Magazine immobilier
LaVieImmo.com
Les archives du magazine La Vie Immobilière
La Vie immobilière N° 16Paru le mardi 1 avril 2008 à 00h00

Nancy (54) Encore abordable


Si de grands projets accompagnent l'arrivée du TGV, les prix de l'immobilier, bien qu'ayant grimpé ces dernières années, restent attractifs.

Depuis juin 2007, Nancy a rejoint, avec Metz, Reims et Strasbourg, le club des villes dotées d'une desserte TGV et voit son horizon s'élargir, se plaçant désormais en lien direct avec l'Allemagne et, d'ici quelques années, avec toute l'Europe. Elle en espère évidemment des retombées économiques importantes et ne lésine pas sur les moyens pour attirer investisseurs, entreprises et emplois. Ne s'est-elle pas propulsée parmi les vingt-cinq plus grandes aires urbaines ? Avec sa dizaine d'écoles d'ingénieurs, ses laboratoires de recherche, son nouveau centre de congrès, elle fait preuve d'un dynamisme sans faille et a aussi de nombreux projets dans les cartons.

Désormais à quatre-vingt-dix minutes de Paris, le centre de Nancy voit son attractivité renforcée. Et c'est tout naturellement dans le quartier de la gare que se réalisent les grands aménagements, notamment place de la République, avec la construction d'un immeuble de verre et d'acier dédié aux entreprises et un pôle intermodal, ou encore avec l'aménagement de la gare TGV Saint-Léon et de la place Thiers. Autre projet d'envergure, l'aménagement d'un pan entier de Nancy situé entre la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin. Nommé Rives de la Meurthe, le quartier voit depuis vingt ans les projets s'enchaîner : programmes immobiliers, culturels, technologiques, pôle universitaire, pôle commercial et hospitalier, centre d'activités tertiaires...

Bref, à Nancy, ça bouge, et il y fait plutôt bon vivre. Et pour qui veut s'y installer, le marché immobilier reste plutôt abordable malgré l'arrivée du TGV. Ce dernier « n'a pas eu d'impact direct sur les prix, qui ont monté de la même façon que partout en France », lance Marie-Françoise Toussaint, de l'agence Le Fil à l'Immo. Selon les notaires, les valeurs ont augmenté de 7,5 % l'année dernière, avec des prix qui oscillent entre 1 500 et 2 500 euros le mètre carré selon les quartiers et le type de logement. Parmi les plus chers figure le quartier Léopold-Vieille-Ville, entre 1 600 et 2 300 euros le mètre carré. Même ordre de prix dans les secteurs du centre, de la cathédrale ou de la place Stanislas. Dans le centre-ville, les prix peuvent grimper à 3 000 euros le mètre carré, ce qui ne rebute pas les acquéreurs aisés. « Ils aiment ce quartier car ils n'ont pas besoin de voiture pour faire leurs courses », note Marie-Françoise Toussaint. Ici, les investisseurs sont à l'affût des petites surfaces. « Elles se vendent comme des petits pains parce que nous avons beaucoup de célibataires et d'étudiants qui cherchent à se loger. » Lorsqu'elles nécessitent une importante rénovation, elles peuvent se négocier à 1 000 euros le mètre carré. Pour un studio ou un deux-pièces, on peut donc s'en sortir pour moins de 100 000 euros. En revanche, pour un trois-pièces, compter de 130 000 à 150 000 euros. Quant aux maisons de la périphérie de la ville, elles s'échangent la plupart du temps entre 230 000 et 250 000 euros. A ce prix-là, on a une centaine de mètres carrés et une petite cour

Colette Sabarly

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...