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La Vie immobilière N° 17Paru le jeudi 1 mai 2008 à 00h00

Marseille 4e Cote à la hausse


Comme tous les arrondissements de la Cité phocéenne, le 4e est constitué d'une mosaïque de quartiers dont certains sont très prisés. C'est le cas des Cinq-Avenues et de la Blancarde.

Depuis le Vieux-Port, il suffit de remonter la Canebière relookée jusqu'à Saint-Vincent-de-Paul et d'attraper le boulevard de la Libération pour atteindre le 4e arrondissement, un secteur assez proche du centre-ville et aujourd'hui bien desservi par les transports en commun, puisque le métro et depuis peu le tramway y font halte. Le 4e arrondissement a vu ces dernières années sa cote de popularité grimper. En partie grâce au tramway, qui été l'occasion de repenser l'espace urbain d'un certain nombre d'artères, mais également en raison des prix du centre-ville devenus inaccessibles pour un certain nombre de Marseillais. « J'ai vraiment le sentiment qu'aujourd'hui le 4e fonctionne mieux que le 9e arrondissement, secteur le plus porteur ces derniers temps, explique Bernard Helme, de l'agence du même nom ; aujourd'hui, il rattrape son retard. »

Frémissement

Mais, côté prix, cela coince tout de même. « Ici comme partout dans Marseille, c'est la valse des étiquettes, explique Claude Vigne, d'Immo Foch ; un quatre-pièces de 88 m2 affiché 235 000 euros et ramené à 185 000 euros ne trouve toujours pas preneur. Certains acquéreurs qui ont acheté lorsque le marché était au plus haut revendent à perte. » Reste que, depuis quelques semaines, le marché semble à nouveau frémir. Parmi les secteurs les plus prisés, il faut citer ceux proches du centre-ville, à commencer par le quartier des Cinq-Avenues et la place de Sébastopol, avec son marché et son côté village. Ici, les prix de l'ancien oscillent entre 2 800 et 3 000 euros le mètre carré. Même chose pour les maisons de ville, surtout lorsqu'elles ont une petite terrasse extérieure ; mais, dans ce domaine, l'offre reste confidentielle. Les abords du palais Longchamp et du parc zoologique, nichés derrière la gare Saint-Charles, sont tout aussi chers. En remontant vers le nord, ce sont les quartiers proches du 12e arrondissement qui exercent leur attractivité sur les Marseillais. Plus on se rapproche de Montolivet et plus les prix grimpent. C'est le cas du boulevard de Figuières, très recherché pour ses maisons, à condition de disposer d'un bon budget. Une habitation de 160 m2 avec 200 m2 de jardin s'est ainsi vendue 400 000 euros.

A deux pas de Saint-Barnabé, la Blancarde séduit aussi par ses commerces et ses maisons. L'offre n'y est pas aussi abondante qu'à Saint-Barnabé, mais on peut tout de même trouver son bonheur à des prix raisonnables. Une maison de 90 m2 avec 200 m2 de jardin se négocie entre 280 000 et 320 000 euros. Côté collectif, les valeurs s'affichent entre 2 600 et 2 700 euros le mètre carré. Ici, les familles apprécient aussi la présence de lycées réputés (Saint-Joseph-de-la-Madeleine, Chevreul-Blancarde, Lacordaire). Pour trouver moins cher, il faut prospecter vers Saint-Just ou les Chartreux, où les valeurs descendent autour de 2 300 euros le mètre carré

Colette Sabarly

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