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La Vie immobilière N° 6Paru le dimanche 1 avril 2007 à 00h00

Les nouveaux atouts du 20e à Paris


Le 20e, un quartier vieillot et pas cher ? Plus vraiment. Les hauteurs de l'Est parisien attirent aujourd'hui jeunes cadres et couples aux revenus confortables. Les prix les plus doux sont à chercher près des boulevards des Maréchaux.

Belleville, Ménilmontant, Gambetta... des noms qui fleurent bon le Paris ouvrier. Pourtant, un appartement sur les hauteurs de l'est de la capitale se monnaie aujourd'hui fort cher. « Le quartier s'est embourgeoisé. Les classes populaires partent en banlieue, les nouveaux venus viennent du centre et de la rive gauche. Ils profitent du produit de la revente d'un bien pour acheter plus grand ici », note Gilbert Dénon, de l'agence Cassiopée. Nicolas Hermann, de Century 21 Saint Fargeau, acquiesce : « Le secteur se renouvelle fortement. Beaucoup de ventes sont le fruit de successions et les nouveaux arrivants ont des revenus confortables. Ils redynamisent le quartier », estime-t-il.

Autour du Père-Lachaise

Avec un mètre carré compris entre 5 000 et 5 500 euros, voire 6 000 euros pour de beaux produits bien situés, le 20e arrondissement réduit progressivement l'écart qui le sépare des arrondissements réputés plus bourgeois. Témoin ce deux-pièces de 48 m2, au métro Jourdain, avec moulures, cheminée et parquet, mis en vente à 289 000 euros, soit 6 020 euros le mètre carré. Sans surprise, les abords du cimetière du Père-Lachaise et le haut de Belleville concentrent les transactions les plus onéreuses. « Difficile d'être au-dessous de ces tarifs car les vendeurs savent que les acheteurs ont ces localisations en tête quand ils explorent le quartier », observe Nicolas Hermann.

Certes, la proximité de ces adresses n'est pas tout. Les immeubles de cachet, rares dans cette partie de la capitale, se négocient à des tarifs très élevés. Ainsi, ce quatre-pièces de 67 m2 avec moulures, parquet et balcon, dans une construction en brique des années 1930, près du métro Saint-Fargeau, a trouvé preneur à 399 000 euros, soit 5 995 euros le mètre carré. « Alors que les transactions à cette hauteur de la ligne de métro tournent plutôt autour de 5 000 euros », explique Nicolas Hermann. Pour des prix plus intéressants, mieux vaux miser sur des immeubles en crépi ou des édifices datant des années 1970, nombreux dans cet arrondissement. Près de la place de la Nation, un 56 m2 dans un bâtiment des années 1960 a changé de mains pour 306 000 euros, soit un mètre carré à 5 400 euros. « Un tarif moins cher que dans le 12e, tout proche », juge sa propriétaire.

Décote dans les quartiers populaires

La structure architecturale assez modeste de ce côté de la place de la Nation entraîne en effet un léger rabais. « Ici, les prix s'affichent autour de 5 700 euros le mètre carré », indique Mathieu Dufat, de Guy Hocquet Immobilier. Les îlots excentrés ou moins bien desservis bénéficient eux aussi d'une décote. C'est le cas de biens situés près des boulevards des Maréchaux, du secteur des Vignoles, de Saint-Blaise ou de Télégraphe. Certains s'y négocient à partir de 4 500 euros. Ce n'est pas un hasard, ils se trouvent souvent près de barres de HLM.

Si ces secteurs restent moins prisés, ils peuvent tout de même cacher de beaux produits. Au métro Télégraphe, un appartement de 63 m2 avec 70 m2 de terrasse et vue sur tout Paris s'est négocié à 5 500 euros le mètre carré. A peine 4 000 euros si on pondère ce prix avec la surface de la terrasse

Jorge Carasso

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