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La Vie immobilière N° 13Paru le samedi 1 décembre 2007 à 00h00

Maisons dans le Périgord (24)


Désaffection des Anglais, augmentation des stocks, prix en baisse : c'est le bon moment pour trouver votre résidence secondaire.

Réputée pour le charme de son terroir, la Dordogne est devenue inaccessible aux Périgourdins. Les belles fermes et autres demeures traditionnelles sont tombées dans le domaine des résidences secondaires, propriétés d'une population plus fortunée, à commencer par les Anglais. Mais voilà, ces derniers achètent de moins en moins, préférant le Limousin ou l'Aveyron selon les uns, s'aventurant même en Croatie selon d'autres. « La clientèle anglo-saxonne dispose de moins d'argent car le marché britannique stagne aussi, tandis que les taux d'intérêts augmentent », constate Charles Gillooley, président de la chambre départementale Fnaim. « Je faisais 70 % de mon chiffre d'affaires avec les Anglais, aujourd'hui je réalise une vente par-ci, par-là », confirme Alexandra Bonoron, directrice de Conseil immobilier international à Sarlat.

Baisse des prix de 10 %

Le Périgord est-il pour autant plus couru par les Français ? Pas sûr, car il demeure assez cher. « Il faut du temps avant que les propriétaires intègrent qu'ils devront baisser leurs prix de 30 % parce que les hausses, c'est fini. Quand on le leur dit, ils sautent encore au plafond », reconnaît Alexandra Bonoron. Alors ? La durée des transactions s'allonge et les biens s'accumulent. Le premier conseil est donc de prendre son temps. Entre 1992 et 1996, les prix avaient bien chuté de 30 % avant de repartir à la hausse. « Le marché va commencer à baisser car on a des biens en vente depuis un à deux ans. Des propriétaires qui refusaient de revenir sur leurs tarifs il y a encore six mois acceptent aujourd'hui des baisses de 10 % », explique Me Vincent Barnérias, notaire à Périgueux, responsable de la négociation immobilière de la chambre départementale des notaires.

« Avec 350 000 euros, vous pouvez espérer avoir une longère avec trois chambres et une piscine. Elle sera un peu moins chère dans le nord du département que dans le sud, confie Jérôme de Chabaneix, directeur de l'agence Orpi Lalinde. Pour ce type de bien, vous pouvez compter 320 000 euros dans le Périgord vert et 420 000 dans le Périgord noir. » Tarif auquel vient de partir une maison avec quatre chambres, une grange, 14 hectares de terrain, mais pas de piscine. Les prix dans le Périgord noir, autour de Sarlat et le long de vallée de la Dordogne, demeurent les plus élevés, en moyenne 30 % au-dessus de ceux pratiqués dans le vert (nord du département), le pourpre (sud-est) ou le blanc (central). Desservi par les autoroutes A89 et A20, qui le relient à Genève et Paris, le Périgord noir profitera de l'ouverture prochaine de l'aéroport de Cressensac, dans le Lot. Dans tous les cas, acheter dans le Périgord n'a plus pour but de faire une culbute spéculative mais de se faire plaisir en cédant à un coup de coeur, pour une résidence secondaire, voire principale, ou un lieu de vie pour ses vieux jours !

Alexandra Da Rocha

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