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La Vie immobilière N° 8Paru le vendredi 1 juin 2007 à 00h00

L'une à Paris l'autre à Arles


Pour concilier travail et qualité de vie, Jean-Christophe partage sa vie entre son appartement boulonnais près du parc des Princes et son duplex avec terrasse à Arles.

La plus grande partie de l'année, Jean-Christophe habite un 115 m2 juste à côté du parc des Princes. Ce patron d'une petite agence de presse loue cet appartement pour être près de son ex-femme et de ses enfants, qui habitent Boulogne-Billancourt, et de Paris. « Je garde mes enfants une semaine sur deux. Pour l'école et le travail, je dois habiter ici. Mais je n'aime pas vraiment mon quartier actuel. J'avais besoin de trouver un endroit où pouvoir respirer. »

Septembre 2006 Je me décide à acheter à Arles

« J'ai toujours eu envie de revenir m'installer dans le Sud. J'ai passé mon enfance à Arles et mes parents vivent encore dans la région, dans un petit village à 20 kilomètres. Et puis, la Provence, c'est un art de vivre qui n'a rien à voir avec Paris. » Les enfants ont grandi et l'entreprise qu'il a fondée en 1999, marche bien. Alors, pendant le mois d'août, Jean-Christophe se décide à sauter le pas. Première étape, se renseigner sur le financement. Il ne doit pas oublier qu'il va continuer à payer son loyer à Boulogne : 2 300 euros par mois. Sa banque affirme pouvoir lui faire un prêt d'un montant de 280 000 à 290 000 euros. Jean-Christophe s'adresse à une agence immobilière, lui demandant de rechercher un appartement à Arles. Ne trouvant rien, elle fait donc appel à un autre professionnel qui lui-même en contacte un troisième... Enfin, le 8 septembre, Jean-Christophe visite un bien : un duplex de 85 m2, avec une terrasse, très proche du centre d'Arles, mis en vente à 260 000 euros. Refait il y a six ans, il appartient à une SCI détenue par deux frères. C'est de cette rénovation que date la cuisine, installation en inox évaluée à elle seule 15 000 euros. Jean-Christophe, aussitôt séduit, décide de l'acheter, en laissant aux intermédiaires le soin de négocier. « Pendant ce temps, je suis parti en Italie avec mes parents. J'étais sur la place de la Seigneurie à Florence quand j'ai appris que le propriétaire acceptait de céder le bien à 255 000 euros, frais d'agence inclus. »

Octobre 2006 Le prêt, le notaire et moi

De retour à Boulogne, il ne reste plus qu'à attendre la signature de la promesse de vente. C'est à ce moment-là que la tuile arrive. « Quand je suis retourné voir ma banque pour confirmer le prêt aux conditions promises à la fin du mois d'août - un taux de 3,6 % assurances incluses et un remboursement anticipé sans pénalité -, elle me l'a refusé. En fait, un nouveau directeur d'agence avait été nommé depuis ! » Les négociations recommencent, avec le 23 septembre comme date butoir, celle de la signature de la promesse de vente. « On m'avait assuré que le propriétaire était tellement sûr de lui qu'il ne signerait pas si je n'avais pas obtenu mon prêt. J'ai commencé à m'inquiéter. » Le jour fatidique arrive : toujours pas de crédit... « Heureusement, le vendeur était beaucoup plus sympathique que ce que l'on m'avait dit. Il n'a pas fait de difficultés », sourit Jean-Christophe. Après avoir mis en concurrence, un peu tard, une deuxième banque, il finira par obtenir au début du mois d'octobre un prêt de 255 000 euros sur quinze ans à un taux de 3,95 % hors assurances.

Entre-temps, il a fallu passer devant le notaire. Le 23 septembre, jour de signature de la promesse de vente, ce dernier commence la réunion en présentant un acte totalement erroné : le prix n'est pas le bon, il ne s'agit même pas de l'appartement en vente et il faut donc faire tous les papiers sur-le-champ. En plus, au milieu de la réunion, le notaire s'isole trois quarts d'heure avec le vendeur pour régler les problèmes de parts de SCI (société civile immobilière). « Résultat : la bonne promesse de vente a été signée au bout de deux heures. » Mais le notaire ne s'est pas arrêté là. Le 28 novembre, Jean-Christophe reçoit à Boulogne un coup de fil de son agent immobilier. « Il m'a demandé si je confirmais le rendez-vous pour signer l'acte définitif de vente le 30 novembre à 16 heures. Le notaire ne m'avait jamais mis au courant. » Quand il arrive sur place, l'histoire se répète : aucun papier n'est prêt...

Décembre 2006 Je m'installe dans ma nouvelle vie

L'acte de vente est enfin signé ; une fois surmontés les problèmes d'emménagement dus à l'étroitesse de la rue, Jean-Christophe peut enfin commencer à profiter de ses deux maisons. Hormis les rendez-vous et les conférences de presse, le travail peut se faire à domicile, ce qui permet à Jean-Christophe de pouvoir passer dans le Sud plus d'une semaine par mois. Depuis début janvier, il est déjà allé cinq fois dans son duplex arlésien, pour des durées de quatre à cinq jours en moyenne. « Le trajet porte-à-porte me prend une demi-journée. C'est suffisamment court pour me permettre de partir même juste un week-end. » Et Jean-Christophe se rend dans son second domicile avec un plaisir grandissant. « C'est une véritable respiration. A Arles, je ne suis pas stressé, je profite du temps et de l'ambiance... Par exemple, j'ai assisté pour la première fois à la Feria. Trois jours de fête ininterrompue : j'ai adoré. »

Si, pour l'instant, Boulogne-Billancourt reste son lieu de résidence principale, il a bien l'intention d'inverser les rôles, au fur et à mesure que son travail le permettra. « En fait, je suis aussi content d'aller à Arles que de revenir à Paris. C'est un vrai bonheur que de pouvoir profiter des deux univers. Tout est une question d'équilibre... »

Jean-Marie Benoist

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