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La Vie immobilière N° 7Paru le mardi 1 mai 2007 à 00h00

Le réveil de Saint-Etienne (42)


Après deux décennies de stagnation, le marché immobilier stéphanois décolle enfin. C'est le moment d'investir avant que les prix ne se mettent à grimper.

Avec un bond de 15 % sur un an, Saint-Etienne enregistre la plus forte hausse parmi les villes de province, pour atteindre un prix moyen au mètre carré de 1 400 euros. Une augmentation à relativiser : les prix figuraient parmi les plus bas de France et stagnaient désespérément depuis une vingtaine d'années. Un rattrapage naturel, donc, mais dû également aux retombées de l'incontestable relance d'une ville endormie depuis les années 1970 après la gloire des Verts et des années foot.

Le marché de l'immobilier a été dopé grâce à plusieurs initiatives lancées par une équipe municipale dynamique : la rénovation des places du centre-ville, la mise en circulation d'une deuxième ligne de tramway, l'ouverture de la Cité du design, l'implantation de l'un des plus grands magasins Ikea de France, la construction d'un nouveau siège du distributeur Casino... Cerise sur le gâteau, de nouveaux programmes sortent de terre et plus de 300 logements sont actuellement proposés à la vente.

L'ancien enregistre également un coup de fouet. Les propriétaires commencent à rénover leurs biens - réflexe nouveau à Saint-Etienne -, ce qui contribue à la valorisation du patrimoine et par ricochet à la hausse des prix. Ainsi, dans le quartier excentré du Soleil, dans une ruelle calme, un loft refait à neuf, avec deux chambres, une cave et un parking, est proposé à 95 000 euros, soit 1 350 euros le mètre carré. Pour le même prix, on peut s'offrir un quatre-pièces en duplex de 90 m2 avec deux chambres mansardées et une très belle vue sur la ville. Dans l'hypercentre, place Dorian, au dernier étage d'un bel immeuble 1900, un trois-pièces de 70 m2 vient de partir à 90 000 euros, soit moins de 1 300 euros le mètre carré. Un bien qui devrait rapidement prendre de la valeur.

Appartements à rénover

Les bricoleurs, ou ceux qui n'ont pas peur de se lancer dans des travaux importants, peuvent également réaliser de bonnes affaires, comme on en trouve peu aujourd'hui dans les grandes villes. Ainsi, un couple de primo-accédants vient d'acquérir pour 70 000 euros un T3 de 62 m2 situé en plein centre-ville (moins de 1 150 euros le mètre carré). Dans le bas du quartier de la Cotonne, un 63 m2, également à rénover, situé dans un immeuble des années 1960, n'a toujours pas trouvé preneur à plus de 70 000 euros, soit 1 100 euros le mètre carré.

Si les prix grimpent à Saint-Etienne, c'est également à cause de l'arrivée d'une nouvelle population venue d'autres régions, cadres mutés chez Casino ou Ikea, ou de Lyonnais attirés par des prix encore peu élevés. « On peut imaginer que, vu son attractivité immobilière et la liaison TER reliant les deux villes toutes les vingt minutes, Saint-Etienne deviendra demain un nouveau quartier de Lyon », estime maître Bazaille, président de l'Observatoire national du marché immobilier des notaires

Catherine Lagrange

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