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La Vie immobilière N° 6Paru le dimanche 1 avril 2007 à 00h00

L'atout de la régularité


La sécurité a théoriquement un prix. Pourtant, les fonds les moins volatils, les plus sûrs, ne sont pas les moins performants. Explications.

La volatilité d'un fonds d'investissement mesure l'amplitude des variations de son cours et permet ainsi d'apprécier la régularité de sa performance. Plus la volatilité est élevée, plus le fonds est considéré comme risqué. En effet, si son détenteur souhaite récupérer son épargne à un instant donné, il s'expose à vendre ses parts dans un creux de marché et à enregistrer une performance nettement moins séduisante que celle espérée quelques jours plus tôt... Evidemment, le même épargnant pourra avoir la chance de vendre ses parts sur un pic... Dans tous les cas, il est utile d'étudier attentivement cet indicateur avant de souscrire.

Pour la catégorie des fonds investis en actions immobilières et foncières, la volatilité moyenne est relativement homogène : de l'ordre de 13 après la baisse du marché entre le 23 février et le 2 mars, avec tout de même un écart de 9 points entre les deux extrémités du classement. La situation est cependant exceptionnelle. L'univers d'investissement étant composé de quelques grands titres qui se retrouvent dans la plupart des portefeuilles, la régularité prime.

Dans le détail (voir tableau ci-dessous), les fonds les moins volatils sont aussi les moins performants. Mais parfois, la prudence paie. Le gérant de BMM Pierre Capitalisation, par exemple, a consacré une part non négligeable de son portefeuille à des liquidités. Et s'en est bien sorti récemment, d'où un gain sur les douze derniers mois de 30,03 %, en ligne avec la moyenne de l'ensemble (31,58 %). Derrière, la gérante des deux fonds CM Actions Pierre et CIC Pierre - aux portefeuilles équivalents - joue également la prudence. Les liquidités représentent entre 5 et 10 % du portefeuille et le poids des valeurs britanniques - les plus volatiles - est inférieur à ce qu'il est, par exemple, dans les indices de référence. Enfin, la présence de titres issus de secteurs para-immobiliers, comme la construction (Bouygues...), a fait baisser la volatilité des deux fonds.

Les indiciels pénalisés

A l'opposé - à l'exception de HSBC Immobilier, qui a souffert dans la baisse d'une gestion de conviction marquée -, les plus volatils dans la catégorie sont des fonds indiciels. Logique : leurs portefeuilles se contentent de répliquer la composition d'un indice. Mais ce ne sont pas les plus performants. Quant à HSBC Immobilier, il pointe à la 46e place avec un gain de 26,85 %. Surprise, MMA Immobilier, le meilleur de la catégorie sur les douze derniers mois, affiche, avec un gain de 38,60 %, une volatilité qui le situe à la 42e place. Le gérant du fonds attribue ce bon résultat à la stabilité de son portefeuille, à son internationalisation, mais aussi à son absence d'un marché comme l'Espagne... très volatil en 2006

Jean-François Tardiveau

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