Interview
LaVieImmo.com
InterviewInterviewmardi 21 juillet 2015 à 12h13

"Les taux pourraient atteindre 2,60% d'ici à la fin de l'automne"


Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com
Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com
Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux.com (©dr)

Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux, donne son sentiment sur l'évolution des taux d'intérêt au cours des prochains mois.

Les taux ne cessent d'augmenter depuis le début des vacances. La période estivale n'est-elle pas pourtant traditionnellement propice à l'accalmie ?

Maël Bernier : Non, durant l'été il y a souvent du mouvement, et généralement en août ! La hausse à laquelle nous assistons n'est pas inhabituelle. La seule différence avec les autres années, c'est que les banques ont eu un gros flux de dossiers à traiter entre janvier et avril, d'acquisition comme de renégociation, ce qui perturbe aujourd'hui le marché le crédit.

C'est-à-dire ?

Maël Bernier : De nombreux établissements bancaires refusent aujourd'hui des dossiers, préférant traiter ceux qu'ils ont déjà en réserve. En conséquence : quelqu'un qui signe une promesse de vente en juillet, avec l'obtention d'un prêt en condition suspensive, doit s'attendre à une réponse de la banque dans un délai relativement long. Au minimum trois mois.

Et entre-temps, les taux remontent... Mais dans quelle proportion ?

Maël Bernier : La hausse est là, légère pour le moment. Le niveau actuel des taux reste très en-dessous de ce qu'il était, il y a ne serait-ce qu'un an. Sur 20 ans, ils se situent en moyenne à 2,40%. En mai dernier, ils étaient certes à 2,20%, mais en juillet 2014, ils affichaient 3,05%. La tendance haussière de fond est donc bien là. Va-t-elle se poursuivre ou non ? On peut penser que oui, mais sans emballement : on pouvait craindre les conséquences de la crise en Grèce sur la France. Or, depuis l'accord trouvé avec l'Union européenne, les OAT, qui servent de taux fixes aux banques, ont diminué. Pas d'inquiétude particulière, donc, si ce n'est la surcharge de dossiers pour les banques.

De combien estimez-vous que les taux pourraient monter ?

Crédit Immobilier
Simulateurs immobiliers

Evaluez gratuitement les offres de plus de 100 banques !

Maël Bernier : En fonction de nos projections, nous estimons que les taux pourraient atteindre 2,60% d'ici à la fin de l'automne. Un scénario pas improbable, dans la mesure où quasiment toutes les banques ont remonté leurs barèmes, ou au moins marqué le frein dans la course aux taux les plus accessibles. Mais la vraie question aujourd'hui, pour quelqu'un de pressé, ce n'est pas tant de trouver le taux plus bas que de trouver... un taux, tout court !



Comparez gratuitement les offres de crédit de plus de 100 banques

Propos recueillis par Léo Monégier
Donnez votre avis
Vous devez être enregistré pour pouvoir poster sur cet article
(il vous reste 2000 caractères)

  • 0 Reco 22/07/2015 à 13:14 par sentury23

    Le chomage est toujours élevé (voir meme en augmentation).
    Les emplois sont toujours précaires.
    L'indice de tension immobilière (iti) est tourjours proche de 0,4.
    Il y a toujours 2,5 vendeurs par achteur en France.
    Le papy-boom (qui durera 30ans) va empirer cet indice "iti".
    Les retraités fuient toujours la France pour le portugal et la thailande etc...
    Les loyers baissent et les taxes augmentent ( 20% d'ici 2017).
    Pour vendre aux enchères un bien immobilier, il vous faudra prendre RDV 12 mois à l'avance chez le notaire, tellement ils sont débordés de telles demandes.
    La rentabilité locative est plus que jamais en berne.
    Les investisseurs fuient l'immobilier en masse, engorgeant d'autant plus l'offre, face à une demande toujours aussi faible.
    La conjoncture est moins bonne qu'en 1998, et il est probable qu'on assiste à un retour aux prix de 1998.
    De plus en plus de gens ont besoin de garder leur mobilité pour s'adapter au marché du travail. C'est incompatible avec la propriété actuellement.
    Ajoutez à cela qu'une augmentation de 1% des taux d'emprunts entraine mécaniquement une baisse de 15% des prix des vendeurs. Un enorme manque à gagner pour eux.
    Chacun de ces arguments est suffisants pour justifier une baisse de l'immobilier, alors en cumulé... Il n'est pas du tout exclu d'assister à une vente panique et à un retour aux prix de 1998-2000 d'ici pas longtemps.

    Il ne fera pas bon d'être propriétaire durant l'éclatement de la bulle immobilière.


En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...