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La Vie immobilière N° 19Paru le mardi 1 juillet 2008 à 00h00

Lyon Opportunités à Givors


Des affaires sont à saisir dans cette commune située au sud de la capitale rhodanienne... à condition de retrousser ses manches.

Depuis un an et demi, Givors, commune populaire un peu excentrée du sud de l'agglomération lyonnaise, à la porte du Pilat, connaît un attrait nouveau. Après son intégration à la communauté urbaine de Lyon, grâce à laquelle elle bénéficie du service de bus, les barrières sont tombées, et les jeunes acquéreurs, rebutés par les prix lyonnais, en découvrent les charmes : petites maisons de ville, anciens pavillons ouvriers, fermes restaurées ou à rénover. Mais surtout des tarifs qui restent encore très attractifs, même s'ils commencent ici aussi à grimper. Le prix moyen de la pierre se situe autour de 1 400 euros le mètre carré dans l'ancien, et entre 2 400 et 2 600 euros dans le neuf qui bénéficie d'une TVA à 5,5 % dans les zones Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine). Il ne faut après tout pas plus de 20 minutes en voiture pour rejoindre le centre de Lyon, et une liaison ferroviaire relie les deux villes toutes les demi-heures.

A Givors, on peut trouver à acheter à partir de 100 000 euros pour peu qu'on n'ait pas peur de remonter ses manches pour entreprendre des travaux. A ce prix-là, Romain, éducateur, et Vanessa, infirmière, viennent de dénicher un appartement de 85 m2 dans un immeuble datant des années 1930 qui bénéficie d'une belle vue sur la campagne environnante. Bien sûr, ils devront engager une importante rénovation, mais à Lyon les possibilités d'achat leur étaient devenues impossibles. Pour le même budget, ils auraient aussi pu s'offrir un plateau à aménager de 67 m2 dans un petit immeuble ancien dont les parties communes viennent d'être refaites à neuf.

Autre exemple, un ingénieur, père de quatre enfants, qui se heurtait aux mêmes problèmes de budget pour loger sa famille à Lyon, vient d'opter pour un appartement de cinq-pièces de 130 m2 situé en centre-ville dans une construction des années 1950. Bénéficiant d'une grande terrasse et de deux garages, le produit lui a coûté 185 000 euros. Il compte prendre le TER pour rejoindre le quartier de Gerland où il travaille.

70 m2 avec jardin pour 150 000 euros

Inattendus et totalement nouveaux dans cette banlieue populaire, des appartements typiquement urbains, comme ce duplex rénové par un architecte, éclairé par des puits de lumière et aménagé dans d'anciens ateliers du centre-ville, qui s'est vendu 230 000 euros pour 110 m2.

Côté maisons, sont accessibles dès 150 000 euros des petites habitations anciennes rénovées entre 60 et 70 m2 avec jardinet et garage dans un secteur pavillonnaire des années 1950. Pour 200 000 euros, un jeune couple d'employés avec un petit garçon vient d'investir dans une maison de 100 m2 agrémentée d'un joli jardin à l'anglaise. Ils ont longuement hésité avec une ancienne ferme restaurée sur les hauteurs de Givors, 120 m2, affichée 250 000 euros, mais dont ils n'ont pas réussi à faire baisser le prix

Catherine Lagrange

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