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La Vie immobilière N° 18Paru le dimanche 1 juin 2008 à 00h00

L'international bien placé


Sur la plupart des marchés immobiliers dans le monde, la situation s'améliore. Surtout en Asie. Mais on est loin d'une sortie de crise...

Les fonds immobiliers investis à l'international tiennent leur revanche ! Après avoir occupé le bas du classement en février, CAAM Actions Immobilier Monde et Elixime Sélect Real Estate A affichent les progressions les plus fortes depuis un mois (voir tableau). A l'aune des résultats enregistrés par les fonds de droit luxembourgeois, nettement plus portés vers les marchés internationaux que leurs homologues de droit français, ce sont les marchés immobiliers en Asie qui ont largement contribué à cette remontée. Avec des chiffres parfois impressionnants dans le contexte actuel : + 20 % au Japon, + 12 % à Hongkong, + 4 % à Singapour et en Australie, etc. Résultat, les meilleurs fonds du grand-duché enregistrent des hausses de près de 10 %. Selon les gérants, l'Asie profite d'un effet de rattrapage après avoir été sanctionnée début 2008. Les baisses des taux courts de la réserve fédérale commencent à faire leur effet et les mauvais résultats bancaires sont intégrés. Mais on est loin d'une sortie de crise. Mieux vaut parler d'une phase de normalisation, ce qui ne doit pas occulter certaines difficultés. Avec la présence de nombreuses sociétés de promotion immobilière résidentielle, l'Asie en général et la Chine et Singapour en particulier sont touchés par la crise du crédit qui, née de la défiance des prêteurs, impose des conditions plus restrictives aux emprunteurs. D'où des baisses de prix constatées. Pour réduire les risques, les meilleurs gérants privilégient les grandes sociétés foncières les moins endettées.

Prudence sur la zone euro

Aucun autre marché dans le monde ne peut se prévaloir d'une situation plus attrayante. Aux Etats-Unis, personne ne table sur une amélioration des home builders - ces compagnies construisant des biens immobiliers résidentiels - avant la fin du premier trimestre 2009. Quant aux sociétés foncières américaines, même si elles profitent de rendements corrects (4,5 %), elles sont suspendues à la consommation des ménages via l'activité des centres commerciaux et à la croissance économique via son parc d'immobilier d'entreprise. Difficile aussi de voir le Vieux Continent faire beaucoup mieux. Ainsi, à Londres, la crise financière a été à l'origine d'une baisse des loyers à la City, alors qu'ils avaient augmenté de 15 % en 2007. Enfin, sur la zone euro, les décotes constatées sur les valorisations des grandes sociétés foncières sont désormais nettement moins importantes. D'où une phase de stabilisation et une prudence accrue de la part des gérants, en attendant, notamment, une amélioration sur le marché du crédit. Qui sera sans doute longue à venir

Jean-François Tardiveau

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