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La Vie immobilière N° 11Paru le lundi 1 octobre 2007 à 00h00

Maisons à retaper à Valenciennes (59)


Autrefois sinistrée, Valenciennes est devenue une ville en expansion. Des maisons de ville à rénover sont à saisir. Rares mais bon marché.

La petite cité ouvrière du nord de la France a retrouvé le sourire. Frappée de plein fouet par la crise économique, Valenciennes avait perdu en dynamisme et en qualité de vie. Sous l'impulsion de Jean-Louis Borloo, l'actuel ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, qui en fut maire de 1989 à 2001, elle a bénéficié d'un nouvel élan : implantation de petites et moyennes entreprises, ouverture d'un centre commercial, aménagement sans précédent de la voirie et du plan de circulation, travaux de rénovation, et, en 2006, arrivée du tramway.

Ce contexte a conforté le pouvoir d'achat des gens du cru et attiré les investisseurs. Résultat, entre 2001 et 2006, l'immobilier a flambé : + 30,4 % pour les appartements anciens - le prix moyen du mètre carré est passé de 1 081 à 1 410 euros - et + 93,2 % pour les maisons, avec un budget de 171 300 euros en 2006 contre 88 000 euros cinq ans auparavant. Et l'idée d'une maison neuve à moins de 100 000 euros, lancée en 2005 par l'ancien ministre de la Ville, ne s'est pas encore concrétisée.

« Pour 100 000 euros, on peut encore trouver un T2 de 45 m2 rénové. Et avec de la chance, une petite maison de ville à refaire », explique Jérémy Biviglia, négociateur chez Arcadim Valenciennes. Ces maisons typiques en brique, d'environ 70 m2, sont souvent bâties sur le même plan : une salle à manger et une cuisine au rez-de-chaussée, deux chambres au premier étage, des combles à aménager, pas de garage, mais une courette ou un jardinet.

Des loyers compris entre 500 et 550 euros

Des prestations jugées insuffisantes par une clientèle familiale, mais appréciées des jeunes couples. « Ces maisons mitoyennes se louent en quinze jours entre 500 et 550 euros par mois. Je viens d'en céder une à 70 000 euros. A 1 000 euros le mètre carré, c'est un excellent investissement », estime Isabelle Depons, responsable des négociations à l'étude Delacourt. Les meilleures affaires se font dans le cadre de successions, notamment dans les quartiers ouvriers, entre l'avenue Désandrouins et l'avenue de Denain. Dans le centre, les prix, plus élevés, dépassent aisément 100 000 euros. « Dans tous les cas, l'électricité et la plomberie sont à refaire, la cuisine n'est pas équipée, et il arrive même qu'elle se trouve au fond de la cour avec les WC et la salle d'eau », prévient Janne Nobécourt, responsable de l'Agence

Alexandra Da Rocha

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