Interview
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InterviewInterviewjeudi 23 août 2012 à 09h03

"Peut-être que le marché dunkerquois se relancera en 2014..."


L'agence Arcadim, à Coudekerque-Branche
L'agence Arcadim, à Coudekerque-Branche
L'agence Arcadim, à Coudekerque-Branche (©DR)

Comme dans de nombreuses autres communes françaises, le marché immobilier de Dunkerque, dans le Nord, connaît quelques difficultés. C’est ce que nous a expliqué Aymeric Barroy , le responsable de l’agence Arcadim.

(LaVieImmo.com) - Comment se porte le marché dunkerquois en ce moment ?

Aymeric Barroy : Cela reste un avis personnel, mais je trouve que le marché est plus instable qu’avant. Le premier semestre a été assez compliqué, on verra bien comment cela se passera pour le deuxième… C’est en tout cas beaucoup plus difficile pour nous cette année que l’an dernier. 2011 avait été plutôt bonne. L’introduction du PTZ+, notamment, nous avait permis d’avoir un peu plus de transactions. Il m'est difficile de donner des chiffres précis, mais je dirais que cette année, on a perdu entre 20 et 30 % d’acquéreurs par rapport à 2011…

Quel est le profil type des acquéreurs à Dunkerque ?

Aymeric Barroy : On a beaucoup de primo-accédants. Puisqu’il s’agit de leur premier achat, ils ont généralement un budget assez réduit, 150 000 euros maximum. 90 % d’entre eux recherchent une petite maison avec un jardin, avec quelques travaux, pour 130 000 à 140 000 euros. Par exemple, un jeune couple de 25 ans - les deux sont en CDI - a récemment acheté une maison de 3 chambres, avec un jardin, et qui nécessite quelques rénovations. Elle est située à Coudekerque-Branche et a coûté 120 000 euros.

Vous parlez de maisons, vendez-vous aussi des appartements ?

Aymeric Barroy : Oui, même si nous avons principalement affaire à des maisons. Il y a davantage d’appartements au centre de Dunkerque et à l’Est de la ville, comme dans le quartier de Rosendaël. Notre agence s’occupe plutôt de l’Ouest de Dunkerque, par exemple de Saint-Pol sur Mer, ou de Coudekerque, où il y a plus de maisons. On vend cependant quelques appartements, comme ce 65 m² à Coudekerque, qui est parti pour 80 000 euros.

Quels sont les secteurs les plus demandés ?

Aymeric Barroy : Les acheteurs cherchent d’abord à Dunkerque même, notamment à Rosendaël, ou à Malo les Bains, dans des coins proches de la mer. Mais vu que les prix y sont élevés, ces biens sont inaccessibles pour beaucoup de nos clients, qui s’intéressent ensuite généralement à des endroits comme Petite Synthe, à l’Ouest de la ville.

Quel avenir voyez-vous pour le marché dunkerquois ?

Aymeric Barroy : Difficile à dire. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Si vous m’aviez posé la même question fin 2011, je vous aurais dit que le marché est bien reparti, avec de bonnes transactions. Là, nous traversons une année vraiment compliquée. Je pense que durant tout 2012, les prix vont continuer de baisser, comme en 2013. Peut-être que le marché se relancera en 2014 ? Vous savez, Dunkerque est une ville profondément industrielle. Quand l’industrie va mal, la population tousse !

Propos recueillis par Laura Makary - ©2016 LaVieImmo
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