Interview
LaVieImmo.com
InterviewInterviewvendredi 30 avril 2010 à 16h36

"Les gros budgets sont de retour"


Guillaume Rachel
Guillaume Rachel
Guillaume Rachel (©dr)

Guillaume Rachel est directeur de trois agences Laforêt dans le centre de Bordeaux (quartiers des Chartrons, du Jardin public et de la Victoire). Pour LaVieImmo.com il décrit un marché immobilier globalement bien orienté, malgré un manque de secondo-accédants.

(LaVieImmo.com) - Le marché immobilier bordelais est-il actif ?

Guillaume Rachel : Il se porte bien. Il serait faux de dire que Bordeaux a souffert de la crise immobilière : même s’ils ont été moins présents à certains moments, les acheteurs n’ont jamais vraiment déserté le marché, comme cela a pu être le cas dans d’autres villes. Au lieu de ça, on a assisté à un déplacement de la demande. Fin 2008 – début 2009, les acheteurs, principalement des primo-accédants ou des investisseurs, recherchaient en priorité des petites surfaces - studios, T2, éventuellement quelques T3. Depuis le second semestre, on observe un retour progressif des gros budgets, à la recherche de grandes maisons de villes. Dans certains quartiers du centre, cette demande est tellement forte qu’on en viendrait presque à manquer de produits…

Petites surfaces, grandes maisons… existe-t-il un marché intermédiaire ?

Guillaume Rachel : Ce marché existe, bien entendu, mais la demande pour des biens de milieu de gamme, compris entre 270 000 et 300 000 euros, est encore relativement faible. Peut-être tout simplement parce qu’il s’agit d’un marché de seconde accession, et qu’il n’y a pas assez de biens de ce type qui se libèrent. La situation devrait s’améliorer progressivement au cours des prochains mois.

Quelle est la situation en termes de prix ?

Guillaume Rachel : Dans le centre, les prix se sont stabilisés. A l’échelle de la ville, on ne peut pas vraiment parler de correction des prix, sauf dans les quartiers périphériques, où les biens mal situés ou mal entretenus ont pu enregistrer des baisses assez marquées. En revanche, les acquéreurs ayant acheté il y a un ou deux ans et devant revendre aujourd’hui ne perdront pas forcément d’argent, mais ils doivent abandonner l’espoir de réaliser une belle plus-value. Cette époque là est révolue.

Comment se comportent les acheteurs et les vendeurs ?

Guillaume Rachel : Les acheteurs sont beaucoup mieux informés qu’avant de l’état du marché. Quant aux vendeurs, ils ont globalement compris que la période des fortes hausses de prix n’était plus d’actualité. Il n’y a pas de secret : les biens mis en vente au prix de marché trouvent acquéreurs généralement en une dizaine de jours, ceux qui sont trop chers se vendent en un peu plus de temps après négociation de prix, et ceux qui sont vraiment surcotés ne se vendent pas du tout ! Les acheteurs ne sont plus prêts à surpayer.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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