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La Vie immobilière N° 9Paru le dimanche 1 juillet 2007 à 00h00

Petites surfaces à Sanary (83)


Dans cette pittoresque station balnéaire du Var, il devient difficile de trouver le moindre studio à un prix raisonnable. Et plus on se rapproche de la mer, plus les tarifs s'envolent.

Son port avec les traditionnels bateaux « pointus », ses maisons colorées, ses rues piétonnes, ses placettes ombragées, ses plages mi-sable mi-galets... C'est tout le charme de Sanary-sur-Mer, station balnéaire du littoral varois, nichée entre mer et collines, à quelques encablures de Marseille et de Toulon. Un cadre très recherché pour y passer des vacances aussi bien que pour y vivre, ce qui n'est pas sans conséquence sur le marché de l'immobilier. Et, comme partout, la frénésie d'achat des dernières années a pesé fortement sur les prix, aujourd'hui très élevés. D'où un ralentissement de l'activité observé par l'ensemble des professionnels. « Le marché enregistre un tassement en résidences tant principales que secondaires, affirme Jean-Luc Coulbault, responsable d'une enseigne Solvimmo. Aujourd'hui, la profession constate qu'il y a davantage de biens à la vente que de candidats à l'acquisition. » Les acquéreurs ont donc le choix, prennent leur temps avant de se décider et négocient âprement les prix. « On peut dire que les prix baissent depuis quelques mois, lance ce même professionnel. Chez nous, comme dans toutes les agences, aucun bien n'est vendu au prix affiché. » Un avis que ne partage pas complètement Marie Métral, de l'agence du Centre : « Pour ma part, je considère qu'on assiste à un fléchissement de la hausse mais pas à une baisse ; les prix se maintiennent. »

Clientèle retraitée aisée

A Sanary, entre 2000 et 2006, les valeurs ont plus que doublé. Selon la Fnaim, le prix moyen au mètre carré des appartements est passé de 2 179 à 4 543 euros. Cette hausse s'explique en partie par la présence d'acheteurs extra-locaux, notamment marseillais, toulonnais et lyonnais, séduits par la proximité de la station et qui, la retraite venue, s'y installent définitivement. « Notre clientèle a vieilli. Aujourd'hui, elle est essentiellement constituée de personnes aisées, préretraitées ou retraitées », confirme Marie Métral. Résultat, avec 100 000 euros, difficile de trouver ne serait-ce qu'une petite surface. « Il faut compter entre 110 000 et 150 000 euros pour un studio, affirme Jean-Luc Coulbault, et pour une vue sur la mer, le prix grimpe allègrement. » Autant dire que, même avec 250 000 euros, vous ne pourrez guère acquérir qu'un deux-pièces de 45 à 50 m2 selon le quartier et sans vue sur la grande bleue. Car avec la mer, les valeurs s'envolent. Comptez 300 000 euros pour 45 m2. « Une pleine vue sur la Méditerranée ou l'accès à la plage à pied peut doubler le prix », confirme Marie Métral

Colette Sabarly

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