Interview
LaVieImmo.com
InterviewInterviewvendredi 21 mai 2010 à 17h25

"Les acheteurs savent ce qu'ils veulent"


Anne Ramane
Anne Ramane
Anne Ramane (©dr)

Anne Ramane est responsable du service transactions de l’agence Century21 Haton, dans le centre de Nice. Pour LaVieImmo.com, elle décrit un marché à nouveau actif, après deux années difficiles.

(LaVieImmo.com) - Comment se porte l’immobilier niçois ?

Anne Ramane : Le marché va mieux. Après une année 2008 très difficile pour l’ensemble du secteur et une année 2009 en demi-teinte, les cinq premiers mois de 2010 ont confirmé le retour des acheteurs. Bien sûr on est encore loin des niveaux d’avant la crise… Sans aller jusqu’à parler d’euphorie, je dirais que l’activité est à nouveau satisfaisante.

Quels types de biens se vendent le mieux ?

Anne Ramane : Les petites surfaces sont très recherchées. Elles se négocient généralement autour de 100 000 à 150 000 euros pour les studios, jusqu’à 250 000 euros pour un grand deux pièces – plus pour un bien d’exception, par exemple un appartement avec belle terrasse. Les petits investisseurs, les primo-accédants et les personnes qui souhaitent acheter un pied-à-terre à Nice profitent de la baisse des taux d’emprunt et des différentes aides mises en place par le gouvernement.

Et les surfaces plus importantes ?

Anne Ramane : Les grands appartements partent plus difficilement, probablement parce que les familles qui envisagent de déménager ou de s’installer dans la ville attendent un peu de voir comment le marché va évoluer avant de se lancer. Cette partie du marché n’est pas au point mort pour autant : le mois dernier, mon agence a vendu un appartement de 135 mètres carrés place Mozart, pour 650 000 euros.

Le comportement des acheteurs et des vendeurs a-t-il évolué avec la crise ?

Anne Ramane : Les acheteurs qui viennent nous voir sont plus déterminés et mieux renseignés qu’avant. Ils savent ce qu’ils veulent, et si on ne traite pas avec eux dans le mois, ils achètent par un autre biais. Du côté de l’offre, on note une tendance à la résistance chez certains vendeurs, qui ont encore du mal à accepter que la donne a changé. On nous a confié la vente d’une maison sur les hauteurs de Nice à l’automne dernier. Le bien a été mis en vente à 495 000 euros, alors que nous l’avions expertisé entre 390 000 et 410 000 euros. Sept mois plus tard, il n’est toujours pas vendu… Si le vendeur nous avait écouté, il y a fort à parier qu’il aurait déjà trouvé son acheteur depuis plusieurs mois.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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