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La Vie immobilière N° 7Paru le mardi 1 mai 2007 à 00h00

Pavillons à Reims (51)


L'arrivée du TGV Est en juin prochain laisse augurer un nouveau départ pour la cité champenoise. Un événement déjà intégré dans les prix, mais ce n'est pas une raison pour ne pas négocier !

Les Rémois s'apprêtent à sabler le champagne pour fêter son arrivée ! Le 10 juin, le TGV Est effectuera son premier trajet commercial et fera halte à Reims. Cette nouvelle liaison - huit allers-retours quotidiens annoncés - placera la cité champenoise à seulement 45 minutes de Paris, contre le double actuellement, et à trente minutes de l'aéroport de Roissy. Un événement auquel la ville se prépare activement, avec de nombreux projets de développement : un tramway qui, d'ici à 2010, traversera la ville du nord au sud, d'Orgeval à la gare TGV de Bezannes, et de multiples chantiers de rénovation en cours qui perturbent quelque peu la mobilité des habitants...

Situé à proximité de la gare centrale, le quartier de Clairmarais symbolise à lui seul cette effervescence rémoise : les friches industrielles et ferroviaires y cèdent peu à peu la place à des bureaux et à des programmes de construction de logements neufs. Certains exploitent le potentiel exceptionnel de ce secteur en dénichant des habitations plutôt délabrées, comme ce jeune couple qui a déboursé près de 250 000 euros pour une maison en mauvais état de 110 m2 avec jardin. Leur projet est de la revendre une fois rénovée pour acheter plus grand d'ici à cinq ans.

Des acquéreurs de plus en plus exigeants

Anticipant un regain d'intérêt pour leur ville, les vendeurs rémois ont intégré dès 2004 la prochaine arrivée du TGV dans leurs prix. Mais certains biens hantent désormais les vitrines des agences depuis plus d'un an, car les acquéreurs ne suivent plus. « Quand une affaire est affichée à son juste prix, elle part en moins d'un mois. Mais si la valeur du bien est surestimée, il ne faut pas hésiter à négocier ! » conseille un agent immobilier du centre-ville.

Les quartiers les plus cotés de la ville demeurent le centre-ville historique, le secteur des Moissons et le boulevard Lundy. Pour une petite maison mitoyenne d'une surface comprise entre 100 et 120 m2, avec une courette, mais sans garage, comptez 300 000 euros au bas mot. Une superficie plus importante, autour de 150 m2 habitables avec un bout de jardin et un garage, se monnaie quant à elle 500 000 euros. « A un tel niveau de prix, les acheteurs, moins nombreux, sont d'autant plus exigeants sur la qualité des prestations », remarque Gaëtan Staegle, agent Orpi à Reims.

Cependant, le marché se ralentit. « Il y a encore quatre ou cinq ans, le marché était assez actif, il y avait du mouvement. C'est moins le cas aujourd'hui : les propriétaires de ces maisons ne s'en séparent que rarement », constate-t-on chez NS Conseil Immobilier. Un phénomène qui incite de plus en plus les Rémois à s'installer dans la périphérie immédiate, facilement accessible en bus : à Saint-Brice-Courcelles, Cormontreuil ou encore Bétheny. Avec un avantage : les pavillons de ces communes disposent souvent de terrains plus vastes qu'à Reims. L'un d'entre eux, avec 150 m2 habitables et un terrain de 500 m2, est parti à 340 000 euros

Muriel Breiman

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