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La Vie immobilière N° 7Paru le mardi 1 mai 2007 à 00h00

Ma cabane sous les feuillages en Bretagne


Un lieu pour méditer, lire ou simplement fuir la réalité quotidienne... De plus en plus de personnes se laissent séduire par ce rêve d'enfant.

Du petit nid modeste au salon familial perché dans les branches, il suffit d'un arbre et d'un terrain (sans vis-à-vis direct) pour réaliser son rêve de gosse. La mode est arrivée en Bretagne et, depuis quelques mois, les constructeurs sont submergés de demandes. Il est vrai qu'ils sont très peu nombreux sur le marché. « Nous avons deux types de clients, ceux qui veulent retrouver la cabane dont ils ont rêvé ou qu'ils ont eue pendant leur enfance, et ceux qui veulent apporter ce rêve aux autres », explique le Jurassien Cédric Bolmont, PDG de l'entreprise éponyme, qui connaît un franc succès en Bretagne. « C'est une région où nous construisons beaucoup. Notre carnet de commandes est plein jusqu'à l'automne. » Mêmes délais pour La Cabane perchée (dans le Luberon), qui travaille aussi beaucoup à l'étranger. A la différence de Bolmont, qui monte ses cabanes directement sur site, La Cabane perchée les réalise en atelier, puis les démonte pour les installer sur place. Un travail de compagnons de très haut de gamme. « Pour les particuliers, les commandes concernent plutôt des petites cabanes de 9 à 10 m2 » précise Alain Laurens, directeur de La Cabane perchée.

C'est le tourisme qui a donné ici le coup d'envoi à ce type d'habitat. Le Domaine des Ormes, en Ille-et-Vilaine, en propose dix-huit aux amateurs de week-ends insolites. Le bouche-à-oreille fait le reste. A Ploemel, dans le Morbihan, Dihan, loueur de gîtes ruraux, vient d'en construire trois et ses visiteurs en redemandent. « C'est magique, témoigne une propriétaire. C'est inattendu. Tout bouge. On est bercé dans le vent au rythme des branches. Il faut aussi s'habituer aux craquements. » Un canapé, quelques livres sur une étagère, des bougies... voilà pour les aménagements les plus rustiques. Mais il y a plus luxueux, avec chauffage, douche et électricité.

25 000 euros pour 20 m2

Un échange de vues est indispensable entre le constructeur et le propriétaire pour déterminer la forme de la cabane et son accès (escalier en colimaçon autour du tronc, hélicoïdal, à volées droites, ou une simple échelle). Il faut ensuite choisir l'essence du bois de construction : du pin traité en autoclave au bois exotique, notamment le red cedar (très léger). Les prix varient en fonction du mode de construction, de la superficie, de l'essence choisie et des éléments de confort. Il y en a pour toutes les bourses : comptez au minimum de 20 000 à 25 000 euros pour une cabane simple de 10 à 20 m2 et 40 000 euros pour une construction plus grande. Les plus luxueuses (souvent pour l'hôtellerie) peuvent atteindre 90 000 euros. Une dizaine de jours sont nécessaires pour la réalisation d'une petite cabane individuelle avec son accès

Elizabeth Pantou-Vincent

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