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La Vie immobilière N° 9Paru le dimanche 1 juillet 2007 à 00h00

L'exotisme est au Luxembourg


Les fonds de droit français sont performants, mais ceux du Grand-Duché ont désormais des atouts à ne pas négliger ...

D'un point de vue réglementaire, juridique ou fiscal, rien ne différencie les fonds de droit luxembourgeois de ceux de droit français. Parce que les formalités administratives d'enregistrement sont plus simples qu'en France et qu'un passeport luxembourgeois procure une bienveillante neutralité pour tous les épargnants d'Europe, les sicav du Grand-Duché sont l'apanage d'établissements soucieux de commercialiser leur offre sur tout le continent. Des établissements français qui les utilisent pour « exporter » leur savoir-faire, mais surtout des sociétés de gestion anglo-saxonnes qui, n'ayant pas pignon sur rue, ont pris ce parti pour vendre leurs fonds. A ce propos, dans quelle « famille » trouve-t-on les fonds investis en titres fonciers et immobiliers les plus performants ? Ce sont ceux de droit français ! Face à leurs homologues luxembourgeois, ils occupent les premières places des classements tant sur un an que sur trois ou cinq ans. Et quand les fonds du Luxembourg se hissent parmi les premiers, ils affichent parfois des caractéristiques particulières. Exemple : sur trois ans, le fonds Axa WF Aedificandi A Euro arrive certes dans le groupe de tête (+ 153,8 %), mais, créé par Axa pour être éligible au PEA, il n'est que l'alter ego d'Axa Aedificandi, un fonds de droit français qui n'a pas droit de cité dans l'enveloppe fiscale. Reste toutefois à ne pas généraliser. Henderson Europe PR Eq. A Eur, de la société Henderson Global Investors, est souvent bien placé, notamment sur trois ans (+ 159,12 %). Mais il affiche des frais de gestion plus élevés que ses homologues français investis sur l'Europe et souvent aussi performants.

Réputation mondiale

Faut-il rester à l'écart des fonds du Grand-Duché ? Non, car certains ont des atouts. En général gérés par des établissements étrangers de réputation mondiale et aux moyens importants pour aborder des marchés immobiliers internationaux, voire exotiques, ils permettent souvent de diversifier avantageusement ses investissements. Ainsi, on compte pas moins de neuf fonds luxembourgeois investis sur la région Pacifique, huit sur les Etats-Unis et vingt-sept sur le monde entier, contre seulement huit de droit français sur le monde et aucun sur l'Asie ou les Etats-Unis. Or ces marchés, dans le Pacifique par exemple, réalisent de belles performances (voir tableau), tandis que ceux sur le Vieux Continent affichent une certaine maturité. Le moment peut donc être propice pour certains épargnants d'élargir leur univers d'investissement... en passant les frontières du Luxembourg !

Jean-François Tardiveau

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