché immobilier toulousain en ce début d’année ?

Françoise Bergua : Difficile. Je ne sais pas si c’est le contrecoup d’une année 2011 particulièrement active, la conséquence des déclarations un peu intempestives de certains politiques au sujet de l’immobilier ou l’expression d’une crise plus profonde, mais les acheteurs se font plus frileux et les biens à vendre deviennent rares…

N’est-ce pas le cas chaque année à la même époque ?

Françoise Bergua : Traditionnellement, la période des fêtes et le mois de janvier sont assez mornes, c’est vrai. Mais si les affaires ont un peu repris en février, la situation n’est pas très encourageante. Je crains que l’attentisme ne l’emporte jusqu’aux élections présidentielles.

Constatez-vous un allongement des délais de transaction ?

Françoise Bergua : Oui. Même quand le vendeur accepte de mettre son bien en vente au prix de marché, la transaction peut s’étaler sur plusieurs semaines. Par exemple, il nous a fallu trois mois pour boucler la vente d’un appartement de 76 m² boulevard Matabiau, estimé à un peu plus de 200 000 euros. Il y a un an de cela, le même bien serait parti beaucoup plus rapidement, peut-être même à un prix plus élevé. Le marché n’est pas bloqué, mais il est moins porteur. Il ne suffit plus de passer une annonce pour trouver un acheteur.. A nous de nous adapter, notamment en faisant le nécessaire pour donner le plus de visibilité possible aux produits dont on nous confie la vente.

Propos recueillis par François Alexandre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 11/04/2012 à 11:52 par romain

    pardon mon méssage s'adresse à Manu

  • 0 Reco 11/04/2012 à 11:51 par romain

    @marc: renseignez vous chez des notaires ou regardez sur se loger, toutes les crises sont différentes, il de suffit pas de "regardez les crises précédentes" la réforme sur la plus value la baisse des prix crée forcement et logiquement une diminution du nombre de biens a vendre, renseignez vous également Marc

  • 2 Reco 16/02/2012 à 20:43 par Manu

    @Marc
    Faux, le nombre de biens mis en vente a plutôt tendance à augmenter en période baissière, et surtout en période de krach.
    Renseignez vous plutôt sur les précédentes crises au lieu de dire des âneries !

  • 0 Reco 16/02/2012 à 18:55 par marc19

    Ceux qui ne sont pas contraints à vendre ne vendront plus si toutefois la baisse devenait trop importante ( au delà de -15 ), un paramètre à prendre en compte dans les variations de l'offre et de la demande .

  • 0 Reco 16/02/2012 à 11:06 par Nimportequoi

    N'oubliez pas la hausse de la plus value à 30 ans.

  • 0 Reco 16/02/2012 à 09:40 par Pas tout à fait d'accord

    Rien d'étonnant : les prix restent trop élevés tout simplement parce que ceux qui avaient les moyens d'acheter au prix de 2010-2011 l'ont fait. Les acheteurs de 2012 sont moins solvables et une petite baisse des prix sera absorbée par la hausse des taux. Il faut une baisse radicale des prix.


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