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La Vie immobilière N° 4Paru le jeudi 1 février 2007 à 00h00

Petites surfaces entre 40 et 50 m2 à Paris 7e


Dans cet arrrondissement prestigieux, les surfaces autour de 50 m2 sont très recherchées. Pour du bel haussmannien, les prix oscillent entre 9 500 et 12 000 euros le mètre carré.

C'est l'un des arrondissements les plus prisés des étrangers ou des riches provinciaux qui cherchent un pied-à-terre à Paris. Avec un prix moyen de 7 600 euros le mètre carré, c'est aussi l'un des plus chers. Pour un deux-pièces, il faut désormais disposer d'un budget de 320 000 euros au minimum. La demande pour les surfaces de 40 à 50 m2 est importante, ce qui contribue à tirer les prix vers le haut. Les artères situées en bordure du 6e arrondissement, comme les rues de Varenne, Vaneau ou Barbet-de-Jouy, restent parmi les plus onéreuses, de 10 000 à 12 000 euros le mètre carré.

Mais les autres secteurs ne sont pas en reste. En quelques années, les prix se sont resserrés. Le quartier du Gros-Caillou, autour des rues Saint-Dominique et de l'Université, autrefois un peu moins coté, a connu un regain d'intérêt de la part des acheteurs plus jeunes et des étrangers qui apprécient les rues animées et la proximité des commerces. Peu importe que les immeubles y soient de moins bonne facture. Ainsi, la cote des appartements situés à proximité de la rue Cler et du métro Ecole-Militaire est désormais aussi élevée que celle des immeubles du quartier du Champ-de-Mars : entre 9 000 et 10 000 euros le mètre carré. « Ce n'est plus tant le secteur qui fait le prix que l'environnement. Il suffit qu'il y ait un brin de verdure, une vue intéressante et l'addition monte rapidement », constate Paul Abib, directeur de l'agence Grenelle Immobilier. Dernièrement, rue de l'Université, un deux-pièces de 50 m2 en rez-de-chaussée, donnant sur un joli jardin, est parti à 500 000 euros.

Décote pour défauts

Seul endroit où la négociation est peut-être plus facile : le Village suisse, à proximité du 15e. « On est loin des commerces, ça refroidit certains acheteurs, explique Philippe Chryssostalis, directeur de l'agence Vaneau. Avec un peu de chance, on peut parfois espérer une décote de 5, voire de 10 %. » Avenue de La Motte-Piquet, dans un immeuble en pierre de taille, un 50 m2 en étage élevé avec balcon s'est négocié 457 500 euros, soit 9 150 euros le mètre carré.

On est loin cependant de la bonne affaire. Les acheteurs qui ont un budget serré devront obligatoirement faire des concessions s'ils veulent habiter dans le quartier. Il est encore possible de trouver un grand deux-pièces à moins de 8 000 euros le mètre carré, mais il aura forcément un gros défaut. « On trouve des appartements vraiment moins chers dans des immeubles en ciment peint situés dans des artères secondaires peu lumineuses ou en rez-de-chaussée », souligne Cedrik Van Hoogstraten, directeur de l'agence Master Gestion Immobilier. Il vient de vendre un 40 m2 rue Pierre-Leroux pour 275 000 euros. Une bonne affaire ? « Il était situé au premier étage dans une rue sombre, explique t-il. Et surtout, tout était à refaire »

Nicolas Reynaud

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