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La Vie immobilière N° 19Paru le mardi 1 juillet 2008 à 00h00

Maisons de vacances affaires à saisir


Et si vous profitiez du ralentissement mondial du marché immobilier pour vous offrir une résidence secondaire ? Notre tour du monde des opportunités à saisir au bord de la mer et à la campagne.

D epuis que j'ai signé, je ne pense plus qu'à ça. J'ai les Seychelles en intraveineuse», se réjouit Jean-Pascal, quadra parisien. Ce patron de PME locataire de sa résidence principale vient d'acquérir un appartement disposant de trois chambres sur Eden Island. « Bien sûr, c'est à dix heures d'avion, mais une fois sur place, je suis au paradis. Je dispose même d'un anneau d'amarrage pour mon bateau et d'une petite voiture électrique pour parcourir l'île sans polluer », explique-t-il. Son programme ? S'y ressourcer régulièrement avec sa femme et ses enfants, puis s'y installer une partie de l'année lorsqu'il décidera de lever le pied. « De toute façon, à moins de 3 000 euros le mètre carré dans un environnement paradisiaque, je ne peux pas avoir fait une mauvaise affaire. Les prix ne peuvent que monter », se félicite-t-il.

Augmenter son pouvoir d'achat immobilier en achetant une maison de vacances au-delà des frontières, là où les prix sont plus bas et le coût de la vie moins élevé, est un choix que font de plus en plus de Français. « Partout les délais de vente s'allongent. Une période parfaite pour prendre le temps de prospecter et dénicher la maison de ses rêves », estime Luc Grenier-Godard, consultant chez Baystone Estates Selectinvest. Et dans un contexte de ralentissement immobilier généralisé, il n'est pas besoin d'être milliardaire pour s'offrir la belle vie.

Vous disposez d'un budget serré ? Pariez sur l'essor de la Sunny Cost, au bord de la mer Noire, en Bulgarie. « On y trouve encore des appartements dans des résidences de standing avec piscine et autres infrastructures de loisirs, en bord de mer, autour de 2 000 euros le mètre carré », note Olivier Lambert, juriste spécialisé dans l'investissement immobilier dans les Balkans. Vous rêvez plutôt d'une villa ? Visez l'île de Djerba, en Tunisie. On y trouve des maisons à partir de 130 000 euros.

Vous n'êtes pas prêt à parier sur le décollage immobilier de ces pays prometteurs dans les cinq à sept prochaines années ? Guettez donc les opportunités dans les secteurs souffrant d'une désaffection momentanée de la demande. Si vous appréciez le calme et la verdure, filez dans le centre de la France, où les marges de négociation peuvent osciller entre 10 et 30 %. Vous préférez l'animation des grandes villes cosmopolites ? Profitez de la baisse du dollar et faites les soldes dans l'immobilier à Miami. Pas de rabais significatifs à escompter en revanche pour les demeures de prestige dans des emplacements de rêve, même si les acquéreurs ont de nouveau le choix. Dans les stations phares de la Côte d'Azur, il faut 600 000 euros au minimum pour une villa correcte. Ou encore à l'île Maurice, où l'environnement exclusif se paie le prix fort. La clientèle à la recherche de villas aux prestations dignes des plus grands hôtels n'a jamais été aussi nombreuse. Les produits de rêve non plus...

Investissez sur les destinations dont la cote va grimper

A l'est de l'Europe ou en Afrique du Nord, intéressez-vous aux pays qui disposent encore d'un fort potentiel de valorisation dans les cinq à sept ans à venir.

Bulgarie Pour tenter le jackpot au bord de la mer Noire

Rendez-vous des investisseurs en quête d'un nouvel eldorado, la Bulgarie est sans aucun doute « la » destination touristique qui monte. « C'est l'équivalent de l'Espagne il y a vingt ans ou de la Croatie il y en a dix », affirme Luc Grenier-Godard, consultant en immobilier chez Baystones Estates Selectinvest. « En matière d'immobilier de loisirs, c'est le pays européen où les perspectives de gain sont le plus élevées », ajoute Julien Raffin, fondateur d'Immobulgarie.fr. Ses atouts ? Des tarifs parmi les plus bas de ceux de l'ensemble de l'Union européenne. « Pour le prix d'un parking parisien ou d'un petit deux-pièces à La Grande-Motte, on peut s'offrir ici un appartement de 100 m2 dans une résidence neuve avec piscine, tout près du bord de mer », explique Julien Raffin. Fréquentées depuis longtemps par une clientèle russe et britannique, les stations de la mer Noire (à la même latitude que Marseille ou Rome) attirent de plus en plus d'Européens cherchant à booster leur pouvoir d'achat immobilier. Ici, les prix oscillent autour de 1 500 euros le mètre carré pour des constructions de bon standing aux standards européens, avec des pointes à 2 200 euros pour les programmes de luxe en bord de mer. Pour faire construire une villa, prévoyez par mètre carré de 100 à 250 euros pour le terrain, 500 euros pour la construction et 15 euros pour les frais d'architecte. Dans tous les cas, privilégiez la partie vallonnée entre les stations cotées de Bourgas et de Varna. Vous appréciez la tranquillité et le cadre verdoyant ? Misez sur le village d'Osenovo. Vous préférez être en première ligne sur le bord de mer ? Intéressez-vous à Kranevo. A contrario, la prudence doit être de mise dans les stations touristiques artificielles de Golden Sands ou de Sunny Beach, paradis des vacanciers. L'offre y est pléthorique mais les produits souvent médiocres.

« L'autre gros avantage de la Bulgarie, c'est qu'ici on se sent riche. On peut sortir, faire du bateau, faire la fête comme à Ibiza, mais tout est trois à quatre fois moins cher », insiste l'heureux acquéreur d'un 50 m2 pour 55 000 euros. Il espère au minimum doubler la mise dans les cinq prochaines années, et revendre le cas échéant en acquittant la taxe de 10 % sur les plus-values.

Tunisie Sous le soleil prometteur de Djerba

Découragés par le niveau des prix atteint au Maroc, nombre de candidats au budget serré (des Français, des Belges et depuis peu des Suisses et des Allemands) se tournent aujourd'hui vers la Tunisie. « A Djerba, il y a la mer, et surtout des prix encore deux fois moins cher qu'à Marrakech », schématise Jean-Claude Petit, conseiller en investissement et fondateur d'Immotunisie.com. Une villa flambant neuf de 360 m2 avec 600 m2 de terrain et une parcelle de 1 500 m2 donnant sur la plage vient de s'y vendre 280 000 euros. « A Marrakech, on ne trouvait rien de correct à moins de 500 000 euros », notent les acquéreurs. Comptez un minimum de 130 000 euros pour une maison de 250 m2 à quelques centaines de mètres de la plage, du côté de Zarzis ou de Houmt Souk. Si la plus grande des îles des côtes d'Afrique du Nord dispose sans aucun doute d'un énorme réservoir de plus-values, la profusion d'intermédiaires incite toutefois à la prudence. « Rien que sur les quinze derniers jours, il s'est ouvert sept agences immobilières à Zarzis. Et rien n'indique qu'elles seront là dans trois mois », met en garde Jean-Claude Petit. Attention aussi aux samsars (marchands improvisés dans l'immobilier), qui réclament de l'argent de la main à la main et proposent des maisons pas toujours disponibles à la vente ou des terrains en zone agricole pourtant interdits aux étrangers. Pour partir sur de bonnes bases, choisissez un intermédiaire agréé par le gouvernorat (le gérant de l'agence doit être tunisien, titulaire d'une maîtrise en droit dans le secteur immobilier), et un avocat d'Etat lors de la signature du compromis de vente.

Monténégro Un petit pays à découvrir d'urgence

Catherine Zeta-Jones ou Michael Schumacher y auraient déjà acheté une propriété. Dans le prolongement de la Croatie, où les prix sont désormais au sommet, le Monaco des Balkans joue discrètement la carte du luxe, avec ses demeures qui frôlent la barre des 5 millions d'euros. Ce petit pays, indépendant depuis 2006, est en plein boom depuis que le milliardaire Roman Abramovitch a décidé d'y investir 300 millions de dollars. « Les prix ont certes doublé en deux ans, mais la hausse va continuer dans les années qui viennent, estime Olivier Lambert, juriste spécialisé dans l'investissement immobilier international. La demande est très importante, le territoire étroit et l'offre forcément limitée. Les prix se stabiliseront quand le Monténégro adhérera à la Communauté européenne d'ici sept à huit ans ». Alléchée de surcroît par un taux d'imposition sur les opérations immobilières de 2 %, la clientèle, majoritairement russe, mais aussi italienne, allemande et britannique, investit d'ores et déjà à tour de bras dans ce pays montagneux baigné par l'Adriatique. Sur la côte, les prix démarrent autour de 1 500 euros le mètre carré, et grimpent à 5 000 euros à Kotor, ville entourée d'une muraille médiévale, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Les programmes neufs des complexes immobiliers de luxe partent comme des petits pains, entre 4 000 et 7 000 euros le mètre carré. Visez les emplacements de premier choix, en bord de mer, du côté de Tivat, de Budva, de Sveti Stefan et d'Ulcinj. Ainsi que les six stations balnéaires que le gouvernement prévoit d'ouvrir aux investisseurs étrangers pour mettre en valeur la Pelika Plaza, plage de treize kilomètres proche de la frontière albanaise.

premiers prix français

Du préfabriqué dans la Venise verte

Imaginez un site résidentiel dans le parc naturel du marais poitevin : autour d'un ensemble de villas, des espaces dédiés aux loisirs (minigolf, piscine...). Pour préserver la tranquillité des résidents, les voitures sont stationnées sur les parkings attenants. Le premier programme Imoé de Sansais-la-Garette ressemble comme deux gouttes d'eau à une résidence de loisirs. Seule différence : ses maisons seront en préfabriqué. « Nous utilisons de véritables matériaux de construction mais tout est posé, il n'y a pas de fondations, nous souhaitons préserver l'environnement », explique Erwan Dréan, chef du projet chez le promoteur Celeos. Son ambition ? Permettre à une clientèle pas spécialement fortunée de disposer d'un lieu où se retrouver en famille ou avec des amis le week-end ou pendant les vacances. « C'est une formule pour urbains à la recherche d'un habitat du temps libre », précise t-il. Les maisons de deux chambres (40 m2) sont vendues entre 97 000 et 99 000 euros, et celles de trois chambres (55 m2) entre 107 000 et 110 000 euros. Ajouter 15 000 à 20 000 euros pour l'électroménager et les meubles. « Des prix qui démocratisent la résidence secondaire. D'autant que les produits pourront être loués entre 400 et 900 euros la semaine via notre partenaire Interhome », observe Erwan Dréan. Seul bémol, les acquéreurs se retrouvent à l'arrivée propriétaires d'une parcelle de terrain, située certes dans un parc naturel, mais non constructible.

www.

Bulgarie

immobulgarie.fr

bulgarimmo.com

Tunisie

tunisie-djerba-immobilier.com

top-immotunisie.com

mavillaimmobiliere.com

Monténégro

montenegro.unblog.fr

housein montenegro.com

Venise verte

celeos.com

Négociez dans les zones où le marché est sérieusement grippé

Aux Etats-Unis ou dans le centre de la France, vous pouvez obtenir des rabais substantiels dans des secteurs où le marché tourne au ralenti.

Miami Soldes à saisir en dollars

A l'heure où nombre de Français se préparent à passer leurs vacances aux Etats-Unis pour profiter de la baisse du dollar, les meilleures affaires à réaliser outre-Atlantique se feront sans doute dans la pierre. Un euro fort, des prix en forte chute, des milliers d'appartements sur le marché... les conditions d'achat sont exceptionnelles. Notamment en Floride, l'Etat qui, avec le Nevada, a le plus souffert de la crise des subprimes. Une villa évaluée à 1,4 million de dollars - 300 m2, piscine, superbe jardin - vient ainsi de trouver preneur à 700 000 dollars. « C'est le meilleur moment pour investir aux Etats-Unis, à condition de ne pas se tromper sur la typologie de l'investissement et de se concentrer sur des produits de qualité », estime le consultant immobilier Luc Grenier-Godard. « Le dollar va fluctuer aux niveaux actuels jusqu'à la fin de l'année. Après les élections, il peut repartir à la hausse. Mieux vaut privilégier les immeubles neufs qui arrivent sur le marché. Au moment de la livraison, nombre d'acquéreurs vont revenir sur leurs engagements à défaut d'obtenir leur crédit. Le timing sera alors idéal pour saisir des opportunités », poursuit Jacques Barbera, PDG de Constructa US. A condition, évidemment, de se concentrer sur les produits de haut de gamme destinés à la résidence secondaire dans les secteurs phares de cette cité internationale. Selon les experts, les logements destinés aux actifs de Miami risquent encore de baisser significativement.

Visez d'abord les immeubles donnant sur Miami Beach, entre 9 000 et 12 000 dollars le mètre carré. Trop cher ? Prospectez du côté de Downtown ou de Brickell. Avec un budget compris entre 260 000 et 600 000 dollars, vous pourrez prétendre à un appartement disposant de deux ou trois chambres dans des immeubles de grande qualité avec piscine, spa, et concierge vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Autre option : parier sur l'essor de Sunny Isles en s'offrant un pied-à-terre dans une tour griffée Donald Trump, face à l'océan. « Les étages élevés partaient autour de 10 000 dollars le mètre carré l'an passé. Aujourd'hui, on est plutôt autour de 6 500 dollars », explique Jean-Philippe Aubert, fondateur de Ter Cognita, chargé de leur vente. Dans tous ces immeubles de haut de gamme n'oubliez pas les frais annexes : 5 dollars le mètre carré en charges mensuelles, et 1,5 % du prix d'achat en taxe foncière annuelle.

petits budgets

Une maison de vacances à temps partiel en France

Vous êtes prêt à financer une résidence secondaire, mais votre train de vie ne vous permet guère de fantaisie financière ? Investissez dans une résidence de tourisme qui propose aux vacanciers la location de chambres, d'appartements ou de maisons individuelles meublés. Les prix tournent actuellement autour de 4 000 à 6 000 euros le mètre carré dans des programmes neufs offrant des prestations de standing (ménage, accueil, piscine, spa, activités pour enfants...) situés en bord de mer. Vous disposerez librement de votre appartement au maximum huit semaines par an, et toucherez les loyers le reste de l'année. « Les taux de rendement sont de l'ordre de 5 à 6 % », indique Yannick Ainouche, directeur général du groupe Quiétude. L'investisseur doit analyser avec beaucoup d'attention la solidité financière des différents intermédiaires qui concourent à la réalisation, commercialisation, vente et gestion du projet. Le meilleur intervenant sera sans conteste celui qui coïnvestit dans le projet : un opérateur impliqué est forcément plus vigilant quant à la rentabilité de son projet, notamment s'il prend en charge la totalité des millièmes de parties communes. »

www.quietude.fr ; www.pierreetvacances.com ; www.maisons-de-biarritz.com ; www.mgm-immobilier.com

www.

Miami

trumptowers.miami@tercognita.com

Maroc

domaineroyalpalm.com

Centre de la France

altisimmo.fr

marcon-immobilier.fr

Centre de la France Profitez du départ des Anglais

L'arrivée massive d'investisseurs britanniques au début des années 2000 avait radicalement changé la donne. Echaudés par les prix pratiqués en Dordogne ou dans le Gers, ils s'étaient rabattus sur des fermettes à rénover dans la Creuse. Mais depuis quelques mois, les Anglais repartent et tentent de revendre leur bien... « Ils réalisent que le coût de la vie n'est pas forcément meilleur marché de ce côté-ci de la Manche. Le problème, c'est qu'ils remettent à la vente des biens dont la qualité de rénovation laisse à désirer », observe Sylvette Faure, négociatrice chez Pro Gest Immobilier. De fait, l'offre de bâtisses de caractère à des prix défiant toute concurrence n'a jamais été aussi étoffée dans ce département, qui bénéficie d'une excellente desserte depuis l'arrivée de compagnies low-cost. « Les prix affichés ne baissent pas encore, mais les biens qui partent se négocient entre 10 et 30 % au-dessous », reconnaît Sylvette Faure. Comptez entre 250 000 et 350 000 euros pour une maison en pierre en bon état, sur 3 000 m2 de terrain. Axez vos recherches au nord de la sous-préfecture de Guéret, du côté de Bourganeuf, ou vers La Souterraine, à deux heures trente de Paris par le train. Privilégiez aussi les environs de l'aéroport de Limoges. Sachez enfin que les prix baissent de 10 à 20 % au sud et à l'est de la Creuse, région plus sauvage. Vers Aubusson, Chénérailles ou Auzances, la proximité du puy de Dôme et du plateau de Millevaches joue sur le climat, moins clément.

Profitez du choix pour vous offrir un emplacement de rêve

L'accalmie touche aussi le marché du très haut de gamme. C'est le moment de prospecter les spots les plus bling-bling de la planète.

Maroc Pour une retraite au soleil

Avec ses 350 jours de soleil par an, à trois heures de toutes les capitales européennes, le Maroc n'en finit pas d'attirer les investisseurs européens : 35 000 Français, dont 5 000 retraités, y sont déjà propriétaires. Ce qui les attire ? Les prix, une qualité de vie exceptionnelle et des avantages fiscaux considérables dans la perspective de leur retraite. « Les acquéreurs qui passent plus de 180 jours par an ici peuvent ne payer leur impôt sur le revenu qu'au Maroc en bénéficiant d'un abattement de 80 %, affirme Patrick Azoulay, président du domaine Royal Palm. En s'installant ici, un couple disposant de 3 000 euros de revenus peut doubler son train de vie en ayant par exemple du personnel qu'il ne pourrait s'offrir en France. » Grâce à cela, la construction bat son plein au royaume de Mohamed VI. En plein boom immobilier et touristique, le pays connaît une flambée spectaculaire. « A Marrakech et à Agadir, les prix ont triplé depuis 2002 », explique Samir El Chammah, organisateur du Salon de l'immobilier marocain Smap Immo. Dans ce contexte, il est primordial de ne pas surpayer son investissement. Les petits budgets trouveront des biens de standing dans des immeubles neufs à partir de 1 000 euros le mètre carré dans le centre de Tanger, de Fès ou d'Agadir. Comptez 2 000 euros au minimum à Casablanca. Idem à Marrakech, où les prix des biens sans cachet particulier ou excentrés pourraient avoir atteint un pic. L'offre de programmes en cours de construction est très abondante. Des centaines d'appartements doivent sortir de terre dans des lotissements résidentiels à l'architecture arabo-andalouse avec vue sur l'Atlas. De même, un grand nombre de villas dans des complexes de loisirs sécurisés cherchent preneur. La palme du luxe revient indiscutablement au Royal Palm : 251 villas d'architecte, généralement de plain-pied, y verront le jour d'ici à la fin 2009. Ce domaine privé comprendra également un hôtel de prestige, le Royal Palm Golf & Spa, du groupe Beachcomber, un golf 18 trous, un country-club regroupant un maximum d'activités sportives. « Restauration, kids club, boutiques, catering, conciergerie jour et nuit... Nos résidents vont pouvoir accéder à tous les services imaginables », promet Patrick Azoulay. Cerise sur le gâteau, son programme respecte les normes HQE. « Nous sommes les seuls à intégrer les préoccupations environnementales. Nous utiliserons l'énergie solaire comme source de chauffage et disposons d'une station d'épuration dans le domaine », explique t-il. Ses villas offrent toutes un minimum de 2 000 mètres carrés de terrain. Leurs prix démarrent à 600 000 euros pour 263 m2 habitables avec piscine, et grimpent à 4 millions pour les propriétés de 1 200 m2 sur 1 hectare de terrain. Comme si le véritable luxe était en fait l'espace.

Seychelles Encore des petits bouts de paradis

Plages désertes. Douceur ensoleillée. Mer d'huile. Cocotiers. Hôtels de luxe. Cet archipel de 116 îles au milieu de l'océan Indien se met aussi tout doucement à l'immobilier de prestige. « Les opérations immobilières sortent au compte-gouttes. La capacité foncière restreinte écarte le risque de galvauder la destination. Les Seychelles resteront toujours un endroit chic et de haut de gamme », explique Jean-Philippe Aubert, directeur associé de Ter Cognita. Pour l'heure, deux complexes de prestige sont ouverts à la vente.

Situé à un quart d'heure de l'aéroport de Mahé, Eden Island, seul programme destiné en pleine propriété à des étrangers, est commercialisé depuis dix-huit mois. Aujourd'hui, les premiers résidents s'y installent. « Cette île paradisiaque attire également des acquéreurs qui comptent y habiter quasiment à plein-temps », note Jean-Philippe Aubert. Outre ses 464 lots de standing, l'île disposera de son propre centre commercial, d'équipements sportifs et médicaux et d'un club surveillé pour enfants. La commercialisation de la première tranche est pratiquement terminée, celle de la seconde débute. Et les tarifs, qui vont être relevés de 30 %, démarrent à 3 000 euros le mètre carré. Il reste encore quelques appartements à saisir sur la marina principale. Comme ce 100 m2, disposant de deux salles de bains mais d'une seule chambre, au prix de 300 000 euros. Ou ce quatre-pièces de 180 m2 pour 700 000 dollars. Il faut compter entre 1,4 et 1,9 million de dollars pour une villa de 300 à 600 m2 sur 1 000 à 2 000 m2 de terrain. Vous n'avez pas de limite et vous voulez vous offrir une villa de milliardaire pour happy few ? Cap sur Zil Pasyon, île vierge de 268 hectares qui s'apprête à accueillir 28 résidences de villas de très grand standing, vendues entre 4,8 et 12 millions de dollars pour des surfaces habitables de 600 à 1 400 m2. Chaque propriété disposera de deux piscines, dont l'une, translucide, fera office de toit au-dessus du salon. Au programme également une plate-forme privée pour poser votre hélicoptère, un maître d'hôtel à votre service, un accès privilégié au centre nautique et aux courts de tennis. L'île de la Félicité comprendra aussi un hôtel cinq étoiles où loger vos invités, cinq restaurants gastronomiques et un spa de 4 000 m2 incrusté dans la roche. Seul point noir : ses propriétaires ne détiendront en réalité qu'un bail emphytéotique de 99 ans. Mais quand on aime on ne compte pas...

Côte d'Azur Priorité aux biens avec vue sur la Grande Bleue

Bien sûr, la Riviera non plus n'échappe pas au ralentissement immobilier. Si les produits sans cachet particulier commencent ici et là à faire l'objet de rabais importants, il est encore illusoire d'escompter des baisses de prix sur les biens de standing. Ce qui change aujourd'hui, en revanche, c'est que l'éventail de produits disponibles s'élargit. Vous avez un budget compris entre 1 et 1,5 million d'euros ? Vous pourrez dénicher des villas de 200 m2 environ avec un jardin dans les secteurs recherchés de Cannes, d'Antibes ou de Mougins. Comptez 50 % de plus pour une vue sur mer. Dans l'arrière-pays, tablez sur un minimum de 600 000 euros pour une maison de charme (environ 150 m2) du côté de Grasse ou de Saint-Paul-de-Vence. Vous visez l'exceptionnel ? Veillez à ne pas surpayer les villas début xxe siècle au Cap-d'Antibes, au Cap-Martin ou à Saint-Jean-Cap- Ferrat. A l'instar de ces acquéreurs russes qui y consacrent plusieurs dizaines de millions d'euros...

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Seychelles

edenisland.fr

zilpasyon.com

Côte d'Azur

emilegarcin.com

michael-zingraf.com

Ile Maurice

clubmed.fr

selectinvestgroup.fr

themaproperties.com

villasvalriche.com

anahitamauritius.com

bellerivière.com

Ile Maurice Des produits de choix sur une île de rêve

La villa sera superbe. Près de 300 m2, trois chambres, piscine, vue sur mer, elle sera livrée à la rentrée. Achetée sur plans pour la modique somme de 1,5 million de dollars l'an passé, elle est actuellement sur le marché à 2 millions. « Elle a déjà failli partir à ce prix, mais au dernier moment l'opération ne s'est pas concrétisée », raconte l'agent immobilier chargé de sa vente. Destination appréciée de vacanciers fortunés menant grand train dans ses hôtels de luxe, l'île de Paul et Virginie a réussi le virage du développement résidentiel de haut de gamme. Mis à mal par la concurrence asiatique dans le textile et la baisse des cours de la canne à sucre, le pays s'est reconverti avec succès dans les complexes touristico-immobiliers de standing. Depuis 2002, les étrangers peuvent en effet accéder à la propriété à condition d'y consacrer un minimum de 500 000 dollars dans les fameux Integrated Resort Scheme (IRS). « Pour être agréés par le gouvernement, ces IRS doivent offrir de luxueuses prestations (hôtels de prestige, golf, spa et bien entendu marinas...). Outre un environnement paradisiaque, le pays dispose de multiples infrastructures, d'une réelle stabilité politique et monétaire, et de liaisons aériennes quotidiennes avec les grandes capitales européennes », explique Nicolas Vaudin, directeur général Ciel Properties, responsable du développement d'Anahita. Ce domaine de très haut de gamme, situé au milieu du flanc est de la colline, s'étend sur 213 hectares de nature tropicale et comprend un golf de dix-huit trous. « C'est le seul IRS en toute propriété sur la côte. Nous disposons de 6 km de front de mer et de superbes maisons qui dominent les manguiers », ajoute Nicolas Vaudin. Ceux qui n'ont pas eu la chance de s'offrir l'un des 70 appartements de front de mer (vendus en moins de six heures) à un prix moyen de 850 000 dollars (1 million avec les coûts d'ameublement et les droits d'enregistrement) peuvent se rabattre sur les villas Anahita. « Les prix démarrent à 1,5 million de dollars pour des villas offrant 300 m2 de surface couverte, 2 000 m2 de terrain et une piscine individuelle. Ils peuvent atteindre 3 millions pour les propriétés les plus vastes disposant de 500 m2 habitables », précise Nicolas Vaudin.

Vous préférez le côté sauvage de l'île à l'animation des grands hôtels ? Intéressez-vous à l'ouest de l'île. Le Club Méditerranée vient de lancer la commercialisation de 40 villas d'exception attenantes à son village de la plantation d'Albion. Les maisons seront construites de plain-pied par l'architecte mauricien Jean-Michel d'Unienville. La décoration intérieure sera assurée par les designers Marc Hertrich et Nicolas Adnet. D'une superficie de 180 à 300 m2, elles disposeront toutes d'un jardin et d'une piscine à débordement. Les propriétaires auront accès à leur bien six semaines par an. Le reste du temps, ils pourront générer des revenus en en confiant les clés au Club Med, qui en assurera la gestion en leur absence. La construction des villas débutera à l'été 2008, et le groupe a prévu de les inaugurer fin 2009. Vous recherchez de grands espaces verts ? Filez du côté de Bel Ombre, où des villas contemporaines de style colonial en bordure de golf cherchent preneurs. Comptez de 1,4 à 2 millions de dollars pour des surfaces habitables de 185 à 430 m2. Prévoyez 250 euros par mois pour vous offrir les services d'un chauffeur et 120 euros pour une femme de ménage

dom-tom

Avant qu'il ne soit trop tard...

Vous êtes fortement imposé (40 %) et êtes prêt à investir dans une construction neuve située dans les départements d'outre-mer ? Intéressez-vous au dispositif Girardin avant qu'il ne soit trop tard. Ce dispositif est en effet dans la ligne de mire de Bercy, qui prévoit de le modifier prochainement. En attendant, l'acquisition d'un bien situé outre-mer peut vous faire bénéficier d'une réduction d'impôt d'au moins 40 % du prix d'achat étalée sur cinq ans. Pour cela, vous devrez louer votre logement dans un délai maximal de six mois après la date de déclaration d'achèvement des travaux, et sur une durée minimale de cinq ans. La réduction peut même atteindre 50 % si le locataire satisfait à des plafonds de ressources et si les loyers sont plafonnés. Ne rêvez pas, la base de calcul est plafonnée pour cette année à 2 232,93 euros le mètre carré habitable. Comptez 500 000 euros pour une villa d'environ 160 m2 avec piscine à la Martinique, en Guadeloupe ou à La Réunion.

www.selectinvestgroup.com ; www.thesaurus.fr ; www.quietude.fr

Ariane Artinian

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