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La Vie immobilière N° 14Paru le vendredi 1 février 2008 à 00h00

Ma maison résolument bois


En Bretagne, près de Rennes, avec les maisons Memphis, le promoteur So-re-im démontre qu'habitat individuel peut rimer avec innovation.

Doit-on choisir entre les performances énergétiques d'une maison et son prix ? La question serait plutôt : Peut-on faire autrement ? A Vern-sur-Seiche, à une quinzaine de kilomètres de Rennes (Ille-et-Vilaine), les architectes Maryvonne Rigourd et Isabelle Hiault ont tenté de résoudre la quadrature du cercle avec un programme de quatorze maisons (neuf groupées et cinq individuelles) commandé par le promoteur So-re-im, les maisons Memphis, primées au dernier Salon maison bois d'Angers. Structure et ossature bois, menuiseries en bois et doubles vitrages assurent déjà une bonne isolation : « De par leur seule conception, ces maisons affichent des consommations de 15 % inférieures à la réglementation thermique 2000. Mais aux prix qui nous étaient imposés, il n'était possible d'installer ni panneaux, ni chauffe-eau solaires », explique l'une des architectes.

Vendues autour de 150 000 euros avec le terrain (des parcelles comprises entre 200 et 300 m2), les maisons de quatre pièces (de 80 à 111 m2) étaient réservées à des primo-accédants qui ont apprécié autant le prix que l'aspect résolument bois, à l'exception des extensions en matériau composite qui apportent de la couleur à l'étage. Les façades en pin Douglas, les toits-terrasses, les murs d'isolation intérieure en aggloméré ne se cachent pas derrière des parpaings, du métal ou du Placoplâtre, tout en évitant l'ambiance chalet suisse.

Par petites touches et grâce à une composition maligne plutôt qu'en ajoutant des équipements, les conceptrices de cet ensemble ont quand même tenté un habitat économe en énergie. Les maisons sont compactes. Si les toits sont plats, c'est davantage pour gagner de la place en évitant les espaces mansardés et les combles inutilisables que pour coller à telle ou telle école. Au rez-de-chaussée, l'espace ouvert permet de ménager une double orientation qui éclaire à la fois le salon et la cuisine. « Une partie de la difficulté consistait à disposer les quatorze maisons sur trois parcelles étroites et de tenter de leur offrir à toutes une orientation sud ou ouest, poursuit l'architecte. Elles n'ont donc pas exactement le même plan. » Pour des questions d'espace également, les voitures sont garées à quelques dizaines de mètres et non immédiatement sous les fenêtres : « Le village piéton nous a été imposé par l'étroitesse des parcelles ; on laisse sa voiture à l'entrée, ce qui oblige à parcourir une petite distance à pied et à rencontrer ses voisins. Le quartier est desservi par les transports en commun, peut-être cela incitera-t-il les habitants à moins utiliser leur propre véhicule », espère Maryvonne Rigourd

Catherine Sabbah

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