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La Vie immobilière N° 5Paru le jeudi 1 mars 2007 à 00h00

Paris est une fête Lyon, une surprise-partie


Sur le marché immobilier européen, Paris, Londres et Stockholm s'inscrivent en tête des meilleures performances. Lyon arrache la cinquième place.

N'en déplaise aux déclinologues, Paris est en tête du classement européen des marchés immobiliers les plus performants. C'est la conclusion flatteuse d'un rapport présenté par Urban Land Institute et PricewaterhouseCoopers*, deux institutions anglo-saxonnes qui s'appuient sur plus de quatre cents interviews conduites auprès des principaux acteurs du secteur. Pour la deuxième année consécutive, la Ville lumière éblouit les investisseurs et arrive en tête du top ten 2006 pour ses bonnes perspectives de rendement global et son faible niveau de risque. Devant Londres, pénalisée par des prix plus élevés. « Le volume des capitaux disponibles se traduit par une forte pression sur les transactions et la réduction des taux de rendement, mais le marché parisien reste l'un des plus actifs et des plus transparents d'Europe », explique Geoffroy Schmitt, responsable de l'activité de conseil en immobilier en France de PricewaterhouseCoopers. Avec un avenir qui s'annonce également florissant pour au moins les deux prochaines années. Cinquième du classement, Lyon, qui gagne trois places, fait une percée remarquable comme alternative à la capitale, avec des niveaux de prix plus abordables.

La France est le seul pays à afficher deux villes dans ce palmarès. Deux beaux succès qui concernent essentiellement l'immobilier de placement et donc le marché des bureaux et commerces. Une fois n'est pas coutume, ils s'expliquent largement par une concurrence fiscale favorable à la France, qui a été l'un des premiers pays européens à adoucir le statut fiscal des sociétés foncières. Autre facteur de réussite : les importants programmes de rénovation urbaine. Un « redéveloppement » qui passe par la mise en service de nouveaux équipements comme les tramways (lire notre enquête p. 34), la réhabilitation ou la construction de quartiers entiers (de la tour Phare à la Défense prévue pour 2012 en passant par le réaménagement des anciennes usines Renault de Boulogne-Billancourt ou l'opération Lyon-Confluence), qui séduisent les financiers, même s'ils agacent les autochtones gênés par les travaux.

En ce qui concerne l'immobilier résidentiel, le rapport distingue également notre vieux pays : un environnement stable pour les prochains vingt-quatre mois - l'élection présidentielle serait-elle un non-événement ? - conjugué à une offre insuffisante vont continuer de stimuler la demande. « L'intérêt ne concerne pas seulement Paris et la proche banlieue, il existe des opportunités dans le reste de la France, même si ces marchés sont plus petits et moins structurés. » Au-delà de cette francophilie affichée, l'étude fait preuve d'un optimisme prudent sur les perspectives conjoncturelles du continent européen. Constatant qu'il a été plus difficile de gagner de l'argent en 2006 qu'en 2005, les auteurs répondent pour 2007 à la question shakespearienne qui hante les nuits capitalistes - être ou ne pas être en haut du cycle immobilier - par une formule qui aurait pu être inspirée par Alphonse de Lamartine : « Si sur l'horloge midi est le sommet, il est midi moins dix ou moins cinq. » O temps, suspends ton vol...

* « Emerging Trends in Real Estate Europe 2007 », Urban Land Institute (ULI), PricewaterhouseCoopers.

Françoise Rey, rédactrice en chef

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