Magazine immobilier
LaVieImmo.com
Les archives du magazine La Vie Immobilière
La Vie immobilière N° 3Paru le vendredi 1 décembre 2006 à 00h00

Les nombreux atouts des SCPI '' murs de magasins ,,


Les murs de boutiques offrent un rendement attrayant et peu risqué. Il peut être judicieux de miser sur ces commerces via une société civile de placement immobilier.

Les murs de magasins restent un placement séduisant et peu risqué. Cependant, l'offre est restreinte et l'investissement demandé peut être important pour un particulier. Pourquoi, alors, ne pas souscrire des parts dans une société civile de placement immobilier (SCPI) « murs de magasins », spécialisée dans la gestion de baux commerciaux ? Ces placements ont obtenu en 2005 une rentabilité de 6,81 %. Leur performance globale (rendement ajouté à l'augmentation du prix de la part) a atteint 11,12 % cette même année. Pas si mal, d'autant que ce produit résiste plutôt bien aux aléas du marché. « Traditionnellement, les murs de boutiques sont moins sensibles aux variations cycliques que l'immobilier d'habitation. Un magasin situé en centre-ville ou dans un complexe commercial est rarement vacant. Lors de l'éclatement de la bulle immobilière, dans les années 1990, ces placements sont parmi les seuls à avoir résisté à la baisse des revenus de la pierre papier », explique Daniel While, de l'Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF). Mais cette qualité a un coût. Le rendement, certes intéressant, reste en deçà de celui des SCPI diversifiées, spécialisées dans l'achat de bureaux. Ces dernières attirent d'ailleurs plus de capitaux.

Une rude concurrence

Quinze sociétés se concentrent sur les murs de boutiques. Elles investissent en moyenne les trois quarts de leur patrimoine dans des locaux commerciaux, le reste dans les bureaux. Leur capitalisation totale s'élève à près de 1,3 milliard d'euros, soit 10 % du marché des SCPI non fiscales. Un montant peu élevé, d'autant qu'il doit beaucoup au poids lourd du secteur, Immorente, dont la capitalisation représente presque la moitié de cette somme. Ces sociétés de taille très variable ont souvent des objectifs propres. « Les SCPI ont toutes des stratégies d'achat différentes. Certaines parient sur les petits commerces, d'autres sur les centres commerciaux. Certaines privilégient les villes moyennes », détaille Daniel While.

D'une façon générale, les boutiques de centre-ville sont très recherchées. La concurrence est d'ailleurs rude pour obtenir les emplacements de premier choix. Les compagnies d'assurances et les banques se positionnent aujourd'hui sur ce créneau car les risques d'impayés sont rares. « Les commerçants, pour qui la revente de leur fonds de commerce constitue une part de leur retraite, ont l'obligation d'être à jour des loyers s'ils souhaitent le céder. De plus, le propriétaire peut prévoir dans le bail une clause exigeant un dépôt de garantie de six mois, ce qui le prémunit de risques d'impayés et lui laisse le temps d'engager une procédure en cas de litige », explique Jean-Marc Peter, de la SCPI Immorente. Mais, ces précautions ne doivent pas empêcher le souscripteur de surveiller les investissements de ces sociétés, qui doivent d'ailleurs être rendus publiques

Jorge Carasso

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...