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Mieux Habiterjeudi 18 octobre 2012 à 13h09

DPE : La Fnaim en guerre contre des "préjugés tenaces"


Deuxième attaque en quinze jours contre le diagnostic de performance énergétique (DPE)Deuxième attaque en quinze jours contre le diagnostic de performance énergétique (DPE) (©Fotolia)

Pour la deuxième fois en quinze jours, le syndicat des professionnels de l'immobilier défend le métier de diagnostiqueur, « profession particulièrement méconnue » - et pas toujours très appréciée.

(LaVieImmo.com) - La Fnaim ne décolère pas. Deux semaines à peine après la publication d’une enquête de l’UFC-que Choisir concluant au « manque criant de fiabilité » des diagnostics de performance énergétique (DPE), le syndicat immobilier monte une nouvelle fois au créneau pour défendre des « professionnels […] particulièrement engagés pour la santé publique, la sécurité des personnes et dans la dynamique du Grenelle de l’environnement ».

Expertises douteuses ?

Si la Fédération, qui s’était déjà fendue d’un premier communiqué en début de mois, revient aujourd’hui à la charge, c’est en réaction à la diffusion, dimanche dernier sur M6, d’un reportage de l’émission Capital sur le sujet. Intitulé « DPE : des diagnostics divergents », le reportage montre notamment qu les tarifs des diagnostiqueurs vont « du simple au double », et remet en question la fiabilité de leurs expertises, que le site de la chaîne n’hésite pas à qualifier de « douteuses ».

Clause Pascal, le président de la Chambre des diagnostiqueurs immobiliers de la Fnaim dénonce des « préjugés tenaces », et assure que « les quelques cas mis en exergue [par le reportage] sont bien loin d'être le reflet de toute une profession »

Le métier de diagnostiqueur est « un métier sérieux, technique, utile et intègre », poursuit M. Pascal. Il « respecte une éthique, avec les certifications de ses compétences remises en cause tous les cinq ans, véritable épée de Damoclès de la profession ». La chambre, qui a mis en place un système de formation et d’information auprès de ses membres, note d’ailleurs que 30 % de cabinets de diagnostic immobilier ont disparu en moins de cinq ans et que le montant moyen des diagnostics a reculé de 16 % dans le même temps.

Emmanuel Salbayre - ©2014 LaVieImmo
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  • 0 Reco 20/11/2012 à 18:41 par marc19

    Le fonctionnnaire sobre au service de la patrie .!........no comment .

  • 0 Reco 30/10/2012 à 21:17 par pascal85

    Je suis d'accord avec Isqa sur l'intérêt que pourrait avoir un contrôleur qui soit fonctionnaire de l'Etat. Avec un tel statut, il serait moins l'objet de pression en tous genres, bien que cela ne garantisse nullement l'impartialité de l'opérateur. Ni ses qualités professionnelles, non-plus.
    Il y aurait beaucoup à dire sur la nécessité d'efficacité des fonctionnaires...
    Mais, n'en déplaise à Isqa, la France n'est pas complètement socialiste, et l'Administration a instauré les diagnostics techniques sous un statut commercial, bien que ce ne soit pas ce qu'elle ait fait de mieux !
    Je reconnais que ce n'est pas l'idéal. A vouloir faire jouer la concurence, ce système amène naturellement aux dérives de toute activité dite "lucrative", liée à une recherche de profit, d'optimisation des coûts, de concurence effrénée.
    Par contre, la situation actuelle des diagnostiqueurs est très loins du cliché de la "pompe à fric" que certains se complèsent à nous faire croire. Les prix sont tellement tirés vers le bas, qu'il est très difficile d'en vivre. C'est aussi pour cette raison que le tiers des cabinets ont disparu.
    A ce jour, il y aurait 7000 opérateurs en France. Combien arrivent à vive de ce métier (sous-entendu : en travaillant comme il faut, en passant le temps qu'il est nécessaire sur le site d'inpection, à respecter toutes les obligations légales, etc.) ?
    Certains opérateurs, dont je suis, militent pour l'instauration d'un Ordre qui aurait pour mission d'assurer le contrôle et le suivi des opérateurs (formation continue, suivi des litiges, radiation si besoin) et la mise en place de grilles tarifaires minimales. Et de fait, la sélection de l'opérateur se ferait sur la qualité de sa prestation (ses conseils, ses réponses aux questions, la clareté des rapports), à la façon qu'on a de faire appel à un médecin à qui on ne demande pas un devis avant une consultation !
    Pascal
    Diagnostiqueur indépendant

    membre de l'U.N.D.I. (http://www.undi.fr)

  • 0 Reco 22/10/2012 à 11:06 par lsga

    Un exemple typique des missions qui ne peuvent être assurés par des agents privés dont l'objectif est de générer du chiffre d'affaire.

    Quel que soit le secteur, la rémunération des agents chargés du contrôle doit être indépendante des résultats de leur contrôle. Un garagiste chargé de faire le Contrôle technique des voiture sait parfaitement bien qu'il a intérêt à ne pas être trop sévère si il veut avoir de la clientèle. Il en va de même dans le secteur du DPE.

    Il serait beaucoup plus sain, beaucoup moins cher, beaucoup plus efficace, de mettre en place un concours pour recruter les fonctionnaires chargés de cette mission, le tout financé par une taxe sur le secteur.

    Le Socialisme est le seul système économique efficace. La privatisation à outrance se contente de multiplier les agents économiques sur-rémunérés effectuant mal leur mission.

    Entre l'artisan escroc sur-payé qui est un parasite sur le dos de la Nation, et le fonctionnaire sobre au service de la Patrie, le choix est évident.