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La Vie immobilière N° 16Paru le mardi 1 avril 2008 à 00h00

Meuse (55) Logements à bas prix


Les prix attendent toujours leur effet TGV. Conséquence : des maisons de village à rénover s'affichent à partir de 60 000 euros dans des lieux pourtant bien desservis.

Le coût de la pierre est particulièrement bas ici. Pourtant, nous sommes maintenant à moins d'une heure de Paris », plaide Jean-François Derquer, directeur du comité départemental du tourisme de la Meuse. Son organisme vient de sceller un partenariat avec une agence de la région pour promouvoir l'immobilier local et profiter de l'arrivée du TGV Est. Les paysages accidentés et verdoyants qui bordent les rives de la Meuse ont certes du charme, mais ils sont plus connus comme terrain de bataille de la Grande Guerre.

Mais pour Jean-François Derquer, le potentiel est là. Pour preuve, deux couples de Franciliens viennent de s'installer à Souilly, petite bourgade située à cinq minutes de la gare TGV et à quinze de Verdun. Ils travaillent quotidiennement à Paris. Il est vrai que les prix locaux sont attractifs au regard des standards parisiens.

Petits prix mais gros travaux

Les maisons de village sur deux niveaux, typiques de la région, se négocient en général à partir de 60 000 euros dans le secteur. « Les prix sont bas pour ces logements, mais de lourds travaux sont souvent à prévoir. Il n'est pas rare d'avoir près de 30 000 euros de frais supplémentaires sur ces biens », prévient Xavier Moulet, de l'agence Orpi de Verdun. Certes, la plupart des maisons disposent d'un tout petit jardin, voire d'une courette. Mais on trouve aussi quelques anciens corps de ferme à rénover. Un bâtiment en pierre de 50 m2 à reconstruire entièrement, sur 1 500 m2 de terrain, à 13 km de la gare TGV et à 25 de Verdun, est actuellement en vente pour 36 660 euros. Le coût des travaux viendra certainement tripler le montant déboursé par l'acheteur. Attention tout de même : ce type de bien n'est pas toujours facile à dénicher. « Les corps de ferme à réhabiliter sont plutôt rares. Ces bâtiments sont le plus souvent encore en activité », commente Florence Le Maire, de Paffoni Immobilier.

Les tarifs varient fortement selon les communes. Près de la gare Meuse TGV-Voie sacrée, ils atteignent leur plus haut à Verdun et redescendent fortement si l'on s'en éloigne. A Saint-Mihel, petite localité bordée par la Meuse au sud de Verdun, les prix sont trois fois moins élevés. « Cette ville est sous-évaluée. Il y a toutes les commodités, les bâtiments sont de meilleure facture qu'à Verdun car plus anciens », commente Xavier Moulet, qui vient d'acquérir un terrain à proximité. Une maison début xxe siècle de 100 m2 vient de changer de mains pour 70 000 euros. Les travaux prévus n'amputeront pas trop le budget de l'acheteur. La toiture et la charpente sont en bon état.

Le marché des résidences secondaires

Les prix des logements ont baissé ces derniers mois, les biens mettent plus de temps à se vendre. Pourtant, cette destination devrait à terme intéresser des acheteurs de résidence secondaire - de Paris, on rejoint la Meuse plus rapidement que la campagne normande. Le département dispose en effet de deux grandes gares. La première, Meuse TGV, se trouve près de Verdun ; la seconde est située à Bar-le-Duc, à trente minutes au sud. Le tourisme mémoriel a connu un regain d'activité ces derniers mois : le nombre de nuitées a bondi de + 17,4 % en 2007. Les professionnels espèrent un même rebond pour l'immobilier local

Jorge Carasso

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