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La Vie immobilière N° 2Paru le samedi 11 août 2007 à 00h00

L'immeuble villa


Dans la ville de Val-de-Reuil, dans l'Eure (27), l'architecte Jean-Baptiste Piétri s'essaie à un genre hybride, mi-collectif mi-individuel. Une architecture sagement contemporaine.

Ni un immeuble, ni un ensemble de maisons... Les logements du Domaine-du-Val, un nouveau quartier en développement à Val-de-Reuil, ville nouvelle à mi-distance entre Paris et Rouen, mêlent les avantages des logements collectifs à ceux de l'habitat individuel. Sécurité et convivialité autour des espaces partagés, accès indépendants et volumes sculptés afin que chacun reconnaisse « sa » façade et « sa » maison. L'ensemble formera un village de cent trente logements (constructibles en deux phases). Les bâtiments les plus hauts culmineront à R+4 pour ne pas détonner dans le paysage pavillonnaire voisin.

« Je crois que les habitants de cette ville nouvelle ont eu leur dose d'architecture contemporaine depuis les années 1970, explique l'architecte, Jean-Baptiste Piétri. Plutôt que de tenter un nouvel exploit, j'ai voulu renouer avec un habitat fonctionnel et raisonnable, sans tomber pour autant dans le pastiche du pavillon normand. » Aucun risque : comme il était trop coûteux d'enterrer les places de parking, des box fermés forment le socle du rez-de-chaussée. Au-dessus et autour, des maisons de ville, des duplex ou des appartements posés les uns sur les autres s'organisent en cubes aux volumes généreux, autour de patios. Chaque cube distribue treize ou dix-sept logements et constituera une petite copropriété. Le coeur de ces îlots, les parties communes de l'ensemble, est ouvert à tous et l'architecte y voit déjà des fêtes ou des espaces joyeusement partagés. Accessibles par des entrées individuelles, au niveau de la cour ou en haut de quelques marches, largement éclairés par de grandes baies vitrées, tous les logements donnent sur des espaces extérieurs. Ceux construits au-dessus du socle central disposent de terrasses, de loggias ou de balcons de 15 m2 au moins. Autour, les lots en rez-de-chaussée s'ouvrent sur de vrais jardins.

Les promoteurs avaient depuis bien longtemps déserté cette ville nouvelle comptant plus de 80 % de logements sociaux. Le groupe Constructa, sous la marque Propria, en association avec la banque Morgan Stanley, a pris le risque de construire ces cent trente logements privés. A 2 100 euros le mètre carré, le marché existe. Les acheteurs ? Des habitants de la ville nouvelle, en majorité, qui attendaient depuis longtemps ce type d'offre pour devenir propriétaires

Catherine Sabbah

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