Magazine immobilier
LaVieImmo.com
Les archives du magazine La Vie Immobilière
La Vie immobilière N° 10Paru le samedi 1 septembre 2007 à 00h00

Petites surfaces à Grenoble (38)


La capitale du Dauphiné affiche des prix vertigineux. En centre-ville, les studios et les deux-pièces partent à prix d'or.

La bonne réputation de Grenoble est fondée. Le cadre de vie agréable et le dynamisme de la ville continuent de séduire cadres et étudiants. Sans surprise, les prix de l'immobilier ont donc atteint des sommets : la capitale du Dauphiné figure désormais parmi les villes les plus chères de province. Les prix moyens s'affichent autour de 2 800 euros le mètre carré, avec une fourchette qui demeure large selon les quartiers : dans l'ancien, elle s'étale entre 2 000 et 3 500 euros le mètre carré.

Ruée sur les studios dans l'ancien

« A de tels niveaux, il est devenu difficile pour les primo-accédants de trouver un bien à moins de 100 000 euros », constate Michel Gamby, directeur de l'agence Laforêt du cours Berriat. Pour ce prix, on déniche au maximum un F2 : un deux-pièces de 39 m2 en bon état, dans un immeuble ancien, mais au quatrième étage sans ascenseur, s'est vendu récemment 92 000 euros dans le quartier légèrement excentré de Chorier, rue du Drac.

Dans le centre-ville proprement dit, les petites surfaces partent à prix d'or. « Elles demeurent plus rares à la vente que les F2 ou F3 et font donc l'objet d'une véritable surenchère, surtout dans les beaux immeubles haussmanniens », explique Michel Gamby. Rue Humbert-II, au quatrième et dernier étage sans ascenseur d'un bel immeuble 1930, un 35 m2 a changé de mains pour 100 000 euros « tout rond », malgré les travaux de rafraîchissement à prévoir. Pour de nombreux parents, la proximité des classes préparatoires du lycée de centre-ville Champollion est à ce prix-là.

Le quartier étudiant proprement dit, à Saint-Martin-d'Hères, conserve des prix bien inférieurs (autour de 2 000 euros le mètre carré), exception faite des programmes neufs, commercialisés autour de 3 000 euros. Mais les étudiants rechignent le plus souvent à s'éloigner des bars branchés du centre-ville. Le tramway, qui dessert de mieux en mieux la cité universitaire, pourrait cependant changer la donne et encourager les jeunes à se loger sur place : après l'arrivée d'une deuxième ligne en 2006, une troisième desservira le campus dès octobre prochain.

Le pari Europole

Enfin, si on cherche à investir pour le rendement, on pourra se tourner vers Europole : ce quartier d'affaires, sorti de terre en une décennie, offre de bonnes opportunités. Palais des congrès, gare SNCF, arrêts de tramway, école de commerce, nouveau palais de justice, la zone occupe une position stratégique entre le centre-ville, le quartier Berriat - Saint-Bruno et le centre de recherche ; la hausse des prix pourrait s'y poursuivre quelque temps. Les appartements s'y vendent rapidement : un studio de 22 m2 (quasiment neuf) dans la résidence Les Estudines a récemment trouvé acquéreur pour 66 000 euros, et un autre de 25 m2 pour 76 300 euros. L'investissement reste très rentable. Un tel bien se loue environ 400 euros par mois, une rentabilité supérieure à celle du centre-ville, où les superficies de 35 à 40 m2 affichent un loyer similaire

Caroline Truc

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...