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La Vie immobilière N° 5Paru le jeudi 1 mars 2007 à 00h00

L'exigence au prix fort à Beaulieu-sur-Mer (06)


Aux portes de Monaco, sur les côtes escarpées des Alpes-Maritimes, les étrangers entretiennent toujours la flambée.

Lorsque j'ai visité ce trois-pièces de 90 m2, je l'ai expertisé 750 000 euros il y a quelques années. Les propriétaires demandaient 900 000 euros pour ce bien payé 230 000 euros en 1999. Pour obtenir le mandat, je me suis aligné sur leurs prétentions, mais sans y croire », reconnaît ce professionnel. A sa grande surprise, l'affaire s'est vendue en un mois et sans un euro de négociation ! Les acquéreurs ? Des Irlandais ravis de s'offrir un pied-à-terre sur la Riviera pour le prix d'un appartement dublinois. « La quasi-totalité de notre clientèle est étrangère, majoritairement du Royaume-Uni et des pays nordiques », confirme Maryll Fontanive, directrice de l'agence Blue Alliance. Les Berlugans, à l'exception des cadres qui travaillent sur la principauté de Monaco, ne peuvent plus suivre les prix pratiqués.

Calme et volupté

La cote du mètre carré dans la commune à la plus petite superficie de France a de quoi dissuader les autochtones. Pour s'installer en centre-ville, autour du boulevard Marinoni ou de la place du Marché, il faut compter un minimum de 5 000 euros le mètre carré pour un appartement le plus souvent sans parking. Les prix grimpent à 7 000 euros lorsque le produit dispose d'une terrasse ensoleillée avec une vue dégagée. Comme ce beau deux-pièces de 70 m2 avec la cuisine à refaire, parti à 500 000 euros. Les bâtiments étant très rapprochés les uns des autres, seuls les étages élevés offrent un panorama sur la Grande Bleue. « Ces produits rarissimes se négocient de plus en plus cher, jusqu'à 10 000 euros le mètre carré », souligne Evelyne Camellini, de l'agence Dumas. Récemment, un 60 m2 refait avec goût dans un immeuble des années 1970 est parti à 636 000 euros. Avec 1 million d'euros, il est possible de convoiter une centaine de mètres carrés dans un immeuble début de siècle avec terrasse ouvrant sur une colline. Les belles demeures bien placées avec vue sur le cap Ferrat se négocient au-dessus de 10 000 euros le mètre carré. L'une d'entre elles, 200 m2 sur trois niveaux, est partie à 2,28 millions d'euros. Boulevard Edouard-VII, un quatre-pièces de standing dans une maison bourgeoise, avec vue sur la mer mais nécessitant de gros travaux, cherche preneur à 1,35 million d'euros. « Il devrait partir à 200 000 euros de moins », pronostique un spécialiste. Les acquéreurs sont de plus en plus exigeants. A ces prix-là, pas question de supporter les nuisances sonores de la voie de chemin de fer qui traverse la commune, ni celles de la basse corniche qui relie Nice à Monaco

Ariane Artinian

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