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La Vie immobilière N° 9Paru le dimanche 1 juillet 2007 à 00h00

Miser sur le quartier Saint-Charles à Marseille


Le réaménagement de la gare TGV et des espaces publics autour de la porte d'Aix laisse augurer tout le potentiel de ce quartier, intégré pour une grande partie à Euroméditerranée.

Les fouilles archéologiques menées porte d'Aix par l'Institut national de recherches archéologiques sur l'ancien îlot insalubre Bernard-Dubois, en prévision de travaux d'aménagement, viennent de se terminer. La découverte de fondations de maisons en terre crue datant du néolithique fait remonter l'histoire de Marseille à six mille ans avant notre ère, bien avant la fondation de la cité par les Phocéens en 600 avant Jésus-Christ.

Les travaux concernent les 1er, 2e et 3e arrondissements et s'inscrivent pour une grande partie dans le périmètre d'Euroméditerranée. La gare TGV abrite depuis 2006 un pôle de transport multimodal de tout premier plan, tandis que le réaménagement des espaces publics aux abords de la gare et des voies d'accès à l'A7 devrait fortement limiter les nuisances liées à la circulation automobile.

Bref, ce quartier de passage autrefois déprécié mérite d'être redécouvert avant que sa réhabilitation soit achevée. Les promoteurs ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. « Nous nous sommes positionnés sur le secteur dès 1998, quand personne n'y croyait », confie Philippe Bega, de Constructa Promotion Marseille, qui va bientôt lancer la commercialisation de 136 logements sur le terrain de l'îlot Bernard-Dubois. « Ce quartier, qui se situe au coeur du réseau de transport marseillais, près de la rue de la République et du Vieux-Port, compte parmi les plus prometteurs de la ville. »

Le long des artères qui courent autour de la gare Saint-Charles, de part et d'autre des boulevards d'Athènes, Charles-Nédelec et des Dames et de la rue Nationale, le marché de l'ancien demeure très abordable. Côté Belle-de-Mai, les prix démarrent en deçà de 1 700 euros le mètre carré. Un trois-pièces de 62 m2 en bon état, au 2e étage d'un immeuble 1900 de l'allée Honorat, s'est vendu 105 000 euros. Boulevards d'Athènes et des Dames, les appartements bourgeois aux grands volumes cotent entre 2 200 et 2 500 euros le mètre carré. « Ces immeubles sont pour la plupart magnifiques, mais le ravalement des façades a rarement été effectué », souligne Béatrice Rivet, de Orpi Cap Joliette Immo. Dans les constructions semi-récentes avec ascenseur, le mètre carré s'échange entre 1 800 et 2 100 euros en fonction de l'état et de la vue du logement. Une vue qui peut faire sacrément grimper la note. Exemple, ce cinq-pièces de 87 m2 en excellent état disposant d'une triple exposition et d'une terrasse avec vue panoramique sur la Méditerranée, au dernier étage d'un immeuble 1965, a été cédé 250 000 euros, soit un mètre carré autour de 2 900 euros. Un prix toutefois encore exceptionnel pour le quartier

Sophie Bonis

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