Interview
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InterviewInterviewmardi 18 octobre 2011 à 17h43

Mal-logement : "On ne peut pas ne pas trouver de solution"


Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL
Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL
Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL (©dr)

A l’appel de l’association Droit au logement (DAL), les familles sans-logis du square Boucicaut, dans le 7ème arrondissement de Paris, s’installent pour 24 heures devant la préfecture d’Île-de-France, dans le 15ème. Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole de l’association Droit au logement (DAL), avec qui nous nous étions déjà entretenus à la fin du mois d’août, explique les raisons de ces premières « 24 heures des sans-logis et des Dalos ».

(LaVieImmo.com) - La situation des familles de Boucicaut a-t-elle évolué depuis le mois d’août ?

Jean-Baptiste Eyraud : Non. Rien n’avance. Les familles sont dehors depuis la mi-juillet, elles occupent toujours le square Boucicaut dans la journée et passent la nuit dans les locaux du DAL, rue de la Banque ou au sein des campements installés à Montreuil et à la Courneuve. L’Etat a prouvé qu’il n’était pas partie prenante dans la résolution du problème. Il laisse ces familles et les associations qui les aident se débrouiller toutes seules.

Vous avez récemment rencontré Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement. Qu’est-il ressorti de cette entrevue.

Jean-Baptiste Eyraud : Rien. Nous avons exposé la situation des familles sans-abri à M. Apparu, qui en a pris note mais ne s’est engagé sur aucun point. Nous avons décidé de tourner, une nouvelle fois, vers la préfecture de la région Île-de-France. Les familles de Boucicaut vont s’installer pour 24 heures sur la place Albert Cohen, dans le 15ème arrondissement, à proximité du site de la préfecture. Nous sommes décidés à passer la nuit là-bas, en espérant que le nécessaire sera enfin fait pour obtenir un hébergement décent des sans-abri du square Boucicaut et le relogement des quelques trois cents familles Dalo, qui n’attendent rien de plus qu’une application de la loi sur le droit au logement opposable.

Le DAL n’en n’est pas à sa première manifestation devant la préfecture… Qu’attendez-vous de cette nouvelle intervention ?

Jean-Baptiste Eyraud : Nous n’abandonnons pas le combat. Au besoin, nous organiserons d’autres campements, provisoires ou de plus longue durée, devant la préfecture ou ailleurs. Ces opérations ne sont pas en vain. Les évènements de cet été ont été assez largement relayés par la presse, qui commence à s’intéresser au problème des sans-abri et des mal-logés à d’autres moments qu’à celui de la trêve hivernale. D’autre part, nous sentons qu’un mouvement est en train de naître, qui regroupe plusieurs travailleurs sociaux de l’urgence, des collectifs de mal-logés et diverses associations. Ensemble, nous avons mis sur pied le collectif « Urgence ! Un toit », qui lancera prochainement un appel pour une nouvelle Nuit Blanche des Sans-abri, le 10 novembre prochain. Toutes ces actions finiront par payer. L’hiver arrive, il est inadmissible de penser qu’on pourrait ne pas trouver de solution.

Propos recueillis par Emmanuel Salbayre - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 24/10/2011 à 11:47 par Liam

    L'immobilier fabrique des millionnaires

    Le million! La France est championne dEurope des millionnaires! On a du mal à croire cette étude du Crédit suisse. La France compte 2,6 millions de millionnaires en dollars (730.000 euros), cest davantage quau Royaume-Uni, en Suisse, ou en Allemagne! Et leur nombre continue daugmenter : +18% en un an. Lexplication tient en un mot : immobilier. Limmobilier représente les deux tiers du patrimoine des Français. En dix ans, les prix ont plus que doublé, 130% de hausse. Qui dit mieux?

    Maintenant, peut-on poser la question taboue, ouvrir le débat interdit? Pourquoi les plus-values immobilières sur les résidences principales ne sont-elles pas taxées? Après tout, cette étude du Crédit suisse montre bien quil sest constitué des fortunes colossales dans limmobilier (bien plus que par le travail). Et curieusement, devant cette avalanche de milliards, lÉtat a renoncé à toute taxe, même pas la moindre CSG pour financer la Sécurité sociale!

    Nous avons une fiscalité à lenvers. Le boulanger qui se lève tôt le matin pour travailler, est matraqué. La fiscalité sur le travail sélève à 51,7%. Celui qui prend des risques en investissant dans les entreprises voit ses plus-values taxées à 32,5%. En revanche, sur limmobilier, rien, zéro impôt sur les plus-values. On garde tout pour soi. Régime Bahamas!

    Et cest même mieux, lÉtat vous aide! Véridique, lÉtat subventionne limmobilier et dépense chaque année 2,5 milliards deuros en prêt à taux zéro. Une politique procyclique qui pousse les prix à la hausse. Exactement, comme si en pleine bulle boursière, on donnait de largent aux boursicoteurs pour les aider à acheter des actions! Avec, à la clé, le risque de créer une bulle qui finira par exploser. Il est donc urgent de faire tout le contraire. Supprimer les aides à lachat et taxer les plus-values. Il y a des milliards à récolter, une bulle immobilière à éviter, et un triple A à conserver!

  • 0 Reco 20/10/2011 à 14:10 par Bailleur

    C'est très bien ctte pénurie, moi je me fais plein de fric en ne foutant rien!


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