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La Vie immobilière N° 5Paru le jeudi 1 mars 2007 à 00h00

Maisons à restaurer dans la vallée de la Soule (64)


Cette province basque au coeur des Pyrénées attire de nouveaux investisseurs, dont des « néoretraités » séduits par la qualité de vie.

La Soule, l'une des trois provinces basques côté français, revendique son statut de région la moins chère d'Aquitaine. Il est encore tout à fait possible d'y trouver des maisons de taille moyenne à moins de 100 000 euros. A condition de ne pas être trop regardant sur le confort ou d'envisager des travaux de rafraîchissement.

« A ce prix-là, il s'agit de maisons occupées par des personnes âgées qui n'ont jamais pris la peine de les moderniser », explique Me Michel Richer, notaire à Mauléon. C'est le cas de cette maison mauléonnaise de 80 m2 agrémentée d'un jardin de 400 m2, inhabitée depuis dix ans en raison d'une succession un peu lente et qui s'est récemment vendue 70 000 euros. Mais, bien que coquette, cette habitation n'a pas le cachet d'une vieille ferme souletine traditionnelle, aujourd'hui à la mode et bien plus chère à l'achat. « Il y a deux ou trois ans, il était possible d'investir dans une belle maison souletine habitable pour moins de 100 000 euros. Aujourd'hui, à ma connaissance, ce n'est plus le cas », assure Benat Etxebest, gérant de l'agence Soule Navarre Immobilier. Les prix ont flambé ces dernières années. Après une période économiquement sinistrée durant la décennie 1990 due à l'effondrement du marché de l'espadrille, Mauléon et sa région connaissent depuis le début des années 2000 un léger regain d'activité qui soutient son marché immobilier.

Bergeries à saisir

Mais, surtout, le marché bénéficie d'une demande des néoretraités. « Ils sont de plus en plus nombreux à venir s'installer, au moins une partie de l'année, pour profiter d'un environnement agréable et d'une qualité de vie exemplaire dans une région encore abordable », explique Alexa Orabé, de l'agence l'Immobilier Souletin. Ils s'intéressent en priorité aux vieilles pierres un peu isolées, disposent de moyens plus importants que les investisseurs locaux et participent ainsi à l'inflation des prix de ce style d'habitat.

Pour acquérir une maison traditionnelle, il faut donc en principe mobiliser pas moins de 130 000 à 150 000 euros. Sauf à vouloir s'engager dans des travaux sérieux. Ainsi, en haute Soule, sur le canton de Tardets, une ferme de 50 m2 au sol avec un étage, 5 000 m2 de terrain et une grange, vient de trouver preneur pour 85 000 euros seulement. « Mais, à part les murs et la toiture, tout est à créer », précise Benat Etxebest. Pour ceux que les travaux n'effraient pas, restent les granges ou les bergeries. « Elles commencent à se faire rares ; cependant, il est encore possible d'en trouver une d'une surface de 60 m2 au sol, équipée d'un fenil, pour 40 000 à 50 000 euros. Mais il faut l'aménager de fond en comble ! » lance Me Richer.

Les coins les plus prisés par les actifs locaux sont les centres-villes et les alentours de Mauléon et de Tardets, les deux chefs-lieux de canton qui offrent toutes les commodités des petites villes de province. Les propriétaires de résidences secondaires optent, eux, pour la campagne, avec une préférence pour la haute Soule, afin de profiter d'une vue imprenable sur les Pyrénées et de la tranquillité sauvage du site

Frank Audonnet

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