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La Vie immobilière N° 14Paru le vendredi 1 février 2008 à 00h00

Meublés de grand standing autour des Champs-Elysées


Acheter pour louer à des touristes autour de la plus belle avenue du monde peut constituer un excellent investissement locatif.

Rue Boissière, entre la place de l'Etoile et celle du Trocadéro, un deux-pièces transformé en grand studio de 32 m2 est parti en novembre dernier pour 275 000 euros et se loue 500 euros la semaine. Sur l'avenue des Champs-Elysées, dans l'un des rares immeubles qui n'abrite pas une enseigne commerciale ou des bureaux, un 20 m2 se loue jusqu'à 5 000 euros par mois... Tout autour de la plus belle avenue du monde - et troisième plus chère -, les studios, une-pièce et deux-pièces assurent un rendement locatif bien supérieur à la moyenne parisienne.

750 euros par mois pour 16 m2 en duplex

« C'est un des quartiers les plus rentables de Paris, avec celui du Trocadéro », confie un investisseur, propriétaire de plusieurs appartements sur le secteur, dont un duplex de 16 m2 en rez-de-chaussée, rue Troyon, entre les avenues Mac-Mahon et de Wagram, qui se loue 750 euros par mois. « Le produit idéal est un deux-pièces, selon Catherine Dunot, de l'Immobilière de Lubeck. Comptez entre 9 000 et 9 500 euros le mètre carré à l'achat, plus le prix du mobilier, car il s'agit la plupart du temps d'une location en meublé. »

Rue Paul-Baudry, dans le 8e, deux appartements de respectivement 55 et 63 m2 étaient encore à l'affiche à la fin 2007 dans cette fourchette de prix. Deux biens qui trouveront à coup sûr des locataires, même avec des loyers record pour la capitale, grâce notamment à la clientèle étrangère qui représente 80 % des locations saisonnières dans le secteur. « Il y a des touristes, mais aussi des étrangers venus travailler à Paris ou encore des cadres de passage logés par leur société, constate Catherine Dunot. L'accès par le RER vers la Défense est un atout important du quartier. »

C'est aussi un quartier où les étrangers reviennent « parce qu'ils l'ont découvert en séjournant dans les grands hôtels », constate Rémy de Castéja, consultant chez Knight Frank. Une ambiance d'hôtel de luxe qu'ils souhaitent retrouver. « Cette clientèle veut avoir l'impression de vivre comme les Parisiens, mais il faut que les prestations soient de qualité, poursuit-il. Si elle peut être séduite par le trio parquet-moulures-cheminée, elle recherche aussi de magnifiques salles de bains, des interrupteurs avec variateur, la climatisation, le câble... pour regarder CNN en se faisant couler un bain. » Pour résumer, l'appartement doit ressembler à une suite d'hôtel. Avec en prime un ascenseur.

L'aspect extérieur de l'immeuble est aussi important, depuis que la clientèle a changé. « Anglais et Américains se sont déplacés vers les 5e et 6e et le Marais, remplacés par des hommes d'affaires des Emirats ou de Russie, remarque Catherine Dunot. Or ce nouveau public recherche avant tout le très haut de gamme, avec des façades et des parties communes somptueuses. »

Pour faire de bonnes affaires dans l'investissement locatif, il existe enfin une autre solution - une tendance qui émerge, en tout cas - : regarder du côté des entresols. « A Paris, on ne trouve plus une seule chambre sous les toits. Il faut donc aller voir au-dessous, du côté des anciennes salles d'archives, des loges de concierge, de tous ces espaces à fleur de trottoir, notamment vers les avenues Kléber et Victor-Hugo », conseille un investisseur. Reste à savoir si ce type de clientèle sera aussi séduite par la vue sur la rue que par celle sur les toits...

Marie Kock

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