Interview
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InterviewInterviewmercredi 18 juillet 2012 à 09h09

PTZ+ dans l'ancien rénové : "Le chemin des travaux est long !"


Jérôme Robin, PDG de Vousfinancer.com
Jérôme Robin, PDG de Vousfinancer.com
Jérôme Robin, PDG de Vousfinancer.com (©dr)

Jérôme Robin, PDG de Vousfinancer.com, revient sur la récente réforme du prêt à taux zéro renforcé (PTZ+), ouvert depuis le 1er juin dans l’ancien aux travaux de rénovation. Si pour le dirigeant, « sur le principe c’est une bonne nouvelle », la situation n’en demeure pas moins « complexe » pour les prétendants à l’accession. Explications.

(LaVieImmo.com) - Un arrêté du 3 mai 2012 modifie les conditions d’éligibilité du PTZ+. Certains travaux dans les logements anciens destinés à améliorer ces derniers y donnent à nouveau accès. Une bonne nouvelle ?

Jérôme Robin : Sur le principe, oui, c’est une bonne nouvelle. Il est à nouveau possible de réhabiliter l’ancien grâce à une aide fiscale, réservée à certains travaux. Mais le problème réside dans la mise en œuvre de ces derniers, particulièrement contraignante. Or, depuis la fin du PTZ dans l’ancien, au début de l’année, tout une partie des primo-accédants ont en effet vu leur accès au crédit chuter. C’est pourtant précisément cette catégorie que l’Etat devrait chouchouter.

Quelles sont ces contraintes ?

Jérôme Robin : Il s’agit de rénovations lourdes. Sur les fondations, notamment, ou la surélévation des logements. Egalement, tout ce qui porte sur l’isolation, la charpente, ou qui est destiné à améliorer la structure de l’ouvrage. Ce sont des travaux lourds, durs à mettre en œuvre ; on est loin des travaux de peinture ou de plomberie… J’estime que les principaux bénéficiaires de cette mesure sont les acquéreurs de granges ou d’anciennes bâtisses à la campagne. L’exception dans le logement social pour le cas où le locataire rachèterait le bien au bailleur social avait été conservée, mais cela relève plus de l’effet d’annonce que du véritable avantage. Car ce type de transaction est résiduel, et se font au prix de délais de ventes très longs.

Peut-on encore considérer le PTZ+ comme intéressant ?

Jérôme Robin : Il n’est plus très accessible. Son taux de TVA est différent du taux classique pour les travaux de rénovation, à 19,6 % au lieu de 7 %. Il y a donc un calcul à faire. Il y a par ailleurs un risque que les transformations entreprises ne soient pas acceptées. La mécanique générale du PTZ+ reste enfin assez complexe… L’Etat, s’il a bien la volonté de relancer le marché immobilier, est, me semble-t-il, passé à côté de la plaque dans cette réforme. Aujourd’hui, on sent une réelle démotivation des accédants, qui se sentent exclus, par un effet d’érosion. Notons néanmoins que les banques, naguère réticentes, jouent aujourd’hui le jeu du financement.

Quels conseils pouvez-vous donner aux particuliers qui voudraient se lancer dans ces travaux ?

Jérôme Robin : D'abord, ne pas perdre de vue que le chemin des travaux est long : on ne fait pas la réhabilitation totale d’un bien en 9 mois. Comptez plutôt 12, voire 18 mois. Il faut également conserver toutes les factures extérieures de ces travaux. Mais surtout, le projet immobilier doit être appréhendé pour ce qu’il est : c'est-à-dire que le cœur de l’opération doit être le bien en lui-même. L’impératif, encore une fois, doit être de veiller à ce que le taux de TVA corresponde bien à 19,6 %. Enfin, il vaut mieux s’entourer de professionnels pour réaliser une telle opération.

Propos recueillis par Léo Monégier - ©2016 LaVieImmo
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  • 0 Reco 19/07/2012 à 12:43 par LUDO

    CA NE SERS A RIEN SES DISPOSITIFS ! ! !

  • 0 Reco 18/07/2012 à 20:04 par antoine

    ce ptz pour lancien ne sert a rien et cest bien trop complique..... de l'attrape nigot


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