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La Vie immobilière N° 6Paru le dimanche 1 avril 2007 à 00h00

Les pièges à éviter


Les clauses du contrat d'assurance lié à votre logement varient sensiblement d'un assureur à l'autre. Quelques conseils pour s'y retrouver.

Vous emménagez, faites l'acquisition d'une résidence secondaire ou louez un bien ? Une assurance habitation est indispensable. Multirisque, elle couvre les événements susceptibles d'affecter votre logement, vos meubles, votre famille. Son champ d'action varie selon les assureurs et les formules.

Une couverture plus ou moins étendue

Optez pour une couverture adaptée à vos besoins en étudiant les garanties offertes, leurs conditions d'application, les plafonds d'indemnisation. Les garanties incendie-explosion et événements naturels figurent d'office dans les contrats d'assurance habitation. D'autres risques sont couverts dans la grande majorité des cas : le dégât des eaux, le bris de glace, la responsabilité civile. Mais aussi le vol, à condition qu'il soit commis dans les circonstances prévues par le contrat. « Certains assureurs ne couvrent que les vols par "effraction extérieure de lieux clos", mais le seul fait d'escalader un mur ne constitue pas une effraction », prévient Isabelle Munier, de Testé pour vous. Le sinistre qui en résulte ne sera donc pas indemnisé.

Outre ces garanties de base, les assureurs proposent un large éventail d'options, pour garantir jardins et ameublement d'extérieur (MMA, AGF), bicyclettes et instruments de musique (Macif), bris d'objets (GAN Assurances), voire piscines et courts de tennis. Sans compter que, « pour des cas très particuliers (une roulotte aménagée dans le jardin, par exemple), il est aussi possible d'établir des clauses entièrement personnalisées », ajoute Annie-Claude Bassand, chez Maaf.

Bien évaluer son patrimoine

Résidence secondaire ou principale ? Studio ou quatre-pièces ? Propriétaire ou locataire ? Formule de base ou couverture étendue ? Autant d'éléments qui influent sur le calcul de votre cotisation. Autre critère déterminant : le montant du patrimoine à assurer (meubles, électroménager, objets de valeur...). « Une bonne évaluation du patrimoine mobilier est essentielle pour une juste indemnisation en cas de sinistre », souligne Isabelle Munier. Surévalué, il gonflera inutilement votre prime. Sous-évalué, il vous couvrira insuffisamment. Il est conseillé de réviser cette estimation tous les quatre ans, afin de tenir compte des achats et ventes susceptibles de modifier sa valeur.

Etudier attentivement toutes les clauses

Votre contrat vous impose quelques précautions : elles conditionnent votre indemnisation en cas de sinistre. Des petits gestes (fermer ses volets et sa porte à clé, couper l'arrivée d'eau en cas d'absence de quelques jours...) peuvent ainsi vous éviter de grosses déconvenues. Les assurés les mieux équipés (détecteurs de fumée, télésurveillance...) pourront même être exonérés de franchise (Maaf, GMF).

Une « clause d'inhabitation » est généralement prévue dans le contrat. Elle suspend votre couverture contre le vol en cas d'absence de votre domicile supérieure au nombre de jours fixé par votre police. Certains assureurs acceptent de maintenir la garantie moyennant une cotisation majorée. Dans la plupart des cas, l'indemnisation des objets de valeur (bijoux, métaux précieux, fourrures...) est plafonnée. Et les espèces, lingots, vins et collections de timbres sont souvent exclus de la garantie. Enfin, en cas de sinistre, veillez à respecter les délais de déclaration : cinq jours à partir du moment où vous en avez connaissance, deux en cas de vol

Muriel Breiman

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